Appel urgent du SYNDICAT CGT DES RETRAITES DE L’ex – usine « ALUMINIUM PECHINEY DE NOGUERES »

Publié le par FSC

SYNDICAT CGT DES RETRAITES DE L’ex – usine « ALUMINIUM PECHINEY DE NOGUERES »

 

Le secrétaire : Georges DUCASSE

                         Quartier Berba         

                         641250 LAHOURCADE

Tel : 05 59 60 10 41     ou    06 82 63 26 54- Email :  georges-ducasse@wanadoo.fr

 

Chers camarades,

Je suis le secrétaire d’un syndicat de retraités CGT de l’ex- usine de l’ex- groupe PUK, qui produisait de l’aluminium dans les Pyrénées Atlantique,  grâce au gisement de gaz en cours d’épuisement aujourd’hui. Notre syndicat s’épuise aussi car le « vase communiquant » n’existe plus et nos camarades disparaissent épuisés eux aussi  par des conditions de travail inhumaines, par l’amiante ou l’âge.

J’étais le secrétaire du syndicat d’actifs  de cette usine durant 18 ans et secrétaire du comité de coordination des syndicats CGT des usines de la Société AP de PUK,  sous mandat de la FNIC. Voila pour les identifiant.

 Je viens faire appel à votre aide pour diffuser une info et  dénoncer une spoliation des veuves des retraités de cette usine. Il s’agit vraisemblablement d’une  « Main Mise »  sur d’importantes sommes d’argent destinées aux veufs et veuves des salariés retraités des usines d’Aluminium Pechiney et D’aluminium Pechiney Vente,  dans le cadre de la réversion de la pension complémentaire de leurs conjoints !

 Ce complément de « Retraite Maison » (comme il s’appelait à son origine), les retraités(es) de leur vivant ne le percevait pas ! Les conditions concernant son attribution sont astucieuses ! La gestion en est confiée au groupe Médéric-Malakoff et à une  antenne nommée : « Groupement d’Intérêts Economique GPC », dont le président est un cadre supérieur de groupe Rio Tinto Alcan  (ex-PUK) !

Après avoir fait cette découverte grâce à un hasard et à l’existence de notre syndicat de retraités ou des veuves de nos militants ont tenu à adhérer en leur mémoire, nous avons bien tenté d’alerter les syndicats CGT qui existent encore de ces Sociétés, pour savoir s’il en était de même dans leurs secteurs, en vue de constituer un rapport des forces qu’un syndicat de retraités  isolé  ne peut obtenir. 

Notre première tentative remonte au mois d’avril 2009. Sans le moindre résultat à ce jour!!!    On dirait qu’il y à une « Main mise » sur les militant ! Pourquoi ?  Ou est la solidarité ?

Nous avons également alerté Notre fédération (La FNIC), qui à bien voulu adresser une lettre aux dirigeant du groupe Rio Tinto –Alcan, (ex PUK.) sans que ces dernier s’exécutent, au contraire on assiste depuis  à un blocage total !

 Nous avons pourtant tout lieu de penser que toutes les usines de l’ex-AP et APV de France devraient-être également  concernées, et  nous ne parvenons pas à le savoir !

Il se peut aussi que cela ne concerne que notre ex-usine des Pyrénées atlantiques, arrêtée  en 1991, au quel cas il s’agirait en plus d’un acte discriminatoire envers d’ancien salariés qui se sont battus, de nombreuses grèves  ont émaillé notre vie de salariés, notamment 54 jours de grève en 1973 que les patrons ont mal digéré!

 Il est bien possible aussi que d’autres groupes industriels soient également victimes de cette arnaque !  Plus de 300 000 entreprises sont affiliées au groupe Médéric-Malakoff et il ne serait pas surprenant que bon nombre d’entre elles aient souscrit des garanties identiques  dans les années cinquante, qu’en est-il aujourd’hui ?

