«Des images de casse jusqu'à la nausée» : la CGT de France Télévisions réclame la démission de Laurent Delahousse

Publié le par FSC

Après la diffusion dimanche soir d'un reportage sur France 2 exposant des scènes d'émeutes et de pillages du 17 octobre, avec peu de commentaires, le syndicat demande la démission de Laurent Delahousse et de ses équipes, qu'il accuse de « propagande ».

Aliénor Trouvé
Laurent Delahousse, animateur sur France 2.
Laurent Delahousse, animateur sur France 2. AFP / © Bertrand Guay


Un pavé lancé par la CGT au sein de France Télévisions. Dimanche soir, la chaîne de France 2 a diffusé un reportage d’une dizaine de minutes intitulé « Au cœur des violences », présentant des images des violences survenues en marge des manifestations contre la vie chère du 17 octobre, dont des affrontements, des incendies et des pillages.

 

 

Ce, avec peu de commentaires. De quoi indigner la CGT, qui dénonce un « crash éditorial » et réclame, ni plus ni moins, la démission de l’animateur Laurent Delahousse et de toute son équipe,.

Dans un communiqué publié mardi, le syndicat accuse le média public d’avoir réalisé un « clip de propagande » en se concentrant sur des images de violences, plutôt que sur la mobilisation à laquelle la CGT participait. « 12 minutes d’images de casse jusqu’à la nausée, comme dans un film trash », détaille le syndicat. Il dénonce un traitement médiatique qui aurait pour effet de « desservir » les revendications portées par les lycéens et les citoyens : « Un mouvement social d’ampleur nationale réduit à un message de haine sans filtre. »

 

La CGT ne mâche pas ses mots. « Le 20 Heures week-end a choisi son camp. » En attendant des réponses et explications claires du directeur de l’information de France Télévisions, pour savoir quelles suites ce dernier compte donner, le syndicat a affirmé que l’équipe du 20 Heures « a failli » et préconiser la démission de celle-ci. Plusieurs réclamations et courriels allant en ce sens ont été portés à la connaissance du médiateur de France Télévisions et au service des relations avec les téléspectateurs.

 
 

Réagissant à ces accusations, le groupe audiovisuel a reconnu certains torts. Philippe Corbé, directeur de l’information de France Télévisions, a expliqué sur France Info : « Nous avons proposé un reportage long format avec une écriture différente, produit par les magazines. Nous aurions dû mieux le distinguer du 20 Heures ; nous aurions dû être plus clairs, en contextualisant davantage. » Peu probable que la CGT s'en contente.

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