Interdiction de l'ONU du secrétaire général de la Fédération Syndicale Mondiale
DÉNONCIATION PUBLIQUE
Appel à soutien
Nous avons appris que le gouvernement des États Unis a refusé de délivrer un visa d'entrée au camarade George Mavrikos, Secrétaire Général de la FSM (Fédération Syndicale Mondiale), invité à participer aux sessions de l'ONU, en mars prochain, à New York.
George Mavrikos devait prendre la parole devant l'ONU et participer également, en tant qu’orateur principal, à la réunion annuelle des Organisations Syndicales membres et amies de la FSM qui se déroulera le même mois à Los Angeles (États Unis).
Cette position du Département d'État américain est antidémocratique et vise à empêcher l'action syndicale libre et le renforcement du mouvement syndical militant des travailleurs aux États-Unis. En même temps, il s'agit d'une discrimination délibérée à l’encontre de la FSM et de son droit à tenir son rôle au sein des Nations Unies, rôle qu'elle tient depuis 1945. Les gouvernements américains n'aiment pas la ligne résolument anti-impérialiste et antimonopole de la FSM et pensent qu’en pratiquant des interdictions antidémocratiques, ils mettront fin à son action internationaliste en faveur des peuples qui luttent pour décider, eux-mêmes, de manière libre et démocratique, de leur présent et avenir. Mais, ils n'y parviendront jamais, peu importe combien de discriminations racistes et anti-démocratiques sont exercées à l'encontre du mouvement syndical international.
La seule réponse officielle mais inacceptable du gouvernement impérialiste de Trump fut : «que le FSM devait demander à être exonérée du "Terrorist Travel System"».
Ces actions sont provocatrices et inacceptables. La FSM est une organisation syndicale internationale de masse et de classe, avec 92 millions de membres dans 126 pays à travers le monde. Depuis sa fondation, en octobre 1945 jusqu'à nos jours, son histoire est publique et bien connue. Et ce n’est pas, non plus, aujourd’hui qu’elle vendra son histoire.
Dans le même temps, l'interdiction d'entrée aux Etats-Unis faite au Secrétaire Général de la FSM pose une autre question. Comment est-il possible pour les Organisations Internationales d’agir aux États-Unis, puisque leur gouvernement établit des règles antidémocratiques et restreint la délivrance de visas, et ce, de façon tout à fait arbitraire. Nous attendons avec intérêt la position des services compétents des Nations Unies à ce sujet, alors que les États-Unis interdisent au représentant légal de la FSM l’entrée dans le pays où se trouve le Siège de l’ONU.
Devant cette situation, nous demandons qu'un visa légal soit accordé au Secrétaire Général de la FSM et que cessent toutes ces discriminations faites à l’encontre des cadres de la FSM.
Février 2018
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