Donald Trump doit « saisir l’occasion » de favoriser la libération de Marwan Barghouti, selon le fils du dirigeant palestinien

Publié le par FSC

les agences de presse du 28 octobre 2025

 

 

Arab Barghouti – le fils du dirigeant palestinien Marwan Barghouti emprisonné en Israël depuis 2002 – appelle Donald Trump à saisir « l’occasion » du cessez-le-feu dans la bande de Gaza pour favoriser la libération de son père, seule figure selon lui capable d’unifier les Palestiniens en vue d’éventuels pourparlers de paix.
Nommé le « Mandela de Palestine » par ses partisans, le sexagénaire est un des architectes de la seconde Intifada, le soulèvement palestinien du début des années 2000, et est souvent cité comme un possible successeur du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Un tribunal israélien l’avait condamné en juin 2004 à cinq peines de prison à vie après l’avoir reconnu coupable d’implication dans quatre attentats anti-israéliens ayant tué cinq personnes, une lourde peine qui n’a pas entaché sa popularité chez les Palestiniens.
Le président américain avait déclaré, à la mi-octobre, qu’il allait « prendre une décision », sans donner de date précise, sur la question de M. Barghouti, après un premier appel à sa libération par son épouse, Fadwa.

Un bombardement israélien sur une scierie cause la mort de deux hommes


Deux hommes, des frères, ont été tués lundi dans un bombardement israélien sur une scierie du village d’Al-Bayyad, dans le district de Tyr (sud du Liban), selon le ministère de la santé libanais.
Cette attaque porte à 23 le nombre de morts dans des raids similaires israéliens sur le sud et l’est du Liban depuis le début d’octobre. L’aviation israélienne a intensifié ses frappes au cours des derniers jours, affirmant viser des membres ou des infrastructures du Hezbollah malgré la fin de la guerre entre les deux parties en novembre 2024.
De son côté, l’armée israélienne a affirmé avoir visé et tué un membre de l’unité d’élite du Hezbollah, la force Radwan, identifié comme Hussein Ibrahim Suleiman, dans le secteur d’Al-Bayyad. Elle a ajouté qu’un autre « terroriste du Hezbollah », Hussein Ibrahim Suleiman, avait aussi été tué. Selon l’armée, les deux hommes « travaillaient à rétablir le site d’une infrastructure terroriste ».
Dans un entretien diffusé dimanche soir par la chaîne du Hezbollah, Al-Manar, son secrétaire général, Naïm Qassem, a affirmé que le groupe était « prêt à se défendre » en cas d’escalade.
Dans le même temps, l’armée israélienne a accusé la Force intérimaire de l’ONU au Liban (Finul) d’avoir abattu la veille l’un de ses drones de renseignement dans le sud du Liban. L’émissaire américaine Morgan Ortagus est arrivée lundi soir à Beyrouth, où elle doit rencontrer les responsables libanais et participer à une réunion du mécanisme surveillant le cessez-le-feu, qui regroupe outre le Liban et Israël, les Etats-Unis, la France et l’ONU.

Le corps d’otage remis par le Hamas a été rapatrié en Israël


« Le cercueil de l’otage, escorté par les troupes [israéliennes], a franchi la frontière vers l’Etat d’Israël il y a peu et est en route vers l’Institut national de médecine légale, où les procédures d’identification seront effectuées », a communiqué l’armée de l’Etat hébreu. Depuis le cessez-le-feu entre le Hamas et l’armée israélienne, entré en vigueur le 10 octobre, 16 des 28 otages morts ont été remis à Israël.
Le gouvernement israélien avait annoncé plus tôt qu’une équipe composée de membres du Comité international de la Croix-Rouge, de secouristes égyptiens ainsi que d’un représentant du Hamas recherchaient des dépouilles mortelles d’otages à Gaza. Sur des images filmées par l’Agence France-Presse dans le quartier de Touffah, dans la ville de Gaza, des engins de chantier et des camions étaient en marche au milieu des ruines pour tenter de retrouver des corps.
Rappelant qu’aux termes de l’accord de cessez-le-feu tous les otages morts et vivants auraient dû être rendus dès le 13 octobre, le Forum des familles, la principale organisation israélienne de familles d’otages, a appelé lundi « le gouvernement israélien, l’administration américaine et les médiateurs à ne pas passer à la phase suivante de l’accord tant que le Hamas n’aura pas rempli toutes ses obligations ».
La deuxième phase du plan du président américain, Donald Trump, visant à mettre fin définitivement à deux ans de guerre, comprend notamment le désarmement du Hamas, l’amnistie ou l’exil de ses combattants et la poursuite du retrait israélien de la bande de Gaza, des points qui restent sujets à discussion.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article