A ce jour nous sommes parvenus à obtenir que l’ex groupe PUK verse aux veuves spoliées ce complément de retraite maison, 8 sur 10 en étaient écartées, ce qui représente pour des veuves,  qui n’ont pour toute ressources qu’une pension de réversion qui les placent au seuil (ou en dessous) du seuil de la pauvreté,  des sommes qui sont  loin d’être négligeables!   Les augmentations qui en découlent vont de + 15 % à + 47 %. Une trentaine de personnes en ont  bénéficié alors que le nombre de veuves et de veufs est largement  supérieur à la centaine sur un potentiel de retraités qui serait de 400 à 500. La direction fait actuellement un blocage total. Elle refuse de nous transmettre le listing des anciens salariés qui devraient pouvoir en bénéficier !

Tout ceci confirme bien que l’intention de détourner ces sommes est bien réelle, hormis pour quelques veuves, 2 sur 10, qui ne savent pas ni pourquoi ni comment elles ont pu le percevoir sans qu’elles aient eu à en faire la demande spécifique, ou qui l’ont eu attribuée automatiquement, (deux cas), à leur départ en retraite, leurs époux, également salarié » de notre usine, étant déjà décédé…. Il faut bien un arbre pour cacher la foret !

 Notez que ce complément était soumis à cotisations sociales, il entre bien dans le cadre de la  dette du salaire différé.

Notez aussi que toutes ces veuves ou veufs ont fait leur demande de pension de réversion au GIE-GPC, si les pensions de retraites sont quérables, le portage de la dette incombe au GPC.

 Certaine veuves ont perdu leur conjoint voila 17 ou 18 années en arrière et celles, qui suite à notre démarche ont obtenu « réparation », celle-ci est limitée à quatre trimestres de rétroactivité ! Est-ce Légal ?

 Si le Front Syndical de Classe pouvait adresser  notre communiqué ci-dessous à tous ses membres, sur tout le territoire,  ce serait favoriser un rapport de forces indispensable actuellement, cela correspond bien à nos exigences de lutte de classe et du « tous ensemble », alors que nous faisons le constat que nos instances syndicales nous abandonnent dans un isolement qui ne peut que profiter aux adversaires de classe.

Notre espoir aussi est que par cette diffusion des camarades qui auraient été confronté à ce même problème puissent nous venir en aide, nous conseiller et (ou) nous faire connaitre des jurisprudences pouvant exister.

Merci de votre compréhension et de votre aide

Bien fraternellement.

                                                                       Le secrétaire Georges Ducasse

 

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SYNDICAT CGT DES RETRAITES

De L’ex usine Aluminium Pechiney de Noguères

« Communiqué de presse »

«  PECHINEY » 

Fait-il « Main Basse » sur un complément de pension de retraite destiné aux veuves et veufs des salariés de l’ex usine de Noguères ?

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« LA COMPAGNIE PECHINEY », c’est ainsi que s’appelait ce groupe au  moment ou fut crée une « Retraite Maison ».

  L’idée pouvait paraitre  généreuse au départ ? Nous pouvons toujours nous poser cette question  même si cette idée est issue  de quelques relents dun « paternalisme » qui na jamais garanti aux salariés une véritable « protection sociale » comparable à celle qui venait dêtre acquise au sortir de la guerre, par la CGT, le CNR et le PCF.

En tout cas cet « acte de générosité ou pas»  il ne fit pas long feu !

Après Mai 1968 et une importante augmentation des salaires, (surtout + 35 % pour le SMIC) suivit d’un ensemble de mesures, indigeste pour le patronat),  la Compagnie Pechiney  n’actualisa plus le plafond d’attribution de ce complément de retraite maison, (RO pour les ouvriers et IPC pour les collaborateurs et les cadres !

 Dans la foulée de Mai 1968, la fusion de la « Compagnie Pechiney » avec « Ugine Kuhlmann » et l’augmentation des effectifs qui en découlaient, conduisit ce nouveau groupe qui venait de naitre (PUK),  à annoncer que : « cette retraite maison » était devenue sans effets et que tout les  nouveaux embauchés  au delà du 31 décembre 1972 en seraient exclus » !
Il fut donc conservé pour les salariés embauchés avant cette date, car « Selon une disposition introduite en 1963 dans le règlement de ces régimes des retraites complémentaires, l’ors du calcul des droits à réversion, la pension de réversion de la CNAV n’est pas déduite de la garantie de retraite maison  des veuves  alors même que  la pension CNAV à été déduite de la garantie de pension accordée à leur époux. De ce fait, ces veuves peuvent toucher un complément de pension alors que leur époux n’en touchaient pas ». Les veuves et veufs des  retraités Pechiney pouvaient donc continuer à en bénéficier. Cette disposition  permettait (surtout)  de continuer à « prélever » les Cotisations sociales, y compris sur les nouveaux embauchés  et de les détourner de leurs objectifs !!

