VENEZUELA : assez de "fake news", mensonges et manipulations en bon français. Quand Envoyé spécial

Publié le par FSC

La guerre sociale à l'intérieur se double d'une guerre des idées et des images contre le Vénézuéla en particulier désigné comme un régime dictatorial, faisant la propagande d'une opposition décrite mensongèrement comme pacifique à l'heure où dans un silence complice de nos médias publics et privés elle vient d'assassiner un député.

C'est pourquoi nous relayons la protestation des organisations et des militants peu nombreux à monter au créneau comme on dit sous peine de laisser le champ libre aux pires calomnies, aux médias-mensonges qui précèdent les interventions militaires impérialistes.

Et là messieurs et mesdames les horrifiés du trumpisme ça ne vous gêne pas de hurler avec lui ?

********************

SOURCE : Le site initiative communiste

Monsieur le Médiateur,

Comme beaucoup de Français qui s’informent par eux-mêmes de la situation au Venezuela, j’ai été horrifié par l’émission d’Envoyé Spécial du jeudi 11 janvier intitulée : “Venezuela, naissance d’une dictature“…

Ce n’est pas du journalisme, c’est de la propagande anti-chaviste pure et simple. Il y a trois jours, la « gentille » opposition « démocratique » chère à D. Trump et à l’oligarchie locale a encore assassiné un député chaviste (je n’ai pas mémoire qu’on en ait fait état sur nos antennes publiques) et chacun sait que ces grands démocrates de la droite dure vénézuélienne ne reconnaissent que les scrutins qui leur sont favorables (or, l’opposition de droite a perdu coup sur coup les trois dernières élections vénézuéliennes : Constituante, gouvernements régionaux et municipales !). De même l’opposition de droite n’a jamais reconnu le président Maduro, légalement élu au suffrage direct, et elle refuse de respecter les dispositions légales régissant l’activité du Parlement (elle intègre au parlement des individus que la justice a invalidés !).

Comment le « service public » financé par tous les contribuables peut-il ainsi ignorer, pour mener ses procès à charge, les règles élémentaires de la déontologie, de l’établissement contradictoire des faits et du respect dû au pluralisme politique dans notre propre pays ? Tout cela est fort inquiétant, moins d’ailleurs pour le Venezuela que pour l’avenir de la démocratie EN FRANCE.

Si Mmes et MM. les journalistes de France-Télévision (et de Radio France, qui ne sont pas moins unilatéraux sur de tels sujets) s’imaginent qu’ils mobiliseront les Français de gauche pour la défense de LEURS emplois menacés par l’austérité gouvernementale et le regroupement des chaînes, ils se trompent profondément, nous sommes de plus en plus nombreux à refuser la solidarité à sens unique avec ceux qui nous injurient quotidiennement en utilisant pour cela notre propres impôts. Il y a plus qu’un paradoxe à nous alerter toute la journée contre les « fake news » (puisque, la forme ne valant pas mieux que le fond, le « service public » méprise la langue officielle de notre pays : en français on dit « fausses nouvelles »…) quand on insulte aussi grossièrement la vérité et le pluralisme démocratique.

Je porte en copie plusieurs associations, intellectuels et journalistes de terrain qui militent pour la solidarité avec les peuples d’Amérique latine ou qui s’intéressent au devenir des médias.

Salutations civiques.

Georges Gastaud, professeur agrégé de philosophie


Monsieur le Médiateur du groupe “Francetvinfo”,
Avec le reportage sur la “naissance d’une dictature” au Venezuela, pas besoin de médiation. Rentrez chez vous, si vous ne voulez pas
cautionner cette caricature qui rappelle les pires moments de la “guerre froide”.
Il est difficile de “médier” entre la caricature haineuse, extrême, mensongère, manipulatrice, exclusivement à charge, et une vision
plus contextualisée, moins chargée d’a priori, un travail honnête et réel d’investigation journalistique. Le Service Public, une fois
de plus, est instrumentalisé par le “pouvoir”. Il ne remplit pas sa mission, et se déshonore, tout en déshonorant ceux des journalistes
qui deviennent des propagandistes assumés.
A quand un vrai Service Public de qualité, pluraliste, de pensée critique, indépendant du “pouvoir”? Vous avez choisi de lobotomiser les
téléspectateurs pour servir la soupe à des logiques marchandes, politiciennes, idéologiques, sans le déclarer.
Un vrai Service Public reste à conquérir. Ne soyez pas complice de l’aliénation de la d’informer le plus objectivement possible.
Jean Ortiz, universitaire, Maître de conférences, PAU


Salut les faux-culs de l’indignation sur le Venezuela ! 

Par Jean Luc Mélenchon le 25 décembre dernier

[…]

Le Parlement européen vote des sanctions contre le Venezuela. Et il accorde à l’opposition du Venezuela son prix « Sakharov » attribué aux défenseurs de la liberté. Que cette opposition soit en réalité multiple et divisée, qu’elle se livre des guerres mortelles entre elle, ne dérange aucun de ces grands esprits. Et donner des violents en modèle d’opposition ne les dérange pas davantage.

Pourtant, ce mardi 19 décembre, Oscar Perez, opposant violent au régime, s’est vanté publiquement de l’attaque d’une caserne de la Garde Nationale Bolivarienne. Il s’y est emparé de 26 fusils AK-103 avec 108 chargeurs et 3 pistolets 9 mm et 3 chargeurs. Des armes de guerre, pour quel débat ? Et d’abord, qui est cet Oscar Perez, opposant héros des européens ? Un ancien policier qui revendique le renversement du gouvernement Maduro par les armes. Il s’est fait connaître le 27 juin dernier, au milieu d’une vague de manifestations contre le président Maduro. Ce jour-là, Perez et d’autres amis de l’Union européenne et de Léa Salamé avaient survolé Caracas à bord d’un hélicoptère de la police scientifique dont ils s’étaient emparés. Ils avaient lancé démocratiquement quatre grenades sur le Tribunal de la Cour Suprême de Justice et ouvert le feu avec lyrisme sur le ministère de l’Intérieur.

Tel est le style ordinaire de l’opposition primée par l’Union Européenne qui a le mérite d’agir alors qu’elle manque de papier hygiénique comme nous l’a appris Léa Salamé. Oscar Perez est, depuis une autre attaque armée au mois d’août, accusé d’attaque terroriste et un mandat d’arrêt a été lancé contre lui. Une odieuse persécution, cela va sans dire. Il sera surement défendu avec ardeur sur France 2. Pourtant ce genre d’attaque n’est pas anodin. Il s’inscrit dans un renouveau généralisé du climat de violence organisée à l’initiative des USA dans de nombreux pays d’Amérique latine. Le parti médiatique, génétiquement atlantiste, fait le service après-vente par son silence, ses mascarades et ses diversions sur le Venezuela.

[…]

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
G
Merci infiniment pour toutes ces précisions .
Sur beaucoup de sujets internationaux les médias ne font plus leur travail , suivent les dépêche proUSA/UE et font du mal à la démocratie car ce sont des sujets type perçu comme automatiquement vrai par la population et il est très très difficile ensuite de revenir en arrière .
Répondre
A
Oui! Notre indignation la plus formelle aves les marchands de lapresse ainsi quele soidisant service public qui jour apres jour n'ont aucune honte a divulguer mensonges apres mensonges aupres du public francais sur le seul pays de Notre amerique avec Cuba qui lutte pour sa souverainete nationale et une democratie sociale et independante! merci au Prcf pour sa solidarite avec le proletariat de notre continent.
Répondre