SYNDICALISME : des nouvelles d'Espagne
Les Commissions ouvrières (CC.OO) historiquement identifiées comme pratiquant un syndicalisme de lutte et de classe et liées au parti communiste, ont elles aussi connues sous l'impulsion de fractions droitières pro Union européenne une dérive de caractère réformiste.
Par exemple, ces dernières années les dirigeants de ces commissions n'ont pas hésité à voter la réforme des retraites de droite s'apparantant aux contre-réformes que nous avons connu en France.
C'est aussi pourquoi, à l'intérieur même des commissions des camarades formant le secteur critique (Sector critico) se sont organisé dès les années 90 pour s'opposer à cette dérive réformiste.
Et la direction des CC.OO est actuellemnt un des fers de lance de la Confédération européenne des Syndicats, dont Ignacio Fernandez Toxo est le président et secrétaire général des Commissions ouvrières sur une ligne réfomiste et pro-européenne.
Là-bas comme ici le réformisme et l'alignement sur les directives de l'Union européenne de la concurrence libre et non-faussée s'accompagne inéluctablement de la répression contre les militants qui n'acceptent pas de se coucher devant les oligarchies.
Afin de garder le contrôle de l'organisation sur des bases contraires aux intérêts des travailleurs, les actuels dirigeants des CC.OO se livrent à des mesures répressives d'exclusion dans le secteur ferroviaire madrilène contre les militants authentiquement au service des intérêts des travailleurs d'Espagne comme en témoignent les textes ci-après.
Solidarité et soutien à nos camarades contre ces mesures!
Tous nos voeux de reconquête des organisations léguées par une histoire glorieuse.
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NON A LA REPRESSION DANS LES CCOO, POUR LE RETRAIT DES MESURES DISCIPLINAIRES !
Pour la pluralité et la démocratie interne !
Dans les moments difficiles pour la classe ouvrière et de menaces de privatisation dans les chemins de fer, l’unité doit primer et non la répression.
Les signataires ci-dessous manifestent en faveur de CCOO plurielles, transparentes, démocratiques, participatives, impliquées dans la défense de l’intérêt social et de la classe ouvrière au sens large et socio-politique. Dans le contexte actuel, dans lequel les entreprises du secteur ferroviaire comme ADI et RENFE ont été fragmentées en 7entreprises et certaines d’entre elles ont été changées en S.A. ouvrant la porte au capitaux privés, où des trafics ferroviaires à caractère social ont été supprimés, suppression aussi de l’auto-assurance au profit de mutuelle, non respect de ce que les conventions avaient accordé, non respect également des compétences qu’a le Comité Général etc…
Actuellement, le personnel ferroviaire est devenu un simple instrument des politiques néolibérales du ministère des transports et du gouvernement du Parti Populaire, sans opposer la résistance due et nécessaire à ces mesures qui nous transforment en spectateurs passifs d’un présent (et d’un avenir) ferroviaire loin du social et du public.
Maintenant, plus que jamais nous aurions besoin d’unir nos forces pour stopper et changer la situation décrite et défendre la lutte dans un syndicalisme de classe comme cela a toujours été dans les Commissions Ouvrières.
Cependant, l’exécutif de la Section Syndicale ADIF-RENFE du secteur ferroviaire de Madrid propose de demander l’ouverture de dossiers disciplinaires d’exclusion définitive des CCOO et de suspension préventive de tous leurs droits d’adhérents, à l’encontre de 11 adhérent(e)s (tous représentants des travailleurs, avec une moyenne de 20 ans d’affiliation, avec derrière eux un engagement et un militantisme très fort, certains ayant subi des enquêtes patronales et des dossiers de licenciements, et plusieurs d’entre eux sont membres de l’exécutif et des conseils de section syndicale , secteur ferroviaire de l’Etat , FSC-Madrid, FSC de l’Etat et Conseil Fédéral) pour des motifs aussi curieux que : distribuer des tracts avec l’en-tête CritiCCOOs, contester un accord du Conseil devant la commission exécutive de la FSC-Madrid, présenter une liste qui souffrait de graves défauts, et manquer systématiquement à la justification de l’utilisation du crédit syndical.
