POURSUIVRE le combat contre la réforme des retraites ça ne s'oppose pas aux autres actions revendicatives
Du côté de Laurent Berger il faudrait en effet savoir : tenu d'un côté par les décisions de congrés de la CFDT et de l'autre par la détermination des travailleurs et de l'opinion à ne pas lâcher il affirme que la bataille des retraites "ne cessera jamais".
Tandis que de l'autre (le en même temps oblige !) 'il dit préfèrer "obtenir des avancées concrètes" plutôt que de "poursuivre un but difficile à atteindre".
Comme si les choses devaient s'opposer, comme si la victoire sur les retraites n'était pas à portée et comme si l'idéologie du " dialogue social" dont par ailleurs on a bien vu les ravages devait prévaloir.
Et si le pouvoir n'est pas avare de promesses en ce moment c'est d'abord à la détermination, à l'ampleur et à la pugnacité du mouvement social qu'il faut rendre hommage.
Toutes raisons d'assurer en confiance le succés des grèves et des manifestations du 6 juin prochain, de mettre les députés devant les responsabilités et de contraindre le pouvoir au respect du rôle de l'Assemblée nationale le 8 juin !
Et l'unité est nécessaire mais également dans la clarté des positions des uns et des autres comme dans l'indispensable progrés et soutien au syndicalisme de classe !
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SOURCE : https://www.arabnews.fr/node/383396/france
- Ces déclarations interviennent quelques jours après que les syndicats ont renoué le dialogue avec la Première ministre
- Après avoir échoué à faire reculer le gouvernement, les syndicats sont confrontés à un dilemme
PARIS: Le premier secrétaire de la CFDT, Laurent Berger, affirme dans une interview au JDD dimanche que la bataille des retraites "ne cessera jamais", précisant cependant qu'il préfère "obtenir des avancées concrètes" pour les salariés plutôt que de "poursuivre un but difficile à atteindre".
"On verra après le 8 (juin, jour théorique de l'examen d'une loi d'abrogation de la réforme des retraites, NDLR). C'est certain qu'on ne va pas faire des manifestations à répétition", affirme M. Berger, qui quittera ses fonctions le 21 juin, interrogé sur le devenir du mouvement de contestation contre le recul de l'âge de départ à 64 ans.
"Notre sujet aujourd’hui, au sein de l’intersyndicale, est de se demander si on envoie dans le mur cette force populaire en lui faisant poursuivre un but difficile à atteindre ? Ou est-ce qu’on la transforme en énergie pour mettre nos interlocuteurs sous pression et obtenir des avancées concrètes ? Je préfère la deuxième option", poursuit-il.
Ces déclarations interviennent quelques jours après que les syndicats ont renoué le dialogue avec la Première ministre lors de réunions bilatérales à Matignon, malgré leur opposition intacte contre la réforme des retraites, promulguée le 14 avril.
Après avoir échoué à faire reculer le gouvernement, les syndicats sont confrontés à un dilemme, rejeter la reprise du dialogue avec le gouvernement, ou reprendre les discussions pour obtenir des "avancées concrètes" malgré tout.
[ le dilème est plutôt du côté du pouvoir, affaibli et discrédité par ses coups de force avec un Macron qui s'est lancé dans des promesses tout azimut dans l'espoir vain en tout cas pour l'heure de regagner la confiance perdue de l'opinion]
La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a affirmé mercredi ne pas voir l'intérêt d'une multilatérale Etat-syndicats-patronat, comme le souhaite la Première ministre, s'il n'y avait "pas d'annonces concrètes sur la question du retrait de la réforme des retraites ou de la hausse des salaires".
"Nous participerons à la suite", affirme de son côté M. Berger. "Certains collègues de l’intersyndicale peuvent être en désaccord là-dessus. Mais nous voulons nous servir de la force du mouvement social pour obtenir des avancées pour les travailleurs et cela nécessite d’aller discuter", affirme-t-il.
Autre signe de possibles désaccords au sein de l'intersyndicale, M. Berger est moins affirmatif que Mme Binet sur le fait que des propositions communes émergeront de la réunion des syndicats prévue le 30 mai.
"L’intersyndicale se réunira le 30 mai, nous verrons si une réponse émerge le soir même. Si on peut porter des revendications communes, c’est très bien. Sinon, cela reste la pluralité du mouvement syndical", explique-t-il.
