Gardanne : le député de Macron continue d’attaquer la CGT

Publié le par FSC

SOURCE : La Marseillaise
 

 

Le bras de fer entre la CGT et le député de la majorité Mohamed Laqhila, se poursuit. Ce dernier persiste et signe en déclarant que le syndicat est « responsable de la destruction de centaines de milliers d'emplois ».


Après avoir exigé, la semaine dernière, la dissolution de l'union départementale CGT, le député aixois de la majorité, Mohamed Laqhila (MoDem), loin de présenter les excuses que le syndicat est en droit d'attendre, vient d'enfoncer le clou : « depuis 1895, l'horloge de la CGT s'est arrêtée et le syndicat, quand on regarde son histoire, détruit des centaines de milliers d'emplois » a déclaré, hier, le parlementaire au micro de France Bleu Provence. L'élu n'entend donc pas enterrer la hache de guerre.

Le bras de fer date du 25 mars, quand la CGT a empêché la tenue d'un meeting de LREM à Gardanne, afin de porter la demande de moratoire des salariés de la centrale thermique, en grève depuis le 7 décembre. La prise de position de Mohamed Laqhila suite à cette action, a suscité l'indignation au niveau national, mais les principaux visés ne sont pas dupes : « il sait qu'il ne pourra pas faire dissoudre l'UD » affirme Yann Moret, de l'union locale CGT de Gardanne, « mais il a besoin de faire parler de lui car personne ne le connaît. Il va pouvoir partir en campagne pour la mairie d'Aix après avoir fait son buzz. » Les termes employés par l'élu, « c'est ça, qui est violent », poursuit Yann Moret, « nous traiter de terroristes... » pour des jets de pétards quand le même soir, « des membres de LREM nous ont dit que les policiers devraient tirer sur nous à balles réelles. »

Une vaine tentative d'intimidation
Malgré les attaques, la mobilisation se poursuit à la centrale où les salariés demandent un moratoire sur l'avenir du charbon, pour lequel la CGT porte un projet de dépollution dont le gouvernement refuse de discuter.

Depuis une semaine, sur les réseaux sociaux, les soutiens aux grévistes et l'UD affluent des sections CGT toute la France. Des maires aussi, dont celui de Septèmes, André Molino (PCF) : « Depuis le régime de Vichy personne n'avait osé réclamer la dissolution de la CGT. Je suis solidaire du combat que mènent les salariés pour défendre leur travail et le développement du territoire. ».

Ces derniers rejoindront ce matin à l'UD, le rassemblement contre une autre forme de violences - policières, celles-là.

 
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