La seule façon de créer des richesses, c’est l’industrie !

Publié le par FSC

SOURCE : Le site confédéral de la CGT

La CGT, lors des Assises de l'Industrie à Paris ce 22 février, a rappelé qu'elle convoitait toujours de doubler en dix ans la capacité de production en France.

Plus de 1 000 inscrits ce 22 février aux Assises de l'industrie à Paris, des prises de parole intelligentes et imaginatives de nos camarades, pour proposer des relances de l'industrie en France, et une conférence de presse qui a réuni Philippe Martinez, secrétaire générale de la CGT, Marie-Claire Cailletaud et Nadia Salhi, du collectif Industrie de la CGT, et Nasser Mansouri-Guilani, économiste à la CGT. Il y avait urgence pour la CGT à organiser ces Assises, tant le constat est alarmant : « Depuis 2012, 900 usines ont fermé, et nous importons maintenant 60 % de nos produits industriels. Dans la même période, les dividendes versés aux actionnaires sont passées de 5 à 25 % », énonce Marie-Claire Cailletaud. La finance, c'est un fait, étrangle le développement de l'industrie en France. Le CICE, qui a coûté 34 milliards et aurait créé 100 000 emplois, est une ruine : un emploi créé coute ainsi 340 000 euros. Le crédit impôt recherche (CIR) pour sa part a surtout permis aux entreprises de faire de l'optimisation fiscale. Bref, les solutions prônées par le gouvernement pour relancer l'emploi et l'industrie sont au mieux des leurres, au pire des outils au service de la finance.

Bouclier anti-dumping

La CGT ne renonce en aucune manière à ses ambitions. Elle souhaite encore doubler la capacité de production de la France en dix ans. Pour ce faire, outre la mobilisation de la capacité entrepreneuriale des salariés, la CGT avance ses propositions. Elle milite pour la mise en place d'un boulier anti-dumping social, fiscal et environnemental, afin de protéger les salariés et chasser la finance : augmentation des salaires, plafonnement des rémunérations des patrons, taxation du capital. Autre axe de la Confédération : la recherche et le développement. En se fixant cet objectif : atteindre 3 % du PIB en cinq ans. La CGT plaide également pour un accroissement des investissements publics et privés, une réduction du temps de travail, et une mise à plat de la fiscalité des entreprises : par exemple, les taux d'impôt des sociétés pourraient être modulés en fonction du respect des objectifs en matière d'investissement productif, R&D, formation des salariés… L'objectif ultime, en termes financiers, étant la création d'un pôle financier public, pour réorienter l'épargne vers l'appareil productif. Au-delà des réflexions de la Confédération, les camarades de la CGT sont eux aussi porteurs de projets industriels : en Saône-et-Loire, le projet industrie et services publics au fil de l'eau a imaginé un système qui permettrait d'éviter les émissions de gaz à effet de serre en utilisant la voie fluviale. L'industrie reste la pierre angulaire du développement de nos territoires. Car, comme l'a rappelé Philippe Martinez, « la seule façon de créer des richesses, c'est l'industrie ».

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thoraise 23/02/2017 07:12

Il y a beaucoup à dire sur ce papier!
D'abord ce qui saute aux yeux, et qu'il est piquant de voir reprendre tel quel, sans une critique par ce blog: la totale transcription de la pensée et des propositions de la section économique du PCF par les "économistes" de la CGT (Pôle public financier par exemple, critique diabolisante de "la finance" sans aucun recul théorique).
Ensuite au plan théorique affirmer comme le dit Fernandez "la seules façon de créer de la richesse [les "richesses c'est de la "valeur d'usage" rappelons-le] c'est l'industrie" c'est mettre le doigt dans une théorisation extrêmement réductrice du Marxisme.
Le "travail productif" n'est vu ici que dans le prisme réducteur du marxisme primaire: "le travail qui produit de la plus valut pour le capital" (en d'autres termes tout ce qui appartient à la sphère non marchande publique n'est pas du travail [ce que contestent des auteurs comme Harribey et Friot]).
Il y a de plus en plus d'activités qui n'appartiennent pas au secteur industriel dans le PIB des pays développés, tant marchandes que non marchandes [secteur public], est-ce à dire qu'elles ne produisent aucune valeur d'usage?