Réunion du 17 septembre 2009 de délégations d’entreprises en lutte ou menacées de licenciements

Publié le par FSC

Cette réunion a eu lieu, après la manifestation des salariés de la filière automobile devant la Bourse de Paris, à l’initiative du comité de grève de Freescale (Toulouse) Elle avait pour but de mettre au courant le maximum de monde des derniers développements de la situation à Freescale  et à Molex.

Elle a été donc très improvisée et décidée au dernier moment (le matin même avant la manif). Beaucoup n’ont reçu l’invitation à y assister que pendant la manifestation et probablement et malheureusement certains ne l’ont même pas eu.

Sont passés des militants ou des délégations d’une vingtaine d’entreprises au moins dont Freescale (Toulouse), Molex (Villemur), New-Fabris (Châtellerault), Philips (Dreux), Renault (Guyancourt), Collectif de Résistance Ouvrière (regroupant plusieurs boîtes de Meuse/Haute-Marne), Insee (Nancy), General Motors (Strasbourg), Michelin (Cholet), PSA (Saint-Ouen), PSA (Mulhouse), Ford (Blanquefort)…

Mille excuses pour ceux qui ne sont pas cités nommément. Mais tout le monde n’a pas eu le temps de se signaler : en effet les contraintes de transport ont obligé certains à partir très vite ; d’autres n’ont pu que se croiser. Enfin beaucoup n’ont même pas pu venir, ayant un car ou un train à prendre immédiatement après la manif.

Cette réunion a tout de même permis des échanges intéressants sur 3 points :

 

1 – Informations sur la situation dans quelques entreprises :

- Freescale (Toulouse) : en grève depuis le 7 septembre contre des licenciements (en 2 paquets : 250 + 800). Les 4 cinquièmes des ouvriers de fabrication sont en grève.

- Molex (Villemur) : vote hier en faveur du protocole de reprise et du PSE suite au chantage du gouvernement et de la direction de Molex. 1/3 des salariés (70) ont voté contre.

- Philips (Dreux) : Suite à une grève contre un PSE en 2008 (279 licenciements), 150 salariés ont obtenu aux Prud’hommes le paiement de 7 semaines de grève. Mais Philips a gagné en appel en juin 2009 et réclame le remboursement des salaires versés pendant la grève.

- General Motors (Strasbourg) : Usine en vente. 198 « départs volontaires »

 

2 – Discussion sur la coordination des luttes et les problèmes pour mettre sur pied un collectif des boîtes en lutte ou menacées de licenciements :

La manifestation à la Bourse de Paris a été un succès, marquée notamment par les prises de parole de représentants de Continental et de Goodyear à la fin. Mais comment faire pour que les luttes et les salariés ne restent pas isolés entre les manifestations nationales ?

Depuis l’appel des New-Fabris à Châtellerault fin juillet à constituer un collectif contre les patrons voyous et licencieurs, cette idée continue à faire son chemin. Elle a été rediscutée à Blanquefort le 5 septembre. Mais il est bien évident qu’il faut élargir encore notre réseau.

Le collectif à mettre sur pied doit en effet répondre à plusieurs nécessités :

- s’informer systématiquement entre les entreprises en lutte ou menacées (mails, réunions…)

- se soutenir mutuellement (manifestations locales, soutien financier ou moral…)

- coordonner et fédérer les luttes, impulser des actions communes…

Le collectif doit être ouvert à toutes les équipes militantes ou syndicales qui partagent ces objectifs,  quelle que soit leur appartenance syndicale ou qu’elles soient formées de syndiqués ou de non-syndiqués.

Le but de ce collectif n’est évidemment pas de s’opposer systématiquement aux structures syndicales, ni locales ni nationales, pas plus de faire leur procès, malgré de nombreuses critiques sur l’action et parfois surtout l’inaction des confédérations. Il est d’agir en positif pour aider à la réalisation du « tous ensemble » appelé par les vœux de tous et à l’issue victorieuse des luttes.

Tous les camarades présents étaient d’accord sur la nécessité de se retrouver dans les semaines qui viennent, ni trop tôt pour se laisser le temps d’organiser au mieux une telle réunion, ni trop tard. Il nous faut donc dans les jours qui viennent recueillir les avis de tous les intéressés, présents ou non ce 17 septembre.

Devons-nous nous saisir de l’une des journées d’action inscrites au calendrier chargé que nous donnons ci-dessous ? Le plus pratique est-il au contraire d’organiser indépendamment une réunion un samedi du mois d’octobre dans un lieu central (Paris comme le suggèrent beaucoup) ? De toute façon lieu et date sont à définir rapidement.

 

3 – Calendrier :

-         26 septembre à Compiègne en soutien aux salariés de Continental condamnés

-         7 octobre : journée mondiale pour le travail décent à l’appel de la CSI (Confédération Syndicale Internationale) et de 6 organisations syndicales nationales dont CGT, FSU, Solidaires, UNSA

-         22 octobre : appel CGT  pour la défense de l’industrie.

 

Didier Soulet. Freescale (Toulouse)

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