Flottille pour Gaza : une enquête pour tortures ouverte par le parquet national antiterroriste
L'Humanité du 21 juillet 2026
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| Un bateau du deuxième convoi de la Global Sumud Flotilla quitte le Moll de la Fusta, le 12 avril 2026, à Barcelone, en Catalogne (Espagne). © Lorena Sopena/Europa Press/ABACAPRESS.COM |
Le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête préliminaire en France pour tortures le 1er juillet, « à la suite des plaintes de deux personnes ayant pris part à une flottille pour Gaza en octobre 2025 », a-t-il indiqué mardi 21 juillet, sollicité par l’AFP.
Le parquet national antiterroriste (Pnat) a ouvert une enquête préliminaire en France pour tortures le 1er juillet, « à la suite des plaintes de deux personnes ayant pris part à une flottille pour Gaza en octobre 2025 », a-t-il indiqué mardi 21 juillet, sollicité par l’Agence France-Presse. Après plusieurs jours de détention arbitraire dans les geôles israéliennes à l’automne 2025, l’ensemble des ressortissants français, dont notre collègue Émilien Urbach, avait raconté ses conditions de détention, parlant même d’« une forme de torture ».
Une première enquête ouverte en juin
Une autre enquête préliminaire a été ouverte par le Pnat début juin, pour tortures et crimes de guerre, suite à un signalement du Quai d’Orsay sur la manière dont des Français d’une autre flottille pour Gaza avaient été traités, en mai 2026, par Israël. Ce signalement avait été effectué après la diffusion d’une vidéo d’une extrême violence, publiée par le ministre de la sécurité nationale israélien, Itamar Ben Gvir. Celle-ci montrait des militants agenouillés et mains liées à la suite de leur interception en mer et de leur placement en détention dans le sud d’Israël.
Des militants avaient même rapporté avoir été témoins de l’utilisation de tasers, de balles en caoutchouc, de grenades assourdissantes et de chiens. Des blessés se seraient vus refuser des soins médicaux. Des femmes ont également témoigné de violences sexuelles. Malika, infirmière niçoise, avait accepté de témoigner dans nos colonnes.
