Une deuxième dirigeante de la CGT convoquée par la gendarmerie

Publié le par FSC

C'est pour l'instant le journal réactionnaire l'Opinion qui fait état de cette convocation.

Nouveau signe après les attaques contre Menesplier de la direction confédérale  et de nombreux autres militants du caractère récurrent de la répression anti-syndicale pour tenter d'intimder le monde du travail et empêcher le développement des luttes face à une situation qui se dégrade et face à une politique du pouvoir s'en prenant à TOUS les conquis!

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Myriam Lebkiri, membre du bureau confédéral, doit être entendue le 8 décembre. Elle est notamment soupçonnée de «menace, violence ou acte d’intimidation»
CGT 27/11/2023 Spitz
Un cortège de la CGT contre la réforme des retraites, le 6 juin.  -  Sipa Press

...Et de deux. Myriam Lebkiri, membre du bureau confédéral de la CGT, la plus haute instance du syndicat, est convoquée par la gendarmerie. Quatre mois plus tôt, c'était Sébastien Menesplier, lui aussi membre du bureau et patron de la fédération énergie de la centrale de Montreuil, qui était sommé de se rendre à la gendarmerie.

D’après le procès-verbal de la convocation qu’elle a reçue et que l’Opinion a pu consulter, elle est soupçonnée de « dégradation ou détérioration légère d’un bien » et de « menace, violence ou acte d’intimidation envers un élu public ». Elle est attendue le 8 décembre par la gendarmerie à Pontoise, dans le Val-d’Oise.

 

 

« Aucun sens ». « Je n’ai mené que des actions décidées collectivement qui sont revendicatives ou qui appellent à la mobilisation. C’est pour cela que cette convocation n’a aucun sens », affirme-t-elle. Myriam Lebkiri a été secrétaire générale de la CGT dans le Val-d’Oise de 2016 à 2020, et a rejoint le bureau du syndicat en juin. Elle y est chargée de l’égalité femmes-hommes et de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

En quatre mois, c’est la deuxième fois qu’un chef de file de la centrale de Montreuil doit se rendre chez les gendarmes. Le 6 septembre, Sébastien Menesplier avait aussi été convoqué. Il était soupçonné de « mise en danger d’autrui », à la suite de coupures de courant menées pendant la contestation contre la réforme des retraites. Il avait été entendu à Annonay (Ardèche), ville dont le ministre du Travail, Olivier Dussopt, a été maire de 2008 à 2017.
 
Dans un communiqué, la cellule départementale de la CGT du Val-d’Oise appelle à l’arrêt de « la criminalisation de l’action syndicale » et prévient : « un(e) militant(e) de la CGT est attaqué(e), c’est toute la CGT qui est attaquée, et qui se mobilisera ». La centrale appelle à un rassemblement devant le bureau de la gendarmerie où Myriam Lebkiri est convoquée, le 8 décembre.
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TANDIS QUE la résistance s'organise :
 

 

 
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