REDON : mobilisation contre la casse de l'hôpital public sous couvert de modernisation!
SOURCE : Actu.fr
Les syndicats du Centre hospitalier ont profité de la venue d’Élise Noguera, directrice de l’Agence régionale de santé, pour se réunir devant la direction de l’établissement.

Une cinquantaine de personnes ont manifesté leur mécontentement sous les fenêtres de la direction du Centre hospitalier, alors que se déroulait au même moment l’installation d’un comité de pilotage pour la construction du nouvel hôpital. (©D.R.)
Par Arnaud GicquelloPublié le
Les syndicats du Centre hospitalier de Redon-Carentoir (CHIRC) sont en colère. Le mercredi 14 février, à 10 h, une cinquantaine de personnes ont manifesté leur mécontentement sous les fenêtres de la direction, alors que se déroulait au même moment l’installation du comité de pilotage pour la construction du nouvel hôpital, en présence notamment d’Élise Noguera, directrice de l’Agence régionale de santé (ARS).
Sur la forme, les syndicats ont peu goûté cette façon de procéder. « Aucun membre des représentants du personnel siégeant au conseil de surveillance n’a été intégré à ce groupe de travail », déplore Patrick Boulo, infirmier et secrétaire de la CGT de l’hôpital. « Pourtant, représentants du SDIS, élus du territoire, techniciens et le sous-préfet en font partie. »
« Nous avons sollicité l’ARS, mais elle botte en touche, renvoyant la responsabilité du dialogue social aux mains de la direction », ajoute Camille Le Masle, secrétaire de la section CFDT de l’hôpital. « Nous voulons être écoutés par l’ARS qui est le financeur du projet. »
« Alors que nous sommes les premiers concernés par la construction du nouveau bâtiment du centre hospitalier, nous ne prenons pas part aux échanges portant sur sa conception », regrette quant à lui Fabrice Leroux, secrétaire adjoint de la CGT. « Nous attendons davantage de concertation. »
Sur le fond du dossier, le projet de nouveau centre hospitalier concentre les inquiétudes de membres du personnel. Pour mémoire, en décembre dernier, l’État a remis en cause le site d’implantation d’un nouveau bloc central sur la butte de Bellevue. À la place, il préconise la construction d’un bâtiment neuf sur le parking de l’établissement actuel accueillant les hospitalisations et, dans un second temps, la rénovation du bloc central existant en le reliant avec une passerelle.
« Nous avons de nombreuses questions sur le projet présenté », poursuit Patrick Boulo, qui considère par exemple que la distance séparant les chambres de la maternité et les salles d’accouchement, situées dans l’ancien bloc central, est trop importante.
Dans le viseur également, la fermeture envisagée d’un tiers des lits d’hospitalisation en chirurgie et gynécologie, avec un passage de 15 à 10 en maternité et de 30 à 20 en chirurgie. « Nous sommes contre la suppression de lits. Par ailleurs, la réfection de la pharmacie, des services de restauration et de stérilisation n’est pas financée dans ce projet », ajoute Fabrice Leroux.