Bande de Gaza : huit pays à majorité musulmane condamnent dans « les termes les plus fermes » les appels de ministres israéliens à déplacer les Palestiniens

Publié le par FSC


Les agences de presse du 06 septembre 2026

Dans la bande de Gaza, le 6 septembre 2026. OMAR AL-QATTAA/AFP

 

Les ministres des affaires étrangères d’Arabie saoudite, d’Egypte, de Jordanie, des Emirats arabes unis, du Qatar, du Pakistan, d’Indonésie et de Turquie ont condamné les « plans et mécanismes visant à expulser de force les Palestiniens de leur terre ».

Huit pays à majorité musulmane ont condamné, dimanche 6 septembre, les appels de ministres israéliens à expulser la population palestinienne de la bande de Gaza, estimant que de telles mesures fragiliseraient le plan de paix défendu par les Etats-Unis.
Mercredi, le ministre de la défense israélien, Israel Katz, avait assuré que son gouvernement était « organisé, et prêt à faire sortir par la mer, par les airs, par toutes les voies possibles » la population de Gaza, mais à condition que les Etats-Unis donnent leur autorisation.
Le lendemain, le ministre d’extrême droite Itamar Ben Gvir, chargé de la sécurité nationale, avait présenté une proposition pour vider la bande de Gaza de sa population palestinienne, qui serait envoyée à l’étranger.


En réaction, les ministres des affaires étrangères d’Arabie saoudite, d’Egypte, de Jordanie, des Emirats arabes unis, du Qatar, du Pakistan, d’Indonésie et de Turquie ont condamné, dans « les termes les plus fermes », les « plans et mécanismes proposés visant à expulser de force les Palestiniens de leurs terres ».
« De telles mesures remettent directement en cause les efforts internationaux visant à instaurer la paix, en particulier le plan du président Donald Trump pour mettre fin au conflit à Gaza, qui rejette fermement tout déplacement forcé », ont-ils ajouté, en référence au plan de paix pour Gaza soutenu par les Etats-Unis.


Samedi, l’ambassadeur des Etats-Unis en Israël, Mike Huckabee, fervent soutien d’Israël et de la politique de colonisation en Cisjordanie occupée, a affirmé qu’il n’existait « aucun plan » israélien pour expulser la population palestinienne de la bande de Gaza.
Le déplacement forcé d’une population civile constitue un crime de guerre au regard du droit international.


La quasi-totalité des habitants de Gaza ont été déplacés par la guerre dévastatrice lancée par Israël en réaction aux attaques sans précédent du 7 octobre 2023 menées par le Hamas qui avaient fait plus de 1 200 morts sur le sol israélien.
Depuis trois ans, plus de 73 000 personnes ont été tuées par l’armée israélienne à Gaza, selon le ministère de la santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l’Organisation des Nations unies.

 

 

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