La CGT Roissy : Après le succès de la mobilisation du 9 octobre 2012

Publié le par FSC

cgt-roissyLa journée de mobilisation du 9 octobre contre l’austérité, à l’appel de la CGT, a donné lieu à des grèves et des manifestations dans les principales villes du pays. 90 000 travailleurs ont manifesté en France. Il en était de même dans plusieurs autres pays en Europe, notamment en Grèce, en Espagne, au Portugal.

 

A Paris, le Salon de l’Auto a été le point de ralliement pour plusieurs milliers de travailleurs de l’industrie en lutte venus de plusieurs autres régions, surtout du Nord et de l’Est, en plus des PSA, des Renault, des sous-traitants de la région parisienne. Nos camarades d’Arcelor Mittal et de Fralib avaient par exemple fait le déplacement. Sous les couleurs de la CGT, ils étaient tous déterminés à s’opposer par la lutte à la casse industrielle et aux plans de licenciements.

 

La colère des ouvriers CGT au Salon de l’Auto

Mais les autorités ont refusé de laisser les travailleurs manifester dans le Salon, où se trouvent exposés les véhicules qu’eux-mêmes produisent ! Les prises de parole ont été interrompues à de nombreuses reprises par les gaz lacrymogène. Mais les ouvriers CGT ne se sont pas laissés intimidés et s’ils ne sont pas parvenus à entrer dans le Salon, les forces de l’ordre n’ont pu leur faire face que retranchés derrière les solides grilles du site. Les quelques malheureux qui ont osé s’exposer aux salariés en ont été pour leurs frais !

 

Portés par les mots d’ordre : « Aucun plan de licenciement ! », « Hollande égal Sarkozy ! », « Envoyez les CRS au MEDEF, ce sont eux les casseurs ! », tous ont ensuite pris la direction de la manifestation interprofessionnelle de l’après-midi.

 

25 000 manifestants à Paris

De la place d’Italie à Montparnasse, des bases CGT d’autres secteurs se sont jointes aux travailleurs de l’industrie : les travailleurs de Roissy et d’Orly bien sûr !, mais aussi des banques, de la fonction publique, les sans-papiers organisés à la CGT, etc.

 

Les plans de licenciements se multiplient, les salaires sont gelés, les conditions de travail se dégradent. Comme l’a prouvé cette « journée d’action », la colère et la combativité des salariés est réelle. Il est possible d’ouvrir une perspective de lutte commune pour fédérer les fronts déjà ouverts.

 

A Roissy, par exemple, l’Union Locale CGT organisera dès les prochaines semaines, comme au printemps dernier, une série d’actions militantes pour fédérer les salariés en lutte à Roissy, ce qui nous permettra de faire connaître nos revendications dans le but de parvenir à construire une grande lutte de l’aérien capable de mettre un terme à la régression sociale.

 

Après le 9 octobre, mettons la CGT en ordre de bataille et ouvrons une perspective de lutte interprofessionnelle coordonnée !

 

Mercredi 10 octobre 2012

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