« Qu’ils mettent de l’argent sur la table » : l’Union étudiante présente dix mesures d’urgence pour les facs et les lycées

Publié le par FSC

Effectivement les caisses ne sont pas vides comme le pouvoir et les médias aux ordres ne cessent de le marteler !

Simplement il faut aller chercher les moyens financiers là où ils sont :

Dans les poches des privilégiés et des grandes fortunes, dans les profits mirobolants des actionnaires du pétrole et de l'armement, dans les dépenses d'armement en hausse vertigineuse ...

 

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L’Union étudiante, ici lors de la marche du 29 septembre 2026 à Marseille, a présenté dix mesures d’urgence.
©Denis Thaust / Imago

Réunies sur www.10mesures.fr , ces revendications forment une plateforme commune aux lycéens et aux étudiants, ouverte à la signature des organisations et des particuliers. 
 

 

L’Union étudiante a présenté, lundi 5 octobre, une plateforme commune aux lycéens et aux étudiants. Soutenue notamment par l’Union syndicale lycéenne, elle réclame des moyens dès le budget 2027, avant les manifestations du 6 octobre.

« Ils nous promettent des choses, mais ils ne s’engagent à rien. » Au lendemain des annonces de Sébastien Lecornu, l’Union étudiante maintient la pression. Lundi 5 octobre, Éloïse Lefebvre-Milon, sa secrétaire générale, et Sabrine Kharbach, sa porte-parole, ont présenté dix mesures d’urgence. Avec un rendez-vous dès mardi : des blocages le matin, puis des manifestations, que salariés et parents d’élèves sont invités à rejoindre.
Réunies sur www.10mesures.fr , ces revendications forment une plateforme commune aux lycéens et aux étudiants, ouverte à la signature des organisations et des particuliers. Élaborée à partir des assemblées générales et des revendications syndicales, elle est soutenue par l’Union syndicale lycéenne (USL), l’Unef et Solidaires étudiants. Elle servira de base aux discussions avec le gouvernement. « Nous les avons rejoints, mais pas que pour les soutenir, pour ajouter nos propres revendications », explique l’Union étudiante à propos des lycéens.

« On n’a pas besoin qu’on nous explique comment ça fonctionne »
La veille, le locataire de Matignon avait demandé à ses ministres d’engager cinq chantiers concernant notamment les enseignants absents, les bâtiments, les emplois du temps et l’orientation. Sébastien Lecornu attend de premières décisions chiffrées avant la fin octobre. Pour les représentantes syndicales, ces problèmes sont pourtant connus de longue date. Elles exigent en conséquence des engagements dans le projet de loi de finances pour 2027 : « Qu’ils mettent de l’argent sur la table. »
La plateforme réclame un plan de rénovation des établissements scolaires et universitaires, des recrutements de personnels éducatifs, de santé et d’accompagnement, ainsi qu’un statut de fonctionnaire pour les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Elle demande également une pause déjeuner d’au moins une heure trente et davantage de pouvoir pour les élèves dans les instances lycéennes.
Sur Parcoursup et Mon Master, le premier syndicat étudiant revendique la fin de la sélection et la création de 150 000 places dans l’enseignement supérieur. Une meilleure lisibilité des procédures, comme l’a évoqué Sébastien Lecornu, ne suffira pas : « On n’a pas besoin qu’on nous explique comment ça fonctionne », résument les deux militantes. En revanche, leur organisation défend un outil permettant de consulter les formations et de s’y inscrire sans classement des candidatures.
Contre la précarité, les organisations demandent une hausse de 200 euros des bourses à tous les échelons, le rétablissement et la revalorisation des aides au logement, le gel des loyers Crous et la construction de logements étudiants. Elles réclament les moyens de rendre les repas à 1 euro accessibles et la suppression des frais d’inscription différenciés pour les étudiants étrangers.

« Le nombre nous protège »
L’Union étudiante veut aussi renforcer les liens avec les personnels : « Quand on parle de nos conditions d’études, à eux, on parle de leurs conditions de travail. » Elle dénonce une répression « administrative » et « policière », notamment les fermetures de campus assorties de cours à distance obligatoires, et demande que les absences liées au mouvement ne soient pas sanctionnées.
La structure appelle les parents, syndicalistes et observateurs des violences policières à se rendre devant les établissements. Des recours contre les interdictions de manifester sont en outre préparés. « Le nombre nous protège », insiste le syndicat, attendu mercredi 7 octobre chez le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste. Avec cette ambition : « On n’attend pas qu’ils se bougent tout seuls. On va les faire bouger. »


 
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