Saint-Flour, dans le Cantal manifestation contre la casse de l'Hôpital public !

Publié le par FSC

La ville de Saint-Flour, dans le Cantal, s’est mobilisée samedi 10 juin. Une manifestation organisée pour protester contre la récente fermeture de lits dans le service psychiatrie de l'hôpital. Les manifestants souhaitaient avant tout exprimer leur crainte sur l'avenir de l'établissement.

Par Aurélie Albert

A mois de mars ce sont déjà huit lits qui ont été fermés en chirurgie. Et maintenant neuf lits dans le service de psychiatrie. Alors le personnel de santé et les usagers ont décidé de défiler dans les rues de Saint-Flour pour soutenir leur hôpital, ce samedi 10 juin. « En tant qu’usager je tiens absolument à ce que cet hôpital se développe. Il y en a marre de la casse des hôpitaux publics, c’est pour ça que je manifeste aujourd’hui », martèle Jean-Louis Re, usager de l’hôpital de Saint-Flour

Avec 550 salariés, l’hôpital de Saint-Flour, dans le Cantal, est le premier employeur de la ville. Aussi les manifestants ont voulu alerter la population sur les risques que représentent, pour tout le monde, la fermeture de lits dans l’hôpital.
« On ne peut pas rester avec des suppressions de lits parce qu’on a un budget en déficit et la fermeture de lits, c’est un manque de recettes et ce n’est pas la solution, explique Nadine Jouvente, animatrice long séjour, syndicat CGT. La restructuration on est pour mais pas à n’importe quel prix non plus. Et la population a adhéré à notre pétition, tout le monde est conscient que l’on doit garder notre hôpital et que l’on doit maintenir les services que l’on a ».

Une situation qui ne concerne pas seulement l’hôpital de Saint-Flour, mais également d’autres établissements de la région Auvergne. « Aujourd’hui la population de Saint-Flour est mise à mal comme va l’être très prochainement Moulins, Montluçon, le CHU, tous les secteurs », s’inquiète Jacques Pocheux, responsable régional CGT santé.

Après une entrevue avec le sous-préfet de Saint-Flour, une table ronde doit être organisée prochainement avec les salariés pour aborder les dossiers qui les opposent avec la direction de l’établissement.

Commenter cet article