Fonction publique : quand le groupe socialiste à l'Assemblée qualifiait le statut de totalitaire!

Publié le par FSC

Source : le blog de René Bidouze

http://renebidouze.over-blog.fr/2016/12/propos-d-anniversaire.html?utm_source=flux&utm_medium=flux-rss&utm_campaign=politics

Parmi les défauts qui m’accablent, il en est qui contribuent  plus que d’autres à un certain « isolement » : d’abord celui d’être encore là, alors que beaucoup de mes contemporains ont disparu. Ensuite celui d’être doté d’une mémoire qui me permet d’évoquer avec précision des actes et des propos datant parfois de plusieurs décennies et que leurs protagonistes préfèrent enterrer avec le concours de ceux qui pensent que l’Histoire a commencé avec eux ou qu’on peut l’instrumentaliser impunément. Celui d’être enclin, sans pour autant jouer les censeurs ou les gardiens du temple à relever quelques erreurs ou approximations manifestes, sans jamais  céder une parcelle d’indépendance de pensée, parfois empreinte de considération, mais tant de fois sur la réserve à l’égard de personnages à l’ego surdimensionné  disposant des moyens de la communication.

     J’ai plusieurs fois ouvert la rubrique « Qui a dit » présentant diverses formules  relatives à la Fonction publique dont certains intervenants s’attribuaient la paternité. J’ai noté des phénomènes tels que la relation tendancieuse ou inexacte de certains éléments de l’histoire du syndicalisme des fonctionnaires.

Ou encore  l’attribution de l’initiative du statut général des fonctionnaires au général de Gaulle (comme d’autres l’ont fait pour les mêmes raisons avec  la Sécurité sociale et les grandes décisions de l’époque de la Libération) en « oubliant », entre autres éléments, qu’il avait démissionné en janvier 1946 pour sa « traversée du désert », et en ignorant de surcroît que le groupe socialiste de l’Assemblée Constituante qualifiait ce statut de « totalitaire ».

Le transfert opéré plus tard sur le  ministre de la fonction publique de la période 1981-1984 qualifié « père » du statut en passant ainsi du culte de l’homme providentiel au léchage de bottes. La célébration de l’anniversaire statutaire 1983-2013 faisant le silence sur certaines  réformes gênantes et sur les défauts majeurs de la « politique salariale »  des gouvernements successifs des deux dernières décennies du XXe siècle menées sous le label de la « politique contractuelle »…

    Mon œuvre personnelle est tout entière, sans la moindre réserve,  qu’il s’agisse de mon parcours, des fonctions exercées ou de mes écrits, une contribution à la connaissance de l’histoire de la fonction publique et du syndicalisme des fonctionnaires, à laquelle d’autres personnes dont je ne cesse de préconiser qu’on établisse une bibliographie aussi exhaustive que  possible ont  également  participé de diverses façons. Jusqu’à preuve du contraire, la connaissance de  cette documentation est indispensable  à la sauvegarde et à la pérennité de la conception française de la fonction publique et à l’efficacité  des services publics, aujourd’hui plus gravement menacés que jamais bien au-delà de la question de la réduction massive des effectifs de fonctionnaires envisagée par des politiciens réactionnaires.

     J’estime que la situation politique dans laquelle notre pays est plongé  a validé, sur le créneau où elle s’est située,  ma démarche de ces dernières années.  

 défauts qui m’accablent, il en est qui contribuent  plus que d’autres à un certain « isolement » : d’abord celui d’être encore là, alors que beaucoup de mes contemporains ont disparu. Ensuite celui d’être doté d’une mémoire qui me permet d’évoquer avec précision des actes et des propos datant parfois de plusieurs décennies et que leurs protagonistes préfèrent enterrer avec le concours de ceux qui pensent que l’Histoire a commencé avec eux ou qu’on peut l’instrumentaliser impunément. Celui d’être enclin, sans pour autant jouer les censeurs ou les gardiens du temple à relever quelques erreurs ou approximations manifestes, sans jamais  céder une parcelle d’indépendance de pensée, parfois empreinte de considération, mais tant de fois sur la réserve à l’égard de personnages à l’ego surdimensionné  disposant des moyens de la communication.

     J’ai plusieurs fois ouvert la rubrique « Qui a dit » présentant diverses formules  relatives à la Fonction publique dont certains intervenants s’attribuaient la paternité. J’ai noté des phénomènes tels que la relation tendancieuse ou inexacte de certains éléments de l’histoire du syndicalisme des fonctionnaires. Ou encore  l’attribution de l’initiative du statut général des fonctionnaires au général de Gaulle (comme d’autres l’ont fait pour les mêmes raisons avec  la Sécurité sociale et les grandes décisions de l’époque de la Libération) en « oubliant », entre autres éléments, qu’il avait démissionné en janvier 1946 pour sa « traversée du désert », et en ignorant de surcroît que le groupe socialiste de l’Assemblée Constituante qualifiait ce statut de « totalitaire ». Le transfert opéré plus tard sur le  ministre de la fonction publique de la période 1981-1984 qualifié « père » du statut en passant ainsi du culte de l’homme providentiel au léchage de bottes. La célébration de l’anniversaire statutaire 1983-2013 faisant le silence sur certaines  réformes gênantes et sur les défauts majeurs de la « politique salariale »  des gouvernements successifs des deux dernières décennies du XXe siècle menées sous le label de la « politique contractuelle »…

    Mon œuvre personnelle est tout entière, sans la moindre réserve,  qu’il s’agisse de mon parcours, des fonctions exercées ou de mes écrits, une contribution à la connaissance de l’histoire de la fonction publique et du syndicalisme des fonctionnaires, à laquelle d’autres personnes dont je ne cesse de préconiser qu’on établisse une bibliographie aussi exhaustive que  possible ont  également  participé de diverses façons. Jusqu’à preuve du contraire, la connaissance de  cette documentation est indispensable  à la sauvegarde et à la pérennité de la conception française de la fonction publique et à l’efficacité  des services publics, aujourd’hui plus gravement menacés que jamais bien au-delà de la question de la réduction massive des effectifs de fonctionnaires envisagée par des politiciens réactionnaires.

     J’estime que la situation politique dans laquelle notre pays est plongé  a validé, sur le créneau où elle s’est située,  ma démarche de ces dernières années.  

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RAPPEL :

René BIDOUZE a été

-Dirigeant national du mouvement syndical des fonctionnaires (1958-1978)

  Secrétaire du Syndicat national des Contributions indirectes 1958-1963

  Secrétaire général de la Fédération des finances CGT 1963-1970

  Secrétaire général de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF) et

  Membre du conseil supérieur de la fonction publique 1970-1978

  Membre de la commission exécutive de la CGT 1969-1975.

  Membre du conseil d’administration de l’Institut CGT d’histoire sociale.

-Directeur du cabinet du ministre de la fonction publique et des réformes administratives  (juin 1981-novembre 1983).

-Conseiller d’Etat en service extraordinaire (novembre 1983-novembre 1987).

 

 

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