« Benyamin Netanyahou n’est pas le bienvenu à New York, pas plus qu’aucun autre criminel de guerre en fuite » : Zohran Mamdani appelle les États-Unis à arrêter le premier ministre israélien
Christophe Deroubaix
L'Humanité du 22 juillet 2026
Dans une vidéo publiée mardi 21 juillet, le maire de New York annonce ne pas avoir « l’autorité légale indépendante » pour arrêter Benyamin Netanyahou lors de sa venue à l’assemblée générale des Nations Unies en septembre. Zohran Mamdani avait confirmé, quelques jours plus tôt, vouloir respecter le mandat d’arrêt de la CPI visant le premier ministre israélien, si celui-ci venait à mettre les pieds à New York.
Il l’avait d’abord promis pendant sa campagne électorale. Puis l’avait confirmé lors d’un entretien accordé au New York Times. Zohran Mamdani souhaite faire arrêter Benyamin Netanyahou lors de sa venue à New York, pour l’assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU), en septembre prochain. « Je crois que le premier ministre Netanyahou a sa place à La Haye. C’est un criminel de guerre visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale », a-t-il alors expliqué.
La mairie de New York City n’est cependant pas en capacité de s’en charger. Zohran Mamdani l’a confirmé dans une vidéo publiée mardi 21 juillet sur ses réseaux sociaux. D’un ton solennel, le maire socialiste a d’abord rappelé que le premier ministre israélien est un « criminel de guerre » et l’« architecte d’un génocide horrible contre le peuple palestinien ». La ville ne dispose pas de « l’autorité légale indépendante » permettant d’arrêter Benyamin Netanyahou, a par la suite annoncé l’édile.
« Nous pouvons décider si notre silence deviendra une arme de plus »
Lors de son entretien avec le New York Times, Zohran Mamdani avait annoncé avoir des « discussions actives » avec les autorités new-yorkaises sur le sujet. « Tout ce que la loi m’autorise à faire à New York, c’est ce que nous ferons », avait-il ajouté. « Benyamin Netanyahou n’est pas le bienvenu à New York, pas plus qu’aucun autre criminel de guerre en fuite, a néanmoins tenu à déclarer le maire de New York, dans son allocution diffusée mardi. Si nous ne pouvons mettre fin au génocide à nous seuls, nous pouvons décider si notre silence deviendra une arme de plus, et nous pouvons examiner tous les moyens à notre disposition pour défendre l’humanité et la dignité de tous les êtres humains. »
Un appel à peine dissimulé à la Maison Blanche, et donc, à Donald Trump. Mais les chances qu’une arrestation de celui qui est considéré comme un allié proche du président des États-Unis soit envisagée semblent nulles. L’ex-magnat de l’immobilier a d’ailleurs annoncé, lundi, que le chef de gouvernement israélien ne serait arrêté « d’aucune manière, sous aucune forme que ce soit ». De plus, les États-Unis ne sont pas membres de la Cour pénale internationale (CPI), réduisant les contraintes du mandat d’arrêt.
Les observateurs estimaient alors que les prises de position de Zohran Mamdani l’empêcheraient d’atteindre la plus haute fonction élective de la plus grande ville des États-Unis. Ce qui est sûr, c’est qu’il entend désormais tenir toutes ses promesses.
