Ce qui préoccupe la Confédération Européenne des Syndicats : c'est le sauvetage de l'Union européenne !
La CES prétend être une confédération syndicale défendant les travailleurs.
Elle n'est pas avare de déclarations sur les droits, sur l'Europe sociale tout en étant totalement absente de l'organisation effective des luttes que les travailleurs engagent contre les politiques d'austérité, l'exigence de la Commission européenne des réformes structurelles contre les conquis sociaux en matière de droit du travail, de la protection sociale, du droit à la santé.
Comme on a pu le constater récemment au cours de notre lutte contre la loi el Khomri de 6 mois, durée pendant laquelle son silence a été abyssal !
C'est que fondée en 1973 pour contenir l'intervention des salariés, dépendante fortement du financement des institutions européennes, son principal souci et ses principales interventions consistent à mettre en garde lesdites institutions face à la colère qui monte du monde du travail contre une union exclusivement au service du capital, de l'oligarchie, de la finance.
Elle ne s'adresse donc pas d'abord aux travailleurs pour leur demander de résister mais aux institutions européennes pour les protéger de la colère populaire.
Dans sa plus récente adresse (voir ci-après) la CES réitère cette démarche.
En oubliant que déjà lors de la clôture de son 13e congrès à Paris en septembre 2015 son nouveau secrétaire général l'italien Luca Visentini devait rencontrer dès le lendemain du congrès, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne afin que es déclarations à l'ouverture du congrès soient transformées en actes.
Car comme à l'accoutumée Jean-Claude Juncker, grand manitou de la fraude sociale au Luxembourg s'était plié aux rites de l'exercice à l'occasion des grands messes "syndicales" de la CES en se fendant de la promesse d'investissements faramineux et de la relance du fameux "dialogue social".

Et comme prévu,
voir notre article de l'après-congrès de la CES :
http://www.frontsyndical-classe.org/2015/10/apres-le-congres-de-la-ces.html
RIEN n'a résulté ce cette attente de la relance du "dialogue social" et des "engagements" de J.-C. Juncker.
Reste à mobiliser pour que les travailleurs d'Europe interviennent réellement pour résister à la remise en cause de TOUS les conquis sociaux issus de la Libération et pour ce qui nous concerne à faire sérieusement le bilan de notre appartenance à la CES ces 20 dernières années !
Une inquiétude de la CES qui s'exacerbe en même temps que monte la contestation radicale de plus en plus large de l'existence même de l'Union européenne comme l'atteste le récent ouvrage de Coralie DELAUME :

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SOURCE : le site de la CES
Dernière chance pour l'Europe sociale
Extraits de la déclaration du 21 janvier 2017 :
Pour l’UE, c’est la dernière chance de répondre au ressentiment populaire à son égard. Tel est l’avertissement lancé par La Confédération européenne des syndicats (CES) à la Commission européenne.
Lundi prochain, 23 janvier, la Commission européenne dévoilera ses dernières réflexions en matière de politique et de législation sociale lors d’une conférence intitulée « The European Pillar of Social Rights: going forward together » (Le socle européen des droits sociaux : avançons ensemble) que donneront le Président Juncker et la Commissaire Thyssen.
« Le Président Juncker a été élu par le Parlement européen sur la promesse d’une Europe plus juste et plus sociale », a déclaré Luca Visentini, Secrétaire général de la CES. « Le très attendu socle des droits sociaux est pour lui l’occasion de tenir cette promesse. »
« L’UE a une dernière chance de répondre à la colère des travailleurs à son égard. Elle peut soit ignorer cette colère, soit veiller à améliorer le sort des travailleurs. »
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