LE « 17 NOVEMBRE » LA CGT DE TOURCOING SOUTIENT DANS L’ACTION LA COLERE POPULAIRE

Publié le par FSC

A l'occasion de l'anniversaire du mouvement des Gilets jaunes démarré le 17 novembre 2018 rappelons qu'un certain nombre d'organisations de la CGT n'ont pas eu la frilosité de la direction confédérale à l'égard du mouvement naissant comme ce fut le cas de l'Union locale de Tourcoing.

En phase notre site a publié à l'époque une série d'articles appelant à la convergence mouvement syndical / Gilets jaunes dès le début du mouvement  :

http://www.frontsyndical-classe.org/2018/11/adresse-d-un-militant-cgt-du-nord-a-ses-camarades-de-la-cgt.html

http://www.frontsyndical-classe.org/2018/11/agir-reellement-pour-la-convergence-des-luttes.html

http://www.frontsyndical-classe.org/2018/11/le-caractere-disparate-des-revendications-des-gilets-jaunes.html

http://www.frontsyndical-classe.org/2018/11/ces-combats-pour-plus-de-justice-sociale-et-sans-gilets-jaunes-dont-les-chaines-d-infos-ne-parlent-pas.html

etc etc ...

Disons par ailleurs la satisfaction présente de voir cet appel à la convergence repris par la direction confédérale de la CGT dans la préparation et l'appel à la grève reconductible du 5 décembre prochain.

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UNION LOCALE CGT DE TOURCOING ET ENVIRONS

COMMUNIQUE : LE « 17 NOVEMBRE » LA CGT DE TOURCOING SOUTIENT DANS L’ACTION LA COLERE POPULAIRE

La Commission Exécutive de notre Union Locale, élargie aux syndicats et aux élus et mandatés d’entreprise, le vendredi 9 novembre 2018, lors de ses débats, a conclu :

– Le « blocage », à partir de la revendication d’une baisse du prix des carburants, portée par de nombreux salariés à la suite d’appels individuels propagés sur les réseaux sociaux, est  juste et légitime, et s’inscrit objectivement dans le prolongement des luttes sociales revendicatives que notre CGT n’a cessé de mener contre l’offensive patronale et gouvernementale qui détruit nos conquêtes et appauvrit l’ensemble des travailleurs.

– Le fond de ce mouvement est celui d’une colère généralisée, qui devient une lutte, en rapport avec la cherté de la vie en général. C’est donc là l’affaire de tous les travailleurs, c’est donc là une question de classe.

– Classe contre classe : notre CGT lutte résolument pour la défense des intérêts de classe de l’ensemble du monde du travail, de la classe ouvrière et, à cet effet, ne saurait être étrangère et se mettre à l’écart d’initiatives défensives contre la hausse des prix et la vie chère, qui est l’une des formes usitées par les patrons pour baisser nos salaires. Il ne nous appartient pas de juger « d’en haut » les voies et moyens, telle ou telle forme particulière empruntés par la révolte légitime des travailleurs.

– Notre objectif est de participer à élargir le champ de cette revendication de base, d’aider à multiplier les moyens de la lutte, pour construire un grand mouvement contre Macron et sa politique, pour l’augmentation générale des salaires et des pensions, corollaire obligé à la cherté de la vie.

– Notre objectif est de mettre en avant, en parallèle, les revendications écologiquement sérieuses suivantes : transports en commun gratuit, taxation des capitalistes et non des salariés, investissement massif dans la transition écologique pour parvenir à des moyens de transport propres. La lutte des camarades cheminots contre la casse du service public ferroviaire montre à suffisance que le gouvernement ment quand il prétexte « l’écologie » pour justifier la hausse du prix du carburant.

– Ce mouvement de base, visant à bloquer les routes le 17 novembre, puis laissant apparaître d’autres moyens d’action, a été opportunément « soutenu » par l’extrême-droite. L’extrême-droite est, comme Macron, au service des capitalistes. Le fascisme a toujours cherché à récupérer les luttes des masses en limitant leurs revendications à la « baisse des taxes », mot d’ordre typiquement poujadiste, qui ne désigne pas précisément les responsables de la crise et de l’appauvrissement des masses. En rester à cette impasse est possible, si nous laissons le terrain libre aux fascistes.

– Le piège tendu par la propagande gouvernementale est : qui « soutient » le mouvement est « facho », dès lors les millions de salariés intéressés par ce mouvement seront amenés à considérer que qui ne « soutient pas » le mouvement est du côté de Macron et de la hausse des prix. Ce qui est un formidable cadeau que les fascistes vont utiliser pour se faire passer pour des « amis » des travailleurs, et qui va faciliter leur sale travail pour  limiter, récupérer, détourner et dévoyer les revendications et luttes populaires. Les fascistes vont pouvoir ensuite continuer sur d’autres sujets à diviser les travailleurs sur des bases raciales et d’origines. Or, être dans la lutte avec les masses en colère, c’est vraiment faire reculer Le Pen.

– Par conséquent, et pour construire un grand mouvement social dont la direction sera clairement orientée contre le Capital et son gouvernement, pour de nouvelles conquêtes ouvrières, un grand mouvement franchement antifasciste par les faits, notre Union Locale appelle ses syndiqués à PARTICIPER ACTIVEMENT aux actions menées le 17 novembre, en portant fièrement les couleurs de la CGT et ses revendications. (Nous informerons nos camarades des actions qui nous paraîtront les plus conséquentes)

– Cet appel a été voté à l’unanimité moins une voix contre. Nous étions 33 camarades réunis vendredi 9 novembre.

Tourcoing, le 11 novembre 2018

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Jean-François AUTIER 15/11/2018 16:14

jean sainty écrit : "Je ne peux m'imaginer entrain de manifester avec des employeurs, l'ombre des lepen et dupont -aignan."
Par contre, répondre à l'appel des membres du gouvernement LREM à ne pas aller dans la rue le 17, ne semble pas lui poser problème...
"Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au cours du commun combat"
Ceux qui n'ont pas de mémoire sont condamnés à revivre leur Histoire. Et les autres aussi, merci pour eux...

jean sainty 16/11/2018 10:35

Camarade JF Autier,
Je n'ai pas à recevoir de leçon, je trouve plus difficile d'affronter les patrons dans la boite qu'en promenant un gilet derrière le pare-brise d'un véhicule souvent de patron: par exemple :j'ai pu voir des camion de "LA COLAS "très grosse entreprise qui fait du pognon de dingue conduits par des pauvres bougre avec le gilet jaune excuse moi du peu mais ça m'inquiète pour l'avenir.
Sache aussi que je n'ai pas voté Macron par crainte des fachos, malgré mes 70 ans je n'ai pas manqué une manif contre la loi travail ou contre les reformes de retraites et j'ai eu le plaisir de faire condamne mon patron en correctionnelle,m^me si ça a duré 5 ans 5 ans de resistance

jean sainty 14/11/2018 23:27

Je ne peux m'imaginer entrain de manifester avec des employeurs, l'ombre des lepen et dupont -aignan.
poster un gilet sur son pare brise c’est pas trop risqué, c'est beaucoup plus dur de faire vivre un syndicat dans sa boite et de faire grève car ça coûte.