Israël interdit aux familles des prisonniers palestiniens de célébrer publiquement leur libération
les agences de presse du 12 octobre 2025
Les services de renseignement israéliens ont donné consigne aux familles des prisonniers palestiniens libérés de ne pas célébrer publiquement leur remise en liberté, selon une source ministérielle palestinienne au Monde. « Hier, les services de renseignement israélien ont vu la plupart des prisonniers en détention, ils leur ont donné un téléphone pour prévenir leurs familles qu’ils allaient être libérés. Les Israéliens ont dit aux familles qu’elles ne devaient pas célébrer publiquement, ne pas mettre de drapeaux ou quoi que ce soit, de la même façon qu’ils l’avaient interdit les fois précédentes », indique cette source impliquée dans les préparatifs.
L’accord signé par le Hamas et Israël prévoit que les échanges de prisonniers et d’otages, par l’intermédiaire de la Croix-Rouge internationale, doivent se dérouler sans cérémonie publique, ni couverture médiatique, contrairement au cessez-le-feu de janvier où le Hamas avait mis en scène les libérations dans Gaza.
Sur les 250 prisonniers condamnés à des longues peines qui devraient être libérés en échange de 48 otages israéliens, dont vingt seraient vivants, l’Autorité palestinienne estime que 85 à 90 devraient être libérés en Cisjordanie, quelques-uns dans Jérusalem-Est, les autres à Gaza ou directement à l’étranger, selon une répartition non précisée à ce stade. Quelque 1 700 habitants de Gaza, arrêtés depuis le 7 octobre 2023, sans avoir été jugés, vont être relâchés dans le même cadre.
Israël ne libérera les détenus palestiniens qu’après confirmation que tous les otages ont été rendus
Israël ne commencera à libérer les détenus palestiniens devant être relâchés en échange de la libération des otages à Gaza qu’à partir du moment où il aura la confirmation que tous les captifs, vivants et morts, ont bien été rendus, a déclaré dimanche une porte-parole du premier ministre israélien.
« Les prisonniers palestiniens [dont la libération est prévue dans l’échange] seront libérés une fois qu’Israël aura la confirmation que tous nos otages devant être libérés demain auront passé la frontière avec Israël », a déclaré Shosh Bedrosian lors d’un point de presse.
Lors de la dernière trêve, la confirmation de l’identité des otages morts n’avait été obtenue qu’après une autopsie à l’institut médico-légal d’Israël.