Encore une fois, Macron autorise Netanyahou à survoler le territoire français pour aller voir Trump à Washington

Publié le par FSC

Pierre Barbancey
L'Humanité du 28 juillet 2026

Benyamin Netanyahou, le 28 juillet 2026, à son arrivée à Washington.
© Countess Jemal/UPI/ABACA

 

Il a beau être sous mandat d'arrêt de la CPI, Benyamin Netanyahou a été autorisé par le gouvernement français à survoler l'Hexagone. Le premier ministre israélien se rendait à 
Washington pour rencontrer Donald Trump ce 28 juillet.


Combien de fois depuis le début du génocide à Gaza le gouvernement français a laissé Benyamin Netanyahou, sous mandat d’arrêt de la cour pénale internationale, survoler l’hexagone ? L’avion qui transportait le premier ministre israélien de Tel-Aviv à Washington, où il doit rencontrer Donald Trump ce 28 juillet, a obtenu l’autorisation de survoler le territoire français , selon une source diplomatique.


Il y a un an, le sujet avait déjà été soulevé à l’Assemblée nationale. Le 7 juillet 2025, pendant les questions d’actualité au gouvernement, le député insoumis Christophe Bex avait rappelé que Benyamin Netanyahou avait survolé la France à deux reprises cette année là : les 2 et 9 février ainsi que les 6 et 8 avril, à chaque fois en route vers son allié américain.
D’autres pays n’ont pas hésité à contraindre l’avion de Netanyahou à effectuer une déviation


Les deux fois, l’autorisation a été donnée au mépris du mandat international délivré par la Cour pénale internationale (CPI) contre le premier ministre israélien pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis dans la bande de Gaza. Certes, le droit international n’oblige pas directement les États ayant ratifié le Statut de Rome d’interdire leur espace aérien aux personnes sous mandat d’arrêt de la CPI.
Mais, il les oblige avec la Cour dans les enquêtes et poursuites qu’elle mène et a donc l’obligation d’arrêter quelconque personne visée par un mandat de la CPI présente sur son territoire. D’autres pays, comme l’Islande, l’Irlande ou les Pays-Bas n’avaient pas hésiter dans la nuit du 6 au 7 avril 2025 a contraindre l’avion de Netanyahou à effectuer une déviation de 400 kilomètres.


C’est donc un drôle de signal qu’envoie Emmanuel Macron en bafouant ainsi la justice internationale alors que, dans le même temps, les colons se déchaînent en Cisjordanie.

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