Victoire chez Renault

Publié le par FSC

Chacun a pu remarquer par la presse écrite, radio, télé que les salariés du groupe Renault avaient engagé des luttes puissantes pour obtenir une augmentation de leur pouvoir d’achat face à la provocation de Pelata d’accorder aux cadres des primes allant de 20.000€ à 30.000€.

Des grèves importantes ont eu lieu paralysant la production durant plusieurs jours comme à Douai et Cléon pour exiger une prime de 500€. Une goutte d’eau dans cet océan de profit.

Ces luttes offensives, rassembleuses dans l’unité des travailleurs et des syndicats ont obligé la direction a céder, les travailleurs de Renault toucheront les 500€ sur la paie d’Avril. Cela donne du moral pour mieux s’attaquer aux réelles augmentations de salaires et des 300€ mensuel net à décrocher.

Mais ce qui est intéressant dans cette lutte, c’est que les salariés de Renault Douai ont exigé en plus des 500€, l’obtention d’une prime de 400€ pour lancement du nouveau véhicule fabriqué dans l’usine. La direction craignant le durcissement du mouvement accorda cette prime spécifique à Douai.

Cela ne s’arrête pas à ce stade car les salariés de Cléon, Sandouville et de la filiale de STA Ruitz en déplacement ont interpellé les militants CGT de Renault Douai afin qu’ils puissent obtenir cette prime car acteurs des richesses crées par ce nouveau véhicule.

Une démarche commune des syndicats CGT de Douai, Cléon, Sandouville et la STA fût réalisée pour exiger de la direction le versement de cette prime aux salariés étant en mobilité géographique.

La direction a vite compris cette solidarité de lutte des travailleurs avec les syndicats CGT des usines Renault, elle lâche les cordons de la bourse en accordant le versement de cette prime pour tous ceux en déplacement sur Douai.

C’est une victoire intéressante qui montre que l’unité en bas avec les travailleurs sur leurs revendications crée l’unité des syndicats avec des avancées sociales qui sont loin d’être négligeable.

C’est toute la différence avec l’unité des confédérations syndicales s’écartant volontairement des réelles besoins de la classe ouvrière en adoptant une démarche de collaboration de classe, comme nous pouvons le vérifier sur les retraites par des réformes et contre réformes s’alignant sur les directives de Bruxelles pour casser notre protection sociale.

Alors tous ensemble, comme chez Renault créons l’unité en bas avec les travailleurs et les syndicats pour exiger le maintien de la retraite à 60 ans, nos 40 ans de cotisations en revenant aux 37,5 ans sans toucher aux régimes spéciaux.

Publié dans Luttes - actualités

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

monica 08/04/2010 22:52


BRAVO ! l'unité de la base, la fraternité et la solidarité doivent continuer et d'étendre sur le territoire ; c'est notre seule chance !