Des images satellites de Google montrent l’état de destruction de la bande de Gaza depuis le cessez-le-feu

Publié le par FSC

L'Humanité du 1er octobre 2026

Ces images montrent l’étendue des bombardements et des dommages causés par l’armée israélienne dans toute la bande de Gaza.
Capture d'écran google maps

 

Des nouvelles images satellites, prises en juin dernier, et publiées par Google Maps et Google Earth révèlent la gravité des dégâts criminels causés par l’armée israélienne. Elles confirment que les destructions ont continué après l’accord de cessez-le-feu en octobre 2025.
L’ampleur des destructions dans la bande de Gaza est visible depuis le ciel. Les nouvelles images satellites, prises en juin dernier, et publiées par Google Maps et Google Earth, révèlent la gravité des dégâts criminels causés par l’armée israélienne.


Mais surtout, elles dévoilent les destructions de logements, de commerces, de lieux de culte et d’infrastructures qui se sont poursuivies depuis la signature d’un cessez-le-feu, le 9 octobre 2025 entre les autorités israéliennes et le mouvement islamiste palestinien du Hamas. L’ONU a constaté que durant cette période, le nombre de structures détruites avait augmenté de 9 %.

60 % de la population n’a plus de logement


Ces images montrent l’étendue des bombardements et des dommages causés par l’armée israélienne dans toute la bande de Gaza. À Rafah, près de la frontière avec l’Égypte, seuls de rares bâtiments sont encore debout, comparé aux images de 2022. Mêmes scènes apocalyptiques dans les quartiers de la ville de Gaza à Jabaliya, Shuja’iya, Tuffah, ou à l’hôpital Al-Shifa et dans les villes du nord à Beit Lahiya et Beit Hanoun.
L’information est devenue virale dimanche 27 septembre avec la publication sur X d’une capture d’écran montrant l’étendue des dégâts par l’eurodéputé irlandais de centre-droit Barry Andrews. Dans un entretien accordé à Newsweek, Google a expliqué les images avaient déjà été rendues disponibles en juin.


Les Nations unies viennent de publier un nouveau rapport estimant qu’environ 1,9 million de personnes à Gaza avaient été déplacées, beaucoup étant obligées de déménager plus d’une fois. Le document pointe que plus de 60 % de la population avait perdu leur maison. Selon l’UNRWA, l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, 82 % des structures ont été endommagées soit 200 000 bâtiments.
« Le volume total des décombres à Gaza est estimé à 61 millions de tonnes. Cela représente environ 20 fois la quantité de décombres générée par l’ensemble des guerres menées dans le monde au cours des 18 dernières années », a constaté le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Alors que plus de 74 000 Palestiniens ont été tués, 175 068 blessés depuis le début de la guerre, à Gaza, le 7 octobre 2023, la présence de restes humains encore ensevelis sous les décombres reste l’un des problèmes humanitaires les plus urgents.


 

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