SFR Drahi : le stade supprême du capitalisme

Publié le par FSC

SFR Drahi : le stade supprême du capitalisme

Intéressante émission sur la 5 le mardi 25 octobre : Guerre dans les télécoms, les 4 couleurs du capitalisme.

L'émission :

En France, en 2016, quatre groupes ont la main sur Internet et la téléphonie, mobile et fixe. L'histoire des télécoms est racontée ici à travers ses personnages principaux, qui incarnent chacun une forme spécifique du capitalisme : Martin Bouygues, 64 ans, l'«héritier», patron d'un grand groupe industriel, champion national du BTP et de la communication, Stéphane Richard, 55 ans, le «pantoufleur», passé deux fois de la haute fonction publique au business, désormais à la tête d'Orange, le «self-made-man», Xavier Niel, 48 ans, patron de Free, petit génie de l'innovation et de la guerre commerciale et enfin Patrick Drahi, 53 ans, le «financier», à la tête de Numéricable-SFR.

Retenons entre autre dans cette bataille de requins pour le partage du gâteau comment très loin de ce que les économistes aux service de la finance serinent à longueur d'antenne les "grands capitaines d'industrie" comme Patrick Drahi n'engagent absolument pas leurs propres ressources financières dans l'activité économique.

Dans cette ère de domination du capitalisme financier ils se contentent d'emprunter d'énormes sommes (plusieurs milliards) pour racheter les entreprises qu'ils convoitent.

Dans le cas de Drahi SFR par exemple.

Pour ensuite faire porter sur ladite entreprise le remboursement des dettes et pour cela en procédant à des coupes drastiques dans les effectifs afin d'arroser en même temps royalement les actionnaires!

Les travailleurs étant donc traités comme une vulgaire marchandise et l'emploi totalement sacrifié.

Chez SFR la saignée c'est 5000 suppressions d'emplois sur les 15.000 existant.

Bien sûr tout cela est parfaitement légal.

C'est donc bien en changeant les lois, en en terminant avec cette domination et cette exploitation que nous pourrons sauver durablement les emplois et vivre dans une société de justice.

Car ce sont les pouvoirs politiques de droite et de "gôche" qui ont donné les manettes de l'économie et de la société aux grands prédateurs dans le cadre d'un mouvement mondial de privatisation.

Et ce genre de prédateur ne s'arrête pas à un seul secteur de l'économie. Ils ont besoins en même temps de contrôler les outils qui façonnent l'opinion. C'est la raison pour laquelle ces derniers temps en particuliers ils ont massivement investis les médias.

Voir à ce propos notre article : Main mise sur les médias ... :

http://www.frontsyndical-classe.org/2015/09/main-mise-sur-les-medias-qui-paie-l-orchestre-decide-de-la-musique.html

Tout en se défendant au cas par cas dans chaque situation il est en effet bien temps que le peuple renvoie ces exploiteurs à leurs chères études et prenne la direction des affaires dans l'économie comme dans l'ensemble de la société pour que prévalent enfin l'intérêt général et les biens communs!

 

LBO

La mécanique dite LBO

Le LBO, de l’anglais «Leverage Buy-Out », est un terme générique désignant un montage juridico-financier de rachat d’entreprise par effet de levier (« leverage »), c’est-à-dire par recours à un fort endettement bancaire.

Le but de l’opération est de permettre aux repreneurs de racheter une société en dépensant un minimum d’argent. Concrètement, le montage se décompose en trois étapes :

  • Tout d’abord, les repreneurs vont créer une société (dite « holding »), en faisant en sorte d’être majoritaires dans le capital (le reste du capital pouvant être apporté par une banque par exemple).

 

  • capital-investissement Ensuite, cette holding va se charger d’acquérir la société convoitée (dite « société cible »), en acquérant la majorité de son capital. Elle paye en utilisant le moins possible de ses fonds propres et donc en utilisant surtout l’argent d’un emprunt contracté auprès d’une banque. Cet emprunt est qualifié de « dette senior ». Dans les grosses opérations, le repreneur est en général un fonds de
  • . Dans ce cas, la société holding ne s’endette pas seulement auprès d’une banque, mais également en émettant des obligations qui sont souscrites par le fonds de capital-investissement. Cette source de financement est qualifiée de « dette junior ». En effet, son remboursement se fera après le remboursement de la dette senior et seulement si celui-ci se passe bien.
  • Les charges financières des dettes contractées par la holding seront payées grâce aux remontées de dividendes provenant de la cible. Les repreneurs vont pouvoir acquérir la cible grâce aux ressources même de celle-ci.

Au bout de quelques années, la société cible est revendue ou introduite en bourse, ce qui génère souvent de confortables plus-values pour ses actionnaires.

 

 

 

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