Guerre au Liban : plus de 800 000 déplacés sont rentrés dans leurs régions d’origine, selon l’ONU

Publié le par FSC

L'Humanité du 05 août 2026

Selon l’OCHA, les dégâts causés aux infrastructures affectent gravement l’accès à l’eau de plus de 700 000 personnes dans le Sud, d’où sont originaires la plupart des déplacés.
© Silvia Casadei/Middle East Images/ABACAPRESS.COM

 

Selon les données de l’OCHA, l’agence humanitaire des Nations Unies, 821 077 déplacés ont commencé à regagner leurs régions d’origine. Malgré la signature d’un accord-cadre en juin et des négociations en cours à Rome, les Libanais continuent de subir les bombardements et les destructions de village par l’armée israélienne.


Plus de 800 000 personnes déplacées au Liban par la guerre rentrent dans leurs régions d’origine, a indiqué l’ONU. Un bilan rendu public dans la nuit de mardi 5 à mercredi 6 août, après le début à Rome d’une 7e session de pourparlers entre le Liban et Israël, parrainée par les États-Unis, qui doit se poursuivre jusqu’à jeudi.
Selon l’OCHA, l’agence humanitaire de l’ONU, « 821 077 personnes avaient commencé à regagner leurs zones d’origine au 30 juillet » au Liban, 360 000 autres restant déplacées, dont environ 26 000 dans des centres d’hébergement publics.


Depuis mars, Israël a repris ses bombardements au Liban au motif de lutter contre le Hezbollah. 4 300 Libanais ont été tués, selon le dernier bilan des autorités et plus d’un million de personnes ont été déplacées au pic des hostilités. En plus d’intensifier ses campagnes de bombardement, l’armée israélienne a également étendu sa présence au sud du pays et procédé à la destruction de nombreux villages.

L’accès à l’eau menacé pour plus de 700 000 personnes


Malgré la signature du protocole d’accord de paix au Moyen-Orient entre Washington et Téhéran en juin, qui inclut le front libanais, puis la signature d’un accord-cadre entre Beyrouth et Tel-Aviv, le Liban continue de subir le feu israélien. Alors que des troupes israéliennes occupent toujours une partie de son territoire, les Libanais continuent de subir les bombardements et la démolition de nombreuses localités dans le Sud.


Selon l’OCHA, les dégâts causés aux infrastructures affectent gravement l’accès à l’eau de plus de 700 000 personnes dans le Sud, d’où sont originaires la plupart des déplacés. L’accord-cadre conclu à Washington prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes et le déploiement de l’armée libanaise dans la région, à commencer par des « zones pilotes ».


Le mouvement chiite a rejeté cet accord et refuse de déposer les armes. Son dirigeant Naïm Kassem a encore fustigé mardi les négociations directes menées entre les deux pays, jugeant qu’elles n’apporteraient « que honte, humiliation et concessions successives » au Liban.

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