La solidarité de la fédération de la chimie CGT aux sans papiers de Rungis

Publié le par FSC

SOURCE : Le Parisien

 

Les campements de fortune sont toujours installés sur le sol brillant du rez-de-chaussée de la Semmaris. À Rungis, les sans-papiers occupent toujours le siège de l’entreprise qui gère le Marché d’intérêt national de Rungis. Depuis le 16 mars, ils sont 126 travailleurs non déclarés à se battre pour obtenir leur régularisation.

« Nous attendons pour tous des autorisations de travail, nous travaillons encore à la constitution des dossiers pour la régularisation, précise Philippe Jaloustre, de la CGT 94, soutien depuis le début du combat. La majorité des entreprises assume ses responsabilités et remplit les documents nécessaires. Mais nous avons un problème avec Derichebourg, qui refuse de rédiger les attestations d’employeur ! Mais les salariés ne subiront pas ces manquements aux obligations des employeurs, nous obtiendrons des papiers pour tous. » Derichebourg aurait délivré 13 documents administratifs nécessaires à la régularisation, sur les 47 salariés qu’elle emploie.

Ce dimanche, les sans-papiers ont pu compter sur la solidarité du syndicat qui s’occupe de leur dossier depuis le début. « Vous avez le soutien de toute notre fédération de la chimie, leur a lancé Manu Lépine, secrétaire fédéral CGT de la chimie. Nous avons lancé une collecte et je vous apporte 13 000 € pour vous permettre de continuer votre combat. Nous sommes admiratifs de vos parcours, de vos sacrifices pour venir ici et nourrir votre famille. »

Les sans-papiers, toujours en attente de l’étude de leur dossier par la préfecture, ont même reçu la visite de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, à l’occasion d’un barbecue avec des membres de la CGT de tout le Val-de-Marne. Ce lundi, une nouvelle réunion entre les syndicats et l’Etat se tiendra dans les locaux de la Semmaris.

Très déterminés, les sans-papiers attendent de pouvoir reprendre le travail. « On fait un peu de tout, surtout du chargement de camions avec des colis et la plonge dans les restaurants, racontent Salif et Sall, deux Sénégalais en France depuis 5 et 6 ans. On travaille beaucoup, sans aucun droit, mais on n’arrive à peine à vivre, on n’envoie même pas d’argent au pays. »

  leparisien.fr

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