A quoi sert le discours sur la menace russe supposée sur les élections ?

Publié le par FSC

 

PUBLIÉ PAR DANIELLE BLEITRACH

LE 

SOURCE : WWW.FACEBOOK.COM

Nous vous avons promis pour le week end un tour d'Europe et du monde qui permette d'éclairer la véritable signification du discours de Macron: voici le journal des travailleurs de Hongrie qui insiste sur l'utilisation par la commission de Bruxelles de "la menace" russe supposée pour mettre en place un système de répression de tout ce qui viendrait a contrario du discours officiel. Ceux qui aujourd'hui pour des raisons purement électoralistes pour que les réactions des candidats ne parlent pas de paix et considèrent essentiellement la question de l'énergie soit traitée en autarcie en fait une fois de plus contribuent à cette situation de répression idéologique et de contrôle de la propagande dont les travailleurs qu'ils prétendent défendre feront les frais.

Une fois de plus parce qu'ils ont une courte vue ou parce qu'ils sont vendus certains dans tous les partis et y compris dans le PCF malgré la position courageuse de Fabien ROUSSEL nous conduisent à la répression et au fascisme ; se donner comme porte parole un Roubaud Qashie c'est aller de fait dans le sens irresponsable de LFI , du PS, des verts, de Glucksman qui ont choisi de fait le bellicisme...

Que l'on ne nous dise pas que celui qui a été la plume et le chantfre des liquidateurs, un maitre censeur à changé de camp, il n'a pas changé de conviction et se montre incapable la main sur le coeur avec tout son ralliement au 40 e congrès de changer d'esprit et il n'est pas le seul. C'est toute la campagne qui est ainsi orientée vers l'acceptation même et surtout quand elle joue les braillards à la LFI.

 

*********************

 

Journal des travailleurs

La censure syndicale qui se prépare sera plus efficace que jamais.

Le prétendu « Bouclier de la démocratie européenne », présenté par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui ne bénéficie d'aucune légitimité électorale, est une nouvelle tentative de l'élite capitaliste bruxelloise et de l'alliance atlantique pour contrôler le discours politique. Officiellement, cette initiative vise à protéger les processus électoraux, les médias indépendants et l'espace numérique de la manipulation et de la désinformation étrangères. En réalité, il s'agit de la mise en place d'un appareil de surveillance centralisé, piloté par la Commission bruxelloise technocratique et le Département de la communication stratégique (SEAE), dont les objectifs restent opaques. Ce processus est directement contrôlé par Ursula von der Leyen, qui n'a été élue par aucun citoyen issu des classes populaires, mais exerce un pouvoir exécutif suprême sur l'ensemble du continent. Elle a également confié cet appareil au technocrate Michael McGrath, commissaire à la démocratie, instaurant ainsi un système destiné à protéger l'establishment néolibéral en place et sa crise face au mécontentement social.

« Défendre la démocratie » comme rhétorique impérialiste

Lorsque la bureaucratie bruxelloise proclame la défense de la démocratie, il ne s'agit pas du véritable droit des masses laborieuses à se faire entendre, mais du statu quo néolibéral. Ce projet repose sur le récit fallacieux selon lequel l'aggravation de la crise sociale européenne, l'inflation et les manifestations contre l'austérité ne résultent pas de failles structurelles du système capitaliste, mais sont uniquement le fruit de « forces extérieures » et de la « désinformation russe ». Le citoyen mécontent est ainsi privé de son pouvoir d'agir politiquement : aux yeux du système, le manifestant ne lutte pas contre l'exploitation, mais n'est qu'une « victime trompée et manipulée ».

La machine de censure au service du capital et de l'OTAN

Le renforcement de la surveillance des plateformes numériques par Bruxelles et l'institutionnalisation de la vérification des faits constituent un prolongement des outils de pouvoir de l'État capitaliste. Au lieu de briser la mainmise de Bruxelles sur l'information et la soif de profit des géants du numérique, la réglementation les contraint simplement à filtrer les contenus selon les exigences de Bruxelles. Dans ce système, les voix critiques à l'égard des guerres impérialistes, de l'élargissement de l'OTAN ou des politiques économiques de l'UE peuvent aisément être qualifiées de « menaces hybrides » ou d'« ingérence étrangère », étouffant ainsi toute critique authentique de gauche et anti-impérialiste.

Le tournant autoritaire de la démocratie bourgeoise

Le bouclier de la démocratie ne protège pas les travailleurs de la pauvreté ni de l'escalade de la guerre, mais la classe dirigeante du mécontentement de ses propres citoyens. L'Union européenne, par son contrôle juridique et technologique, restreint préventivement le champ du débat public afin de maintenir un ordre capitaliste fragile à une époque marquée par des antagonismes de classes de plus en plus aigus.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article