« Nous ne disons pas au peuple crois, nous lui disons lis »
C’est cette citation de Fidel Castro qui a été choisie pour l’affiche annonçant la 43ème édition de la Foire du livre. L’évènement devait originellement se tenir en février comme tous les ans. Reporté à cause de la crise énergétique et de la recrudescence du blocus, il s’est ouvert le 10 août, en premier lieu à La Havane, avant de parcourir les différentes provinces.
Certes la fête du livre 2026 n’aura pas l’ampleur des années précédentes, durée raccourcie avec 7 jours à La Havane, et 3 jours dans les capitales de province, nombre plus faible de pays représentés, nombre d’ouvrages proposés également restreint. Si les ouvrages publiés par les maisons d’édition cubaines sont proposés à des prix très accessibles, de nombreux autres, notamment étrangers sont eux accessibles en devises à des prix nettement plus élevés.
Mais la volonté de maintenir ce rendez-vous culturel qui rassemble le plus grand nombre de participants dans le pays marque bien, s’il en était besoin, l’importance que la Révolution cubaine a toujours accordée à la lecture et plus largement à la culture.
Alors que les difficultés de la vie quotidienne pèsent lourdement, Cuba n’est pas un pays à l’arrêt. Les activités culturelles se poursuivent, la recherche aussi, dans le domaine médical ou pour trouver des solutions au blocus pétrolier en raffinant le pétrole cubain. Les quelques reportages lus ou entendus ces dernières semaines dans les médias français évoquent rarement ces aspects, nous nous efforçons, sans occulter les problèmes, de le faire dans notre Lettre hebdomadaire.
Bonne lecture !