MARSEILLE, les dockers CGT : "En cas d'intervention des forces de l'ordre, nous nous mettrons en grève et nous viendrons aux côtés des étudiants "

Publié le par FSC

Réunis en assemblée générale, ce jeudi midi, les portuaires CGT du Grand port maritime de Marseille et de Fluxel, ont voté à l'unanimité une motion de soutien aux étudiants, condamnant « les agressions policières » et « les propos de la Ministre de l'éducation »

Pour la première fois depuis le début du mouvement des étudiants, la faculté des sciences de Saint-Charles à Marseille est totalement bloquée par des étudiants qui empêchent toute entrée dans l'université. Poubelles, palettes, vieux matelas sont entreposés devant l'entrée principale de l'université, où une centaine d'étudiants sont rassemblés sous une forte pluie.

Quelques heures après l'installation du blocus, une délégation d'étudiants a été reçue à l'assemblée général de la CGT GPMM & Fluxel, et en est repartie avec un soutien de poids. Une motion de soutien, votée à l'unanimité: 


" En cas d'intervention des forces de l'ordre, nous nous mettrons en grève et nous viendrons aux côtés des étudiants " explique tranquillement Pascal Galeote, secrétaire du syndicat des portuaires qui seront présents aux manifestations des 14 et 19 avril prochains à Marseille, deux préavis de grève ayant été déposés. " Ce n'est pas que de la solidarité. Il s'agit de notre patrimoine, nous sommes concernés en tant que citoyens " conclut Pascal Galeote.



La Marseillaise

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Méc-créant 16/04/2018 18:49

Si la solidarité --active!-- dans les luttes se met à renaître, on va peut-être commencer...à ne plus reculer. Je vais évoquer des événements vécus qui paraîtront sans doute surprenants pour bien des jeunes d'aujourd'hui. Je travaillais dans une imprimerie qui, bien qu'ayant une activité assez mixte (une partie plutôt "labeur", pour ceux qui peuvent connaître) était régie par les conventions du régime "presse". Une publication importante pour le groupe concernait le milieu des courses (hippiques). Pour pouvoir disposer des dernières informations, et pour être plus rapidement distribuée, elle était imprimée dans plusieurs imprimeries de différentes régions. Et, salariés peu reconnaissants que nous étions, il nous prend l'idée saugrenue de vouloir faire respecter nos droits (lois du travail, conventions collectives...). Revendications ignorées, on se met en grève. Au bout de deux ou trois jours, alors que nous ne leur avions rien demandé directement, mais par le simple canal d'information du syndicat (CGT), on recevait un message des autres imprimeries, pourtant non concernées localement: "votre journal ne sera plus imprimé tant que vous n'aurez pas obtenu satisfaction". Le lendemain, les négociations pouvaient être engagées... et aboutir. C'était au temps....
Méc-créant.