NICE: Max Barel : on ne récupère pas la Résistance quand on est l'héritier de ses ennemis

Publié le par FSC

En organisant la cérémonie d'hommage à Max Barel, Eric Ciotti, maire de Nice et allié du Rassemblement National, se livre à une pitoyable tentative de récupération de l'esprit de la Résistance qu'incarnait ce militant communiste, torturé et assassiné par l'officier SS Klaus Barbie le 11 juillet 1944. Un texte de descendants de résistant·es.

Olivier Salerno

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L’extrême droite cherche à détourner à son compte les symboles de la Résistance. Madame Le Pen citait encore dernièrement le chant des partisans. Ce samedi, en organisant la cérémonie d'hommage à Max Barel, Eric Ciotti, maire de Nice et allié du Rassemblement National, se livre à une pitoyable tentative de récupération de l'esprit de la Résistance qu'incarnait ce militant communiste, torturé et assassiné par l'officier SS Klaus Barbie le 11 juillet 1944.

En politicien sans vergogne, Éric Ciotti ne recule devant rien pour favoriser la banalisation de l'extrême droite, de ses idées et de son héritage. Malheureusement, par naïveté ou ignorance, certain·es participent à cette banalisation.

Pour notre part, nous n'oublions pas que non seulement l'occupant nazi, mais aussi ses collaborateurs, dont beaucoup furent à l’origine de la création du Front National avec Le Pen, multiplièrent les crimes pour tenter de museler la Résistance.

Rendre hommage aux résistant·es, qu'ils et elles furent communistes, gaullistes, juif·ves, chrétien·nes, citoyen·nes français·es ou étranger·ères, c'est perpétuer le combat contre les idées de racisme, d'antisémitisme et de xénophobie, contre la stigmatisation de « l'autre ». C'est être lucides et vigilant·es face aux idéologies qui prônent la haine, l’exclusion, et qui ne mènent qu’à la catastrophe.

Plus que jamais, il est nécessaire de faire vivre cette mémoire commune pour ne pas oublier que la lutte contre le fascisme se renforce d'un combat pour l'émancipation humaine. Et il n'y a pas d'émancipation humaine possible sans la justice et le progrès social. C'est tout le sens du programme du Conseil National de la Résistance.

Hier comme aujourd'hui, sans compromission avec l'extrême droite niçoise, nous rendrons un hommage populaire à nos martyr·es et à la Résistance le vendredi 28 août, au carrefour éponyme à Nice.

 

Premières signatures : 

Louis Anelli, fils d’Antoine Anelli, résistant FTP, commandant de la 6e Cie de Nice, et de Josette Anelli, née Lanzelotti, résistante FTP, agent de liaison / Anne-Laure Chaintron, petite-fille d’André Chaintron, résistant communiste à Paris, et petite-nièce de Jean Chaintron, résistant communiste, anti-colonialiste, préfet à la Libération / Allan Clerc, arrière-petit-fils d’André Jandel, combattant volontaire de la Résistance, médaillé pour acte de bravoure / Nathalie Gastaud, petite-fille d’Henriette Gastaud, née Dubois, résistante communiste, secrétaire de Virgile Barel avant la Guerre, agent de liaison / Dominique Guichon, fille de Jules Guichon, résistant dans le Haut-Jura / Robert Injey, petit-fils de Benjamin Gassier, FTP passage à niveau / Nicole Salerno, petite-fille de Giovanni Salerno, militant antifasciste italien à Tunis durant la Guerre / Olivier Salerno, petit-neveu d’Indalecio Rodriguez, Républicain espagnol, engagé volontaire en 1936

Photo : Maquisards de Levens à Nice devant l’hôtel Scribe, au matin du 29 août 1944 - Photo : Collection MRA

 
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