Interview du président russe Vladimir Poutine avec le journaliste Tucker Carlson : deuxième et dernière partie

Publié le par FSC

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Voici la suite et la fin de la traduction intégrale de l’interview de Vladimir Poutine, on peut considérer que vu ce qui se publie dans notre blog et d’autres, il n’y a pas de révélations sur ce qui a provoqué l’intervention, le rôle de la France non seulement dans le coup d’Etat mais dans le fait que les accords de Minsk n’ont jamais été autre chose qu’une couverture pour donner à l’OTAN le temps de se mettre en position offensive est connu.

Ce qui l’est moins c’est ce qu’était prêt à accepter la Russie et ses dirigeants dans la foulée de la fin de l’Union soviétique, la recherche d’une entente… La manière dont Poutine se positionne justement en tant que dirigeant ne voulant pas plus que les Etats Unis ou les Européens d’un retour à l’URSS. Comment loin d’être simplement, selon les commentaires de nos médias en train de nier l’existence de l’Ukraine, il était prêt à accepter la nouvelle donne et la création d’Etats nés du pacte entre capitalistes y compris dans l’ex-URSS.

Ce biais est-il lié au fait qu’il s’adresse à la population des USA, ou exprime-t-il sa propre conviction ? C’est comme quand les gens du Donbass et de Crimée attaqués sont désignés par le terme de corréligionnaires. Une référence qui renvoie à la difficulté pour un citoyen de Etats-Unis à penser l’athéisme ou la foi réelle du Russe., une conception de la nation mais toujours reprise dans la description des liens économiques et sociaux réels y compris les intérêts européens.

L’ambiguité demeure mais fait de cet interview un document historique sur lequel les historiens continueront longtemps à se pencher. Une adresse directe avec tous les aspects du cynisme :

Si l’administration Zelensky en Ukraine a refusé de négocier, je suppose qu’elle l’a fait sur instruction de Washington. Maintenant, s’ils voient à Washington que c’est une mauvaise décision, qu’ils l’abandonnent, qu’ils trouvent une excuse subtile et qui n’offense personne, qu’ils trouvent une solution. Ce n’est pas nous qui avons pris ces décisions, ce sont eux qui ont pris la décision là-bas, qu’ils l’abandonnent donc. C’est tout“.

Oui il y a les décideurs, mais il y a aussi le temps long et irreversible de la chute des empires, la horde. c’est une pensée dans les temps de l’histoire. Les historiens le contextualiseront et à ce titre ne pourront ignorer la prise de position de Ziouganov, celle du parti communiste chinois.

Il faut lire et relire ce texte, chaque phrase, manière dont poutine utilise son propre parcours centré sur les services de renseignement sans que jamais les aspects subjectifs prennent le dessus. Y a-t-il un dirigeant occidental apte à un tel exercice ?

note de danielle Bleitrach traduction de Marianne Dunlop

https://www.pnp.ru/politics/intervyu-prezidenta-rf-vladimira-putina-zhurnalistu-takeru-karlsonu-polnyy-tekst.html

 

LE TEXTE de l'interview deuxième partie :

 

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P
Le 4 juin 2000 Poutine reçoit le président des Usa, Bill Clinton, au cours de l' entretien il demande l' adhesion de la Russie a l' Otan... Tout est dit..
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