Grève chez Latécoère

Publié le par FSC

Toujours la recherche du profit et toujours les travailleurs comme variable d'ajustement comme on dit.

jusqu'à quand?

 

Communiqué du syndicat CGT

Les salariés de Latécoère sont en grève.

Après avoir débrayé ce matin à 10:00 ;
après avoir débrayé cet après-midi à 13:30 en même temps que l’avant-dernière réunion de négociation avec la direction, la dernière devant se tenir vendredi matin ;
après avoir pris connaissance des propositions fantomatiques de la direction ;
après avoir jugé que ces propositions étaient parfaitement inacceptables ;
une centaine de salariés ont décidé de débuter une grève dès la fin de la réunion et de la poursuivre demain jeudi et très certainement après-demain vendredi.

Après 3 mois de négociations et à 2 jours de leur terme, le syndicat CGT Latécoère constate définitivement :
1. Que le groupe n’aurait pas d’avenir si la restructuration voulue par la direction aboutissait.

Si, comme la direction le souhaite, le bureau d’études était amputé de 40% de ses effectifs, qui concevrait les programmes futurs ?
Si, comme la direction le souhaite, l’usine historique de Toulouse était démantelée, qui industrialiserait les programmes futurs ? Cette usine est le vaisseau amiral du groupe, celle qui regroupe tous les métiers et tous les savoir-faire, la seule ayant l’expérience précieuse et décisive de l’industrialisation d’un nouveau programme puisque toutes les productions de nos usines dites « low-cost » ont toujours été définies, lancées et rôdées à Toulouse ?
Toutes ces questions, sans cesse posées pendant 3 mois, sont aujourd’hui encore sans réponse.

2. Que les mesures de reclassement et notamment le montant des indemnités de licenciement proposées par la direction sont sans rapport :

· avec les dégâts financiers, humains, psychologiques, sanitaires, familiaux, conjugaux, … causés aux plus de 200 familles qui seraient touchées ;

· avec l’excellente situation économique du groupe ; avec les 100 millions € qu’il a en caisse ; avec les dizaines de millions € de gain que la direction escompte tirer de cette restructuration ; avec les immenses moyens financiers de nos actionnaires Apollo et Monarch qui gèrent des dizaines de milliards € d’actifs ;

· avec nos revendications.

Le syndicat CGT Latécoère rencontrera ce vendredi à 14:30 Monsieur le Préfet ; un rassemblement sera organisé devant la préfecture à 14:00.
Le syndicat CGT Latécoère rencontrera ce vendredi à 16:00 Madame Lemorton, Député.
Le syndicat CGT Latécoère rencontrera le mardi 4 octobre des représentants de Madame Delga, Présidente du Conseil régional.

Pour le syndicat CGT Latécoère,
Florent Coste, délégué syndical

 

 

 

 

Source : Le Figaro

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Une centaine de salariés, selon la CGT, faisait grève jeudi au siège social toulousain de l'équipementier aéronautique Latécoère, à la veille de la clôture des négociations sur le plan de restructurations contesté qui prévoit 160 suppressions d'emplois. L'arrêt de travail ne concerne que "40 employés" sur 846 au siège toulousain, selon la direction. La grève a été décidée à l'issue de l'avant-dernière réunion sur le plan, qui a eu lieu jeudi à Toulouse, et "après avoir pris connaissance des propositions fantomatiques et parfaitement inacceptables" du patronat, a indiqué Florent Coste, délégué CGT, syndicat majoritaire.

M. Coste dénonce en particulier les mesures de "reclassement" proposées par la direction. "Cela ne marche pas, on l'a vu chez Molex", a-t-il dit à l'AFP en référence à l'entreprise de connectique automobile où près de 200 licenciements ont été récemment invalidés par la justice d'appel après une lutte devenue emblématique des "licenciements boursiers". Selon Latécoère, le plan de sauvegarde, qui a évolué au fil des négociations, prévoit actuellement 160 suppressions de postes et 77 reclassements, dont 55 mutations sur d'autres sites du groupe, en particulier à Gimont (Gers).

Le groupe compte environ 5.000 employés dans le monde, dont près de la moitié en France. Selon la CGT, la grève "devrait se poursuivre jusqu'à vendredi après-midi", jour de clôture de trois mois de négociations sur les restructurations. La CGT dénonce des "indemnités de licenciement proposées sans rapport avec les dégâts humains" et en contradiction "avec l'excellente situation économique du groupe" et "les immenses moyens financiers des actionnaires Apollo et Monarch qui gèrent des dizaines de milliards d'euros d'actifs". Les deux autres syndicats du groupe, FO et CFE-CGC, ne se sont pas joints à la grève.

 
 

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