Intervention du FSC à l'AG de la région métalllurgie CGT NPDC

Publié le par FSC


Trois cent cinquante militants se sont réunis à Thivencelle (Valenciennois) pour l'assemblée générale de la Région métallurgie CGT.

 


Un rendez-vous important en vue du 49e congrès de la CGT qui aura lieu à Nantes en décembre sur fond de tensions entre ceux qui revendiquent «  la défense des valeurs de classe » et ceux qui travaillent sur la restructuration de la CGT sur la base d'un document établi en début d'année par une commission ad hoc. Le responsable régional des USTM-CGT, Jean-Pierre Delannoy, dénonce «  la mise en danger de l'identité même du syndicat ». Il a proposé aux militants une motion permettant d'ouvrir le débat à Nantes. Le texte a été adopté à l'unanimité. «  Il est temps de retrouver notre CGT », indique le responsable régional.

La Voix du Nord



Intervention du FSC lors de l’assemblée de la région métallurgie Nord /Pas de Calais le 1 juillet 2009.

 

Gérard Six, CGT Renault, secrétaire du FSC.

 

Tout d’abord, je tiens à remercier Jean Pierre Delannoy responsable de la région métallurgie Nord/Pas de Calais d’avoir invité à votre meeting Bernard Parquet et moi-même membres du bureau du Front syndical de classe qui s’est structuré en association le samedi 27 juin 2009 à Paris. Ce front syndical de classe est né en Juin 2008 suite à une pétition nationale qui interpellait l’ensemble des confédérations syndicales pour qu’ils s’éloignent des bureaux feutrés de l’Elysée et pour prendre appui sur le mouvement social grandissant dans le pays pour créer toutes les conditions d’un rapport de force durable allant jusqu’à la grève générale.

Cette pétition a rassemblé sur quelques mois plus de 4000 signatures sur l’ensemble du pays où des militants de la CGT, FSU se sont contactés pour contester fortement l’ensemble des confédérations syndicales et leur immobilisme latent face aux exigences du monde du travail d’en découdre avec le pouvoir actuel représenté par Sarkozy et ceux qui l’accompagnent à l’image de la sociale démocratie.

C’est tellement vrai que la classe ouvrière a rejeté en bloc la politique de l’Europe du capital engagé par la droite ultra libérale dans le cadre des élections Européennes où plus de 57% des français n’ont pas participé à cette fausse démocratie qui consiste à faire voter les peuples et si cela ne convient pas au grand capital on passe en force. C’est la plus faible participation depuis que le parlement est élu au suffrage universel direct.

Par contre, le référendum sur la constitution européenne en 2005, rejeté à 56% par les français avec 70% de votants a été un échec cuisant pour la droite et la sociale démocratie mais le traité de Lisbonne en 2007 replace la constitution Européenne en bafouant la démocratie et le vote des français.

Ce qu’il faut retenir des résultats des élections européennes, c’est que le mouvement social a sanctionné sévèrement l’Europe du capital et sa politique de casse industrielle et sociale. Cela donne confiance pour les luttes à venir mais il est nécessaire de construire des convergences d’actions rassemblant le plus grand nombre de travailleurs du public comme du privé. C’est à quoi le Front Syndical de Classe s’est attelé en créant un réseau de communication entre toutes celles et ceux qui veulent amener la classe ouvrière à la grève générale qui est maintenant le seul outil à la disposition des travailleurs pour faire reculer les ambitions du capitalisme qui n’a plus de limite pour écraser le monde du travail.

La feuille de route des militants qui adhérent au front syndical de classe est d’informer, de diffuser, de proposer, de s’organiser et de rassembler les travailleurs dans l’unité pour obliger les confédérations syndicales à se repositionner du côté de tous ceux qui luttent pour leur avenir et ceux de la jeunesse qui est une orientation différente du syndicalisme européen où siègent les syndicats français qui ont choisi par les déclarations devant la presse du secrétaire général de la CES M. Monks, de sauver le capitalisme.

On pourrait croire que j’extrapole, que c’est un mauvais film, mais expliquez- moi pourquoi des millions de travailleurs manifestent et rentrent en grève sur des revendications aussi importantes que la pérennité des entreprises publiques, privées et l’avenir du service public, du combat pugnace des chercheurs et universitaires sans oublier les nombreuses luttes sur les salaires et les retraites sur plusieurs mois qui se terminent par une manifestation pitoyable le samedi 13 juin 09 qui satisfait pleinement Chérèque et Thibault.

Ceux qui sont satisfaits c’est l’Europe du capital, le grand patronat, Sarkozy, la sociale démocratie mais pas le monde du travail.

