Que faut-il de plus à Lepaon?

Publié le par FSC

Comme s'il fallait clarifier les objectifs de la conférence sociale!

NON Thierry Lepaon les choses sont au contraire très claires et la conférence sociale de ce début juillet, comme les précédentes n'est organisée que pour légitimer de nouveaux reculs sociaux, donner satisfaction au patronat avec l'aval des syndicats au nom du "dialogue social".

Et dans ce contexte la seule attitude qui vaille et qui soit digne du combat et du rôle des syndicats et de la CGT en particulier c'est le boycott de cette véritable mascarade et sa dénonciation publique, nette et sans bavure.

Comme de nombreux militants et de nombreuses organisations de la CGT l'ont amplement exprimé.

Le rôle de la CGT?

D'abord, avant tout, exclusivement : préparer la nécessaire confrontation pour bloquer la politique du gouvernement comme y invite le congrès de l'Union départementale des Hauts de Seine et bien d'autres organisations de la CGT.

Ci-après pour information le communiqué de l'AFP et une expression sur le site même de la CGT.

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Source AFP le 2 juillet

 

Le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon, a estimé mercredi que la réponse apportée par le Premier ministre Manuel Valls aux revendications patronales était une "véritable provocation" et demandé au président François Hollande de "clarifier les objectifs " de la conférence sociale.

"Le gouvernement choisit son camp: celui du patronat qui ne veut rien lâcher", dénonce la centrale dans un communiqué.

La CGT reproche à Manuel Valls de "donner raison au patronat qui ne veut plus entendre parler de la reconnaissance de la pénibilité", d'"affaiblir" la nouvelle réglementation sur le temps partiel et d'ouvrir la voie à un relèvement des seuils sociaux dans les entreprises, trois revendications formulées par les organisations patronales, qui avaient menacé de boycotter la conférence sociale des 7 et 8 juillet.

"La CGT est fortement préoccupée par les dernières annonces" du Premier ministre qui "entendent cantonner le syndicalisme tout entier dans un rôle de figuration, particulièrement méprisant, pour l'exercice de la démocratie sociale", affirme le syndicat.

Dans une lettre au président de la République, Thierry Lepaon demande donc à François Hollande "une clarification sur l'ordre du jour et les objectifs" qu'il assigne à la conférence sociale.

"Les engagements pris par le Premier ministre vis-à-vis des organisations patronales modifient de fait l'ordre du jour de la conférence sociale, puisque l'objectif est de répondre à la question: comment satisfaire les exigences posées par le patronat", écrit-il.

Pour M. Lepaon, qui attend une "réponse" du chef de l'Etat, "l'exercice du dialogue social ne peut pas se traduire par la définition qu'en donne aujourd'hui le Premier ministre".

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Déclaration de Valls : Une provocation inacceptable !

mercredi 2 juillet 2014 , par Laura

A la veille de la Conférence sociale organisée par le gouvernement avec les organisations patronales et syndicales, les 7 et 8 juillet, le Premier ministre Manuel Valls vient d’annoncer publiquement son choix de ne plus parler des sujets qui fâchent le patronat. Ce choix confirme plus que jamais le sens politique des mesures qui impacteront la vie des salariés de ce pays.

Le patronat uni comme jamais veut imposer son modèle social où les questions précisément sociales disparaissent tout simplement du paysage. La moindre avancée dans ce domaine est vécue par le patronat comme une entrave au développement économique des entreprises.

Ainsi, très concrètement, le gouvernement donne raison au patronat qui ne veut plus entendre parler de la reconnaissance de la pénibilité et de la responsabilité qu’il porte dans ce volet. Dans cette même logique, les dispositions sur le temps partiel, pourtant assortis de nombreuses dérogations, sont encore affaiblies. Le Premier ministre fait le choix de préempter la future négociation relative aux Institutions Représentatives du Personnel, en répondant à la revendication du patronat de relever les seuils sociaux. Rappelons que ces seuils sont déterminants pour la représentation collective et les droits des salariés. Enfin, le Premier ministre reprend une vieille revendication patronale en annonçant un chantier de simplification du Code du Travail.

Ainsi l’engagement et la signature du patronat concernant les très maigres concessions accordées lors des différents Accords Nationaux Interprofessionnels, deviennent un point de détail qu’il n’est pas nécessaire de respecter.

Alors que les exigences sociales des salariés, des demandeurs d’emploi et des retraités sont extrêmement fortes dans notre pays, le gouvernement choisi son camp : celui du patronat qui ne veut rien lâcher sur le terrain des revendications que le syndicalisme et la CGT défendent.

Par ailleurs, la CGT est fortement préoccupée par ces dernières annonces. Elles entendent cantonner le syndicalisme tout entier dans un rôle de figuration, particulièrement méprisant, pour l’exercice de la démocratie sociale.

C’est dans ces conditions que la CGT s’adresse, ce jour, au président de la République à travers une lettre ouverte en exigeant la clarification que ces déclarations appellent.

 

Montreuil, le 2 juillet 2014

 

 

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