Manchester : surtout n'oublions pas de quoi Daesh et le terrorisme sont les fruits vénéneux!

Publié le par FSC

L'horreur des attentats, les risques de division et de guerre civile qu'ils comportent, leur instrumentalisation ne doivent justement pas nous faire oublier de quoi cette situation est la conséquence.

Il en va de l'unité du monde du travail et du peuple!

Lorsqu'on apprend que le terroriste est originaire de Lybie et en revient ... il faut s'interroger sur les conséquences catastrophiques des interventions occidentales en Irak, e  Lybie, en Syrie et l'instauration du chaos qui s'en est suivi!

 

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SOURCE : Histoire et Société, le site de Danielle Bleitrach

Si nous nous sentons totalement solidaires des habitants de Manchester et du peuple britannique, nous n’oublions pas à quel point Daesh est le fruit vénéneux et fascistes des interventions occidentales en Libye comme en Irak Par parenthèse, il y a des acteurs grotesques et secondaires comme BHL qui non seulement devraient être mis hors d’état de nuire pour leur action passée mais pour leur activité présente, puisque ce sinistre clown qui intervient toujours dans le sillage de la CIA est en train d’en appeler à la scission de la Kabylie en espérant provoquer une autre Syrie en Algérie, ce qui serait un drame pour ce pays mais aussi pour la France. (note de danielle Bleitrach).

SOURCE : Mehdi Benyezzar, journaliste à l'OBS

Cinq ans après le début de la révolution libyenne, le 17 février 2011, et de l’intervention occidentale qui a conduit à la mort de Mouammar Kadhafi, la Libye a sombré chaque jour un peu plus dans le chaos. Dimanche 14 février, un petit vent d’espoir a soufflé : un gouvernement d’union nationale, souhaitée par la communauté internationale, a enfin été formé, bien que que déjà critiqué. Une maigre avancée face à l’ampleur des dégâts :

Deux autorités se disputaient, jusqu’alors, le pouvoir depuis la prise de Tripoli par des milices en partie islamistes à l’été 2014 : un gouvernement reconnu par la communauté internationale, installé dans l’est, à Tobrouk, près de la frontière égyptienne. Modéré, il compte le soutien des milices de Zintan, un bastion de la révolution, et celui du général Khalifa Haftar. Il a également l’appui de l’Egypte et des Emirats arabes unies.
L’autre gouvernement est basé à Tripoli, et est dominé par les islamistes proche des Frères musulmans. Il est soutenu par les milices de Misrata, autre ville martyre de la révolution. Il peut compter sur l’appui de la Turquie et du Qatar. L’accord conclu restait encore incertain lundi, tant le nouveau gouvernement annoncé et la manière dont il a été organisé ne fait pas tout à fait l’unanimité.


Profitant du chaos politique et sécuritaire, l’Etat islamique (EI) a conforté ses positions dans le pays, notamment à Syrte et ses alentours, ville natale du Mouammar Kadhafi, totalement contrôlée par l’EI depuis près d’un an.

Pour les djihadistes, la Libye est le terrain idéal pour développer leur terrible dessein de califat : l’Etat est désintégré, le pays abrite les plus grandes réserves de pétrole du continent et la contrebande y est facile. Et l’anarchie politique qui y règne n’arrange pas les choses. Selon des responsables de l’administration américaine, l’EI compterait 5.000 combattants dans le pays.

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