Malgré l’entrée en vigueur d’un fragile cessez-le-feu, les habitants de la bande de Gaza continuent de subir la faim au quotidien
les agences de presse du 27 octobre 2025
Malgré l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, les habitants du territoire palestinien assiégé par Israël continuent de vivre dans des conditions très dures. « La faim est toujours présente », car l’aide humanitaire entrant dans Gaza est « insuffisante », selon l’ONU.
Hiam Moqdad, une femme de 62 ans, est retournée dans la ville de Gaza, où elle a, avec sa famille, installé une tente sur les décombres de leur maison, détruite pendant la guerre.
« On souffre pour avoir de l’eau (…). J’ai cuisiné des pâtes pour nourrir les enfants, mais je ne peux acheter ni légumes ni rien d’autre, car nous n’avons ni argent ni revenu. Nous n’avons ni matelas ni rien. J’allume une bougie parce que je n’ai ni électricité ni batterie (…) », a-t-elle déclaré à l’Agence France-Presse (AFP).
« Les enfants ne disent plus “je veux aller à l’école”, mais plutôt “je veux aller chercher de l’eau ou des colis alimentaires”. Ils ont oublié leur éducation. Ils ont même oublié comment jouer. »
« L’accord n’en est qu’à ses débuts », affirme le Hamas
« Nos armes sont liées à l’occupation [israélienne]. Si l’occupation prend fin, ces armes reviendront à l’Etat. La question des armes fait toujours l’objet de discussions avec les factions [palestiniennes] et les médiateurs, et l’accord n’en est qu’à ses débuts », a déclaré dimanche dans un communiqué le négociateur en chef du Hamas, Khalil Al-Hayya.
Plus tôt dimanche, le premier ministre israélien a affirmé son droit de veto sur les membres de la force internationale qui devrait sécuriser l’après-guerre dans la bande de Gaza, que son allié américain tente de mettre en place.
« Nous avons (…) clairement exprimé, au sujet des forces internationales, qu’Israël déciderait quelles forces sont inacceptables pour nous », a déclaré M. Nétanyahou, opposé au déploiement de forces de la Turquie, pays qui entretient des liens étroits avec le Hamas. « Nous sommes un Etat indépendant, a-t-il martelé devant ses ministres. Notre politique de sécurité est entre nos mains. »
Trois morts dans des bombardements israéliens au Liban
Trois personnes ont péri dimanche dans des frappes israéliennes au Liban, ont fait savoir les autorités libanaises, l’armée israélienne affirmant avoir tué deux membres du Hezbollah dans l’est et le sud du pays.
Depuis jeudi, 11 personnes ont péri dans les raids aériens israéliens au Liban, malgré un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah entré en vigueur à la fin de novembre 2024. Le ministère de la santé libanais avait déjà annoncé deux morts un peu plus tôt dans la journée, avant d’évoquer une nouvelle frappe israélienne dans la région de Baalbek, qui a « coûté la vie à un Syrien ».
L’armée israélienne avait affirmé samedi avoir tué « un commandant de l’unité antichar » de la force Radwan, régiment d’élite du Hezbollah pro-iranien, qu’elle a identifié comme étant Zayn Al-Abidine Houssein Fatouni. Dans un communiqué publié dimanche, l’armée israélienne a précisé avoir éliminé samedi un second membre de la force Radwan dans le sud du Liban, qu’elle a identifié comme étant Mohammed Akram Arabiya.