Des accusations dont ils n’ont présenté aucune preuve jusqu’à aujourd’hui (6 mois se sont déjà écoulés depuis la demande d’ouverture de dossier d’exclusion) et pendant ce temps, cette demande d’exclusion (que nous considérons comme caduque) suit son cours, instaurant une situation de manque de défense pour les camarades qui continuent de travailler pour l’adhésion et pour les travailleurs dans leur mandat de délégués.
Non à l’exclusion, pour l’unité des CCOO !
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CritiCCOOs Madrid
Principales conclusions de l’assemblée de Secteur Critique de Madrid 23 juin 2014
1. Les élections au Parlement européen du 25 mai dernier, au-delà d’autres considérations, ont prouvé dans les urnes ce qui depuis des mois est clamé dans la rue : le refus des politiques de coupes budgétaires, des réformes menées contre les travailleurs et le discrédit des forces politiques qui les ont appliqués. En additionnant les voix des 2 partis qui ont gouverné chacun à leur tour, ils n’atteignent pas 50% des suffrages exprimés. Rien que cela aurait dû être suffisant pour amener un changement démocratique de leurs politiques. Loin de cela, le 2 juin dernier, avec l’abdication de Juan Carlos de Bourbon, s’est ouvert un processus de succession sans consultation, , clos en à peine 3 semaines, et quelques jours après, le gouvernement impose une réforme fiscale et régressive.
2. Ce contexte d’illégitimité du gouvernement du Parti Populaire et de crise politique fait que les conditions pour un dialogue social ne sont pas réunies, dialogue qui, s’il devait avoir lieu, aurait de graves effets sur l’image et le prestige du syndicat, et servirait seulement au gouvernement à légitimer ses politiques. La seule preuve de réelle disposition de celui-ci serait son engagement préalable à abroger les dernières réformes du travail et les coupes budgétaires qui ont sérieusement limités les droits du
travail et les droits démocratiques.
3. Le gouvernement applique une politique de répression contre ceux qui exercent leurs droits démocratiques : plus de 200 syndicalistes font face à des procès pénaux dans lesquels sont demandées des condamnations terribles pour exercice du droit de grève, et des milliers sont victimes de sanctions économiques pour avoir manifester dans la rue, leur désaccord avec les coupes budgétaires. Le Secteur Critique des CCOO appelle la classe ouvrière à appuyer la campagne menée contre la répression du syndicalisme de classe, à envoyer des résolutions, des signatures, etc…et en réclamant l’abrogation de l’article 315 du code pénal.
4. Dans ces conditions, la défense du syndicalisme de classe et socio-politique est une priorité, pour cela il est indispensable de renforcer l’unité interne, la participation et la pluralité, comme expression des intérêts généraux de notre classe ; au lieu de maintenir des procédures irresponsables de répression interne, comme malheureusement c’est commun dans certaines fédérations qui réduisent la vie démocratique et concentre la direction chaque fois de plus sur un nombre réduit de personnes. De cette façon, il est impossible de renforcer les mécanismes de consultation et de participation des adhérents et de l’ensemble des travailleuses et travailleurs.
5. Les prochaines élections syndicales sont pour les CCOO un grand défi, elles exigent de récupérer notre identité et la confiance dans notre syndicat, aujourd’hui limitées par une politique confédérale qui nous isole de la réalité produisant désorientation chez nos adhérents et dans l’ensemble de la classe ouvrière. Pour cela, il est nécessaire que l’établissement des futures listes des candidatures respecte la pluralité, évitant l’exclusion de camarades ayant des positions syndicales différentes.
6. L’exemple des ouvriers de Coca Cola démontre que la lutte organisée et la fermeté donnent des résultats, que l’unité multiplie notre force. Le Secteur Critique des CCOO devant la gravité des agressions que nous venons de subir réitère la nécessité de développer cet automne, les mobilisations générales et unitaires contre la politique de coupes budgétaires et d’austérité que continue d’appliquer le gouvernement.
Les CCOO sont un outil irremplaçable pour la défense des intérêts de notre classe ; pour cela, nous lançons un appel à renforcer notre syndicat dans la critique et le débat, en adhérant et en participant à nos listes électorales.
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Les camarades victimes de la répression dans les CC.OO :
