Les Hôpitaux, la santé ... malades des politiques de démantèlement : Gonesse, Châteaudun ...

Publié le par FSC

Comme dans la plupart des hôpitaux la situation des personnels et des usagers de Gonesse ne fait que se dégrader victime des politiques menées depuis des années par les pouvoirs, les ARS ...

 

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SOURCE : Le Parisien

Un débrayage pour dénoncer les condition de travail est prévu ce lundi midi avant une assemblée générale.

 

Sous-effectif, dégradation des conditions de travail… La CGT de l’hôpital de Gonesse appelle les personnels, soignants et non-soignants, à un mouvement de grève ce lundi. Ces derniers devraient débrayer entre midi et 13 heures avant une assemblée générale.

Pour le syndicat, l’établissement « ne fonctionne qu’au prix des efforts quotidiens et importants de tous les professionnels ». Et de dénoncer notamment les retours au travail réguliers sur les jours de repos et le sous-effectif chronique « confirmé par le reliquat d’heures cumulées cette année ».

Autre sujet essentiel soulevé par la CGT : l’insécurité après une nouvelle agression violente survenue ce jeudi sur le parking. « Ce point nous préoccupe depuis plusieurs années et avec le nouvel hôpital ça s’aggrave. Nous avons peur d’un drame. Que se serait-il passé cette semaine si un collègue n’avait pas fait fuir l’agresseur ? », interroge le syndicat.

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SOURCE : L'Echo Républicain

 

Des mamans ont accroché des bodies sur le grillage qui entoure l'hôpital où se trouve la maternité. © MARJORIE CAUCHOIX

 
Cinq cents personnes ont participé, hier matin, à la marche en faveur du maintien de la maternité de Châteaudun.

 

Les visages sont graves au départ de la marche en faveur du maintien de la maternité de Châteaudun, hier, à 10 h 30, place du 18-Octobre. Deux cents personnes - habitants du Dunois, salariés de la maternité, élus - sont présentes. Toutes ont répondu à l'appel à la mobilisation lancé par le Comité pour l'amélioration du service public hospitalier à Châteaudun, la Coordination nationale de défense des hôpitaux de proximité, la CFDT, la CGT et FO. Les rangs du cortège, eux, ne vont cesser de grossir au fur et à mesure de la marche dans les rues de la ville.

Les mamans, en particulier, sont venues en nombre, inquiètes du devenir de la maternité. « Il faut préserver ce service », indiquent trois mamans, juste avant le départ de la marche.

Des mamans inquiètes

Mélanie, 32 ans, a accouché de son troisième enfant, une fille, en avril. « Elle est arrivée avec 10 jours d'avance. J'ai eu des contractions dans la journée. Ma fille est née dans la nuit, en une heure de temps », confie la jeune maman dunoise. « Heureusement qu'il y a la maternité de Châteaudun, elle est à 5 minutes de chez moi. Si j'avais dû aller à la maternité du Coudray, à 50 minutes de route, j'aurais accouché dans la voiture ou dans l'ambulance des pompiers. » Des sages-femmes et aides-soignantes de la maternité sont, aussi, très préoccupées par l'avenir de la maternité, non pour elles « mais pour les futures mamans » qui vont devoir accoucher à Chartres, Orléans (Loiret) ou Blois (Loir-et-Cher), des villes situées entre 45 minutes et 1 heure de route.

Le cortège démarre en direction du centre hospitalier où se situe la maternité. Il emprunte la rue de la République. Sophie, qui habite à Châteaudun, est venue avec son fils. Elle a accouché à la maternité en 2013. « J'ai eu besoin d'une césarienne en urgence. Ils ont géré ça comme des chefs », se souvient-elle « heureuse qu'ils aient été là. Je n'aurais pas pu accoucher ailleurs qu'à Châteaudun. Faire 50 kilomètres aurait été impossible. C'est une bêtise de vouloir fermer la maternité. »

Le service public n'est pas uniquement fait pour être rentable, il est fait pour rendre service au public

Parmi les personnes mobilisées, nombre d'entre elles se posent une autre question cruciale, résumée par Émilie, née en 1989 à la maternité dunoise : « Si elle ferme, qu'adviendra-t-il de l'hôpital de Châteaudun ? Le service public n'est pas uniquement fait pour être rentable, il est fait pour rendre service au public », rappelle, très justement, la jeune femme qui habite à Orgères-en-Beauce.

 

Après la rue de la République et le boulevard Kellermann, le cortège arrive place de la Liberté, où se tient le marché du samedi. Cinq cents personnes sont alors présentes dans cette marche citoyenne. Elles se rendent, ensuite, au centre hospitalier. Les membres de la CGT pointent, alors, du doigt la pénurie de moyens dans les établissements publics de santé, comme c'est le cas à « Châteaudun, Vierzon, Dreux, Vendôme, Pithiviers… », avant d'évoquer la menace qui pèse sur 96 lits de l'hôpital Pasteur, au Coudray.

Il faut maintenir, ici, dans le sud de l'Eure-et-Loir, une égalité de soins. Nous ne menons pas un combat contre l'hôpital de Chartres

Alain Venot (LR), maire de Châteaudun et président de la Communauté de communes du Grand Châteaudun, ne cache pas son inquiétude : « L'urgence, c'est la maternité. Mais derrière, il y a d'autres enjeux, comme la cardiologie au sein de l'hôpital de Châteaudun. On dirait que tout est fait pour justifier une fermeture », dit-il, aux côtés de Claude Térouinard (LR), président du Conseil départemental, et de Philippe Vigier (Constructifs), député de Châteaudun.

Alain Venot ajoute : « Il faut maintenir, ici, dans le sud de l'Eure-et-Loir, une égalité de soins. Nous ne menons pas un combat contre l'hôpital de Chartres. Ce que nous souhaitons, c'est une vraie coopération », avant d'évoquer une « crainte de fusion entre les hôpitaux de Chartres, Châteaudun, Nogent-le-Rotrou et La Loupe. Des économies vont être faites, ici, sur le dos des 57.000 habitants du bassin de vie dunois. Nous manquons de médecins généralistes, de spécialistes. Comment les faire venir si, demain, il n'y a plus d'hôpital à Châteaudun ? »

Marjorie Cauchoix

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M
Ça c'est la France de la "Révolution" de macon : celle qui régresse, celle qui baisse les salaires et rogne les indemnités, celle qui sert le CAC 40.

hopital de Paris
"Au 1er janvier, la majoration des 10h de travail de nuit passera de 12,23 € à... 10,70 €
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