Le capitalisme mondialisé ouvre le marché aux « Puces » !

Publié le par FSC

Mais comme les choses vont vite, ce n'est plus ATOS mais THALES qui a fait son marché avec l'approbation des pouvoirs publics.

L'appel à la vigilance des personnels n'en demeure pas moins un impératif!

 

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Les salariés de GEMALTO mobilisés contre les licenciements.

Gemalto est une entreprise technologique de pointe. Ses salariés produisent des puces électroniques sur cinq cites différents au niveau national dont un à Gémenos, pas loin des Fralib, dans les bouches du Rhône. 

Gemalto « enfant » de la fusion Gemplus et Axalto est dans le collimateur d’une entreprise du capitalisme monopoliste mondialisé : ATOS.  

Des transactions douteuses, dans le dos des salariés, étaient en voie d’aboutir. Des fuites annonçaient un rachat pour 4,3 milliards d’€. La direction de Gemalto dénonce cette information et la considère inintéressante. Or, la banque et actionnaire majoritaire Bpifrance trouve cette offre intéressante ! 

Et pour cause, de l’argent frais, plus une baisse de la masse salariale, via la surpression de nombreux salariés, représentent une plus value non négligeable !

La réalité de Gemalto, sur ses cinq sites en France, trois seulement ont un taux de profit moyen supérieur. La baisse tendancielle du taux de profit doit être vite compensée et même si l’entreprise demeure profitable, ce n’est pas assez pour le capital et les actionnaires car ils percevront moins de dividendes en 2018 et 2019 !

Les salariés de Gemalto sont dans la même situation qu’ont du subir les salariés d’Arcelor Métal avec, en plus pour ces derniers, l’abandon de la lutte de leur représentant CFDT, Martin, qui est devenu député européen PS.

Course aux profits au détriment des emplois, cadres et salariés n'avaient jamais imaginé que leur poste pouvait être menacé. Aujourd'hui, ces ingénieurs et techniciens hautement qualifiés de l'entreprise Gemalto risquent d’être licenciés. En France, 260 salariés de Gemalto sont menacés de perdre leur emploi, la moitié d'entre eux sur le site de La Ciotat (Bouches-du-Rhône).

 

Tragique, les crocodiles de la finance, dont  leur humble représentant et à la tête de l’Etat français, agissent tranquillement !

Cadeaux de Noel, les ordonnances Macron vont être mises à exécutions pour ces salariés !

LA LUTTE doit être PERMANENTE ET NE CONCERNE PAS QU’UNE CATEGORIE DE SALARIES.

Le Front Syndical de Classe appelle les salariés et citoyens proches des entreprises de Gemalto, et au-delà, à la mobilisation. 

Sauvons les emplois, soutenons ces salariés. 

Tous ensemble, contre cette politique permanente de casse du savoir faire de France. Assez, assez, le secteur des Bouches du Rhône est déjà bien désertifié par les fermetures d’entreprises et la destruction permanente des emplois du secteur public et privé et tout cela au nom du tout profit et des délocalisations autorisés par les directives européennes.

Le front syndical de classe

Marseille le 15 décembre 2017

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REPRISE du site ça n'empêche pas Nicolas!

Sur le marché aux puces...

Thales ( controlé par Dassault) va racheter Gemalto,

 Atos rend les armes. Le conseil d'administration de la SSII a annoncé hier soir qu'il ne surenchérira pas sur l'offre à 51 euros par action Gemalto soumise par Thales, qui a reçu le soutien unanime des administrateurs du spécialiste des cartes à puces et de la sécurité numérique.

Le groupe dirigé par Thierry Breton avait dégainé une offre à 46 euros par action Gemalto la semaine dernière. Une proposition certes non-sollicitée mais qui se voulait amicale. Le conseil d'administration de Gemalto avait décliné. Trop chiche pour les actionnaires, trop risquée pour les dirigeants, trop incertaine pour les salariés. Il avait toutefois laissé la porte ouverte aux discussions. Le marché avait cru à un relèvement ou à l'arrivé d'une offre concurrente, mais avec une grande prudence : le titre évoluait légèrement au-delà de 46 euros, mais peinait à s'en éloigner. La rumeur d'un chevalier blanc a circulé rapidement.

Le nom de Thales* aussi.

Pas bien difficile à déduire : Gemalto figure sur la liste des sociétés stratégiques qui confère un droit de veto à l'Etat sur toute opération, il faut donc que l'acquéreur soit français; il faut aussi qu'il dispose d'une force de frappe financière de plusieurs milliards d'euros en numéraire; il faut enfin qu'il ait des activités dans le domaine de la sécurité numérique. Pas besoin de chercher midi à quatorze heures, seul Thales remplissait les trois critères.

Thales qui a donc proposé 51 euros par action, soit 4,8 milliards d'euros, une surenchère de 10,87% sur la proposition d'Atos. Mais contrairement à l'offre initiale, celle-ci est recommandée à l'unanimité par le conseil d'administration de Gemalto, dont le directeur général, Philippe Vallée, prendra les rênes de la nouvelle division créée au sein de Thales. Les planètes semblent totalement alignées entre les deux entreprises, ce qui a sans doute conduit au renoncement rapide d'Atos, qui se tient prête, mais seulement en cas d'échec du mariage. Belle joueuse, la SSII souhaite à Thales, Gemalto et ses salariés plein succès dans leur projet. Il n'y aura donc pas de bataille boursière, ce qui vient renforcer la réputation d'Atos, qui examine souvent des opportunités de croissance externe mais qui refuse de surpayer ses acquisitions. Si Bull, Unify et Xerox ITO ont été rachetées ces dernières années, le groupe a préféré renoncer à Worldpay, Nets ou Steria.

Désormais, on voit mal ce qui pourrait faire dérailler l'union Thales-Gemalto. D'autant que l'offre n'est pas miraculeusement sortie du chapeau en une semaine. Ces deux-là discutaient depuis plusieurs mois, c'est désormais avéré. L'offensive d'Atos n'a fait que précipiter les choses. L'Etat français ne posera pas de problème, il a donné sa bénédiction aux deux opérations.

La Commission européenne a autorisé mardi le projet de contrôle conjoint sur Thales par Dassault Aviation et TSA en mars 2009

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