AirBus : NON aux suppressions d'emplois!

Publié le par FSC

 

Communiqué : AIRBUS

Un plan de suppression d’emplois sur mesure pour les profits des actionnaires!

 

L’UD CGT des Hauts de Seine dénonce le plan de suppressions d’emplois annoncé par la direction d’Airbus le 30 novembre 2016 dans le cadre de la fusion entre Airbus et Airbus group. 1164 emplois seront en effet supprimés en Europe dont 640 en France.  Le site historique de Suresnes spécialisé dans la recherche et développement devrait purement et simplement fermer d’ici 2018 !

Avec à la clé 308 emplois détruits et 150 autres transférés à Toulouse! La direction envisage même de recourir à des licenciements secs si les « objectifs ne sont pas remplis » à l’issue du plan de départ volontaires !

Absolument rien ne justifie ce plan de suppression d’emplois si ce n’est que de gaver toujours plus les actionnaires ! Rien ne justifie non plus le déménagement des services centraux à Toulouse, alors que de nombreux groupes industriels de pointe sont en région parisienne (Safran, Thalès…).

Il s’agit pour Airbus de générer 315 millions d’économies sur le dos des salariés alors que la situation financière de l’entreprise n’est on ne plus excellente et que le groupe est compétitif !

  • Le carnet de commandes est rempli pour environ 15 ans soit 1005 milliards d’euros
  • La trésorerie s’élève à 10 milliards d’euros après avoir distribué plusieurs milliards aux actionnaires
  • Le résultat net en 2015 est de 2,7 milliards

Pour le délégué CGT Airbus à Suresnes « si nous n’étions pas compétitifs, nous n’aurions pas autant de commandes ! »

D’ailleurs le groupe n’a pas voulu dévoiler les sommes qu’il reçoit au titre du CICE (Crédit d’Impôt compétitivité emploi) censé servir à préserver l’emploi industriel !

Sans compter la manne du CIR (Crédit Impôt Recherche) dont Airbus est l’un des plus gros bénéficiaire et qui doit favoriser les dépenses de recherche et développement et l’emploi de chercheurs. Les régions ne sont pas en reste car elles mettent à disposition de l’entreprise des locaux dans le cadre des pôles de compétitivité.

Tom Enders le PDG d’Airbus a dans le même temps perçu la modique somme de 33 millions d’euros en 2015 et dispose de 17 millions de retraite chapeau ! Et c’est le même qui a pour objectif de « réduire la bureaucratie » et « accélérer le processus de décision » en taillant dans les services administratifs (paie, compta, approvisionnement…) ! Aux salariés de se serrer la ceinture et même de perdre leur emploi !

Les dirigeants d’Airbus au contraire sacrifient l’avenir de l’entreprise, cassent les savoirs-faires dans le but d’accroitre les profits des actionnaires et compromettent la stratégie de développement à long terme. Ils invoquent hypocritement la concurrence de Boeing et de futurs constructeurs chinois pour saigner l’emploi.

Au contraire, Airbus avec tous les soutiens financiers de l’Etat français dont il bénéficie devrait investir dans des programmes innovants qui lui permettront de rester la référence en matière d’aéronautique mondiale.

C’est bien le coût du capital qui plombe Airbus et non les emplois et les salaires !

C’est pour toutes ces raisons que l’UD CGT 92 refuse ce plan de suppressions d’emplois, exige des investissements de pointe dans des projets d’avenir et des emplois. L’Etat actionnaire encore à 11% d’Airbus doit jouer son rôle et empêcher ce plan néfaste.

Enfin pour l’UD CGT 92, Airbus doit passer en totalité sous contrôle public. Car seul le statut d’entreprise publique est à même de garantir l’avenir industriel du pays et l’emploi dans les secteurs de haute technologie.

Nanterre le 1er décembre 2016

 

 

 

 

 

Nanterre le 01 Décembre 2016

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