Un fabuleux hasard, à permis à notre syndicat des retraité de Noguères, de constater qu’une  veuve percevait, (sans pouvoir l’expliquer),  un complément de réversion d’une pension que ne percevait pas son conjoint décédé, tandis qu’une autre veuve, qui présentait une situation identique, ne percevait pas ce complément !!!

Nos recherche pour comprendre les causes et les raisons de cette découverte  furent longues, fastidieuses et ne nous ont pas été facilitées par les dirigeants de l’ex groupe PUK !

En conclusion, le bilan que nous pouvons faire à ce jour est le suivant :

1/- Quelques veuves  perçoivent ce complément de retraite maison sans savoir, ni pourquoi, ni comment cela c’est produit !

2/- Très peu d’entres elles ont trouvé un document adressé à leurs  époux leur recommandant en cas de décès de s’adresser  au GIE-GPC du groupe Médéric-Malakoff ! Toutes les autres veuves, neuf sur dix,  n’ont rien trouvé, ni ne se souviennent de rien concernant ce complément !

 3/- Une très large majorité de veuves ou veufs ne perçoivent donc  rien de ce complément, bien que toutes et tous aient fait leur demande de leurs  pension de réversion.

Cette demande est normalement adressée au GIE- GPC du groupe Médéric- Malakoff qui gère les pensions de retraite complémentaire ! Comment peuvent-ils prétendre que ces ayants droits doivent faire une deuxième demande spécifique à cette antenne GIE-GPC pour un complément de pension de réversion alors quelles viennent d’y adresser leur demande de pension de réversion ? Soyons sérieux !

« Main basse » sur ce complément de retraité maison ?  

Tout porte à croire qu’il en serait ainsi ! Et jusqu'à preuves du contraire cela ne toucherais que les ex-salariés de l’ex-usine de Noguères !!!

Cette Thèse est donc la plus crédible :

·         D’autant plus que des retard à verser leur du à des veuves sont constatés  au fur et à mesure que le nombre de réclamations évolue !

·         D’autant qu’une lettre désobligeante, indécente et affligeante à été adressée à une veuves de plus de 80 ans qui à osé réclamer un versement en retard de plus de 7 mois !

·         D’autant plus que les Dirigeants du nouveau groupe Rio Tinto Alcan tardent à répondre à notre courrier syndical !

·         D’autant plus que nous n’obtenons pas la liste, des retraités, des  veuves et des veufs, ayant droits.

 Tous ces blocages témoignent que les intentions de la direction seraient  bien de faire « main basse »  sur cette manne financière alors que les salariés ont cotisé durant toute leur carrière à Pechiney pour ce qui fait partie des acquis sociaux !

Devrions-nous en être surpris avec tout ce qui se passe en cette période concernant la finance ?

Comment identifier les ayants droits?

Nous lançons un appel sur tout le territoire pour savoir ce qu’il en est dans les autres secteurs de l’ex PUK.

Localement, ici dans les Pyrénées Atlantiques, afin de pouvoir régulariser cette situation : Nous invitons toutes les veuves et les veufs qui ne perçoivent pas cette RO ou IPC, ou qui ne la perçoivent pas depuis la date du décès de leur conjoint, nous invitons aussi tous les retraités qui seront forcément un jour confrontés aussi à ce problème, à se manifester, en s’adressant au :

Syndicat CGT des Retraités PECHINEY

UL- CGT.    Maison du Pays

64150   MOURENX

(Ne pas oublier de donner adresses et d’exposer de votre situation)

 Pour le syndicat CGT des retraités PECHINEY

Le secrétaire Georges Ducasse

Publié dans Luttes - actualités

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