Ce que nous pouvons constater aujourd’hui plus qu’hier, c’est que la contestation des syndiqués CGT envers la direction confédérale est en évolution constante et que nous assistons du côté des syndicats à des déclarations fortes envers le secrétaire général à l’exemple des camarades de Goodyear qui écrivait ceci : 

« Les ouvriers, salariés attendent un mouvement qui mettra fin à l’insolence de ceux qui détruisent des milliers d’emplois et autant de vies de familles et nous n’avons droit qu’à des journées de mobilisation éclatées sur plusieurs mois, janvier, mars, juin et il faudrait attendre septembre pour remettre ça????

Il est évident que rien ne va plus, comment pensez vous réussir à mettre à genoux se gouvernement qui haït le monde du travail avec des journées de mobilisation si peux cohérentes avec la cruauté de ce que nous subissons à la base!!!

Des milliers de salariés en France attendent un appel à une grève générale et totale, les manifestations encadrées dont les parcours sont connus de tous ne servent plus à rien, si ce n’est se faire plaisir et montrer qu’il y a encore des syndicats dans ce pays. »

Voila ce qu’écrivaient les camarades de Goodyear à Thibault et que nous partageons totalement en tant FSC avec cette exigence d’un appel à la grève générale.

C’est à quoi nous travaillons depuis plusieurs mois au travers de notre réseau Internet avec nos 8OOO adresses et les relais qui se réalisent avec tous ceux qui contestent l’union sacrée des confédérations pour moderniser le capital ainsi que les contacts physiques avec les camarades de la CGT et ceux de la FSU et d’autres qui viennent nous rejoindre comme les médecins urgentistes qui entrent en résistance ou les camarades de Peugeot avec les équipementiers qui se sont rassemblés à Paris le 24 juin face aux délocalisations et licenciements en lançant un appel à la mobilisation générale que nous diffusons largement.

Pour le FSC, il est urgent d’engager une manifestation nationale de l’automobile à Paris dès la rentrée des congés car les équipementiers, sous traitants seront frappés une nouvelle fois durant la période estivale qui se prolongera en septembre.

De même que le 49è congrès de la CGT où les camarades de la région métallurgie Nord/Pas de Calais ont déniché par la presse un document préparatoire qui au long de la lecture fait apparaître l’éclatement du fédéralisme à la sauce de la CFDT après l'adoption du cogétise au dernier congrès.

Il est intéressant de voir que la direction confédérale essaye de mettre en application les méthodes CFDTistes, cela préparait- il une fusion CGT/CFDT pour un grand syndicat Européen réformiste dans les années à venir ?

Bref, la synthèse réalisé par le responsable de la région métallurgie JP Delannoy dévoile tous ces dangers et le besoin urgent de contrer ces mauvais coups et le FSC a diffusé ces deux textes aux 8000 adresses qui ont fait réagir de nombreux camarades et mis en position de recul la confédération qui essaye d’expliquer avec bien du mal pourquoi ce document n’a pas été transmis aux syndiqués. La démocratie syndicale s’arrêterait- elle au siège de la CGT à Montreuil.

Quoi qu’il en soit, le monde syndical a toujours été traversé par les courants réformistes, de collaboration de classe à plus ou moins fortes doses. Cette fois-ci la CGT devance les autres confédérations syndicales par une démarche qui consiste à étouffer les luttes pour laisser place à la négociation de la revendication du possible et non de la revendication des besoins qui se décroche par le rapport de force.

C’est tellement vrai que l’annonce du gouvernement Sarkozy sur la retraite à 67 ans n’a pas fait réagir la confédération pour se mettre à l’offensive sur la revendication d’une véritable retraite dès 55ans et 50 ans pour les travaux pénibles, on meurt de plus en plus jeune dans l’ensemble des industries, c’est la preuve d’une accélération de la dégradation des conditions de vie à l’entreprise qui touche maintenant toutes les catégories sociales.

Les confédérations vont-elles négocier de départs en retraite anticipés pour les métiers pénibles sous formes de licenciements cachés, pour placer la retraite à 67ans, cela est la négociation du possible qui se traduit par le recul social important que nous subissons depuis des années.

Et bien camarades si le FSC a la possibilité de lancer à grande échelle cette revendication moderne de la retraite à 55 ans et 50 ans pour les travaux pénibles en convergence avec les militants de la CGT, FSU et autres, cela aurait pour bénéfice de placer les confédérations syndicales sur les besoins réels de la classe ouvrière dans un rapport de force durable.

Il est bien attendu que nos adversaires distilleront le venin nécessaire pour brouiller les cartes comme quoi le Front syndical de classe veut créer un nouveau syndicat. La question n’est pas de créer un énième syndicat mais de placer toutes les confédérations syndicales sur les besoins des travailleurs pour la lutte et la grève générale, Voila camarades, j’en ai terminé, je vous remercie de m’avoir écouté.

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