Vive la sociale !
C’est cela la modernité . . . Copain pour la cause !
Valls se frotte les mains…….Allez un petit effort, la bande Confrontations Europe de Philippe HERZOG continue son travail dans la CES pour la dérive réformiste de la CGT
Rappel
Le CCN de la CGT du 3 février 2005 a donné lieu a un vote majoritaire à 82% pour le rejet de la Constitution Européenne et un appel à voter NON au référendum.
Le secrétaire général de la CGT Bernard THIBAULT a montré un dépit si fort au regard de son engagement sur l’Europe, que cela s’est traduit par une intolérance exacerbée, exprimée dans une adresse personnelle aux organisations de la CGT le jour même du CCN.
Désapprouvant le processus et la démarche, il accuse les débats et les votes du CCN de "graves carences démocratiques" mettant en cause "le respect des règles de vie commune entre les organisations de la CGT" . ( le compliment peut lui être retourné, à savoir qu’une telle déclaration personnalisée, sur le fond et sur la forme, ne paraît pas réunir les règles les plus élémentaires de démocratie syndicale). Mais on peut supposer que cette adresse a été soutenue par ses amis du Bureau Confédéral si l’on en juge par les déclarations qui l’ont accompagnée. Cela ne ressemble-t-il pas à du travail fractionnel ?
En tout cas, vu l’enjeu des questions posées au CCN, il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que Bernard THIBAULT roule pour le OUI à la Constitution Européenne.
Mais, il n’est pas le seul secrétaire confédéral dans cette campagne à exprimer une opinion favorable à la Constitution Européenne. A la seule différence, c’est que, deux d’entre eux affichent clairement leur position dans une autre organisation : "Confrontations Europe".
Qu’est-ce que "Confrontations" ?
"Confrontations" pour une démocratie participative européenne, est le type même d’une association "Capital-Travail". "Confrontations" s’honore de "rechercher des rapprochements avec les dirigeants d’entreprises et de pouvoir faire intrusion politique dans le monde économique des entreprises et des banques".
Fondée en décembre 1991, avec l’aval implicite de la Direction Confédérale CGT (participaient à sa fondation : ALEZARD, OBADIA, Le DUIGOU, tous éminents dirigeants de la CGT), "Confrontations" allait être dirigée par Philippe HERZOG ancien dirigeant du PCF, cependant que Jean Christophe Le DUIGOU allait accéder à la coprésidence-présidence.
Pour bien situer cette association "Capital-Travail" on remarquera les personnages composant son Comité de parrainage des années 90 :
· M. AUBRY, M. ROCARD, CHEYSSON, FITERMAN, GUIGOU, STRAUS-KHAN, TADDEI , Pascal LAMY, HUCHON Jean-Paul ,GUIGOU Elisabeth etc. … pour le PS ;
· BRARD, RALITE etc. … pour le PCF ;
· Ch. BLANC, ALPHANDERY, GANDOIS, Francis MER, PEYRELEVADE, TCHURUK, KESSLER Denis, PROGLIO Henri, SARKOZY Guillaume etc. … pour le Patronat ;
· Joël DECAILLON (CGT) Le DUIGOU (CGT). SAINJON André (CGT), GRIGNARD Marcel (CFDT) OLIVE Alain (UNSA) pour les syndicats, et divers :
· ADLER, TOURAINE etc. … pour la "société civile".
Ex et futurs Confédération Européenne des Syndicats : GABAGLIO Emilio, SEGOL Bernadette,
Par la suite ce "Comité" allait s’enrichir du représentant de la CFDT (J.F TROGRLIC), de la CES (A.M SIGMUND), de l’Europe
(R.HORMUNG-DRAUS) etc. … Enfin, au Conseil d’Administration élu lors de l’AG du 19 mars 2004 à Axa, toutes les tendances politiques, patronales et syndicales sont maintenues, cependant qu’on voit la CGT y être représentée par deux dirigeants confédéraux : Jean Christophe Le DUIGOU et Francine BLANCHE.
Avec d’autres associations pro-européennes, "Confrontations" appelle à voter OUI au référendum et mène une campagne active en faveur de la Constitution Européenne
Voir la belle brochette en entier du comité de parrainage
Si Philippe HERZOG est le conseiller spécial auprès du Commissaire Michel Barnier, il demeure le soutien actif de Confrontations Europe.
Dans ce comité, on retrouve les responsables des cabinets d’experts « au service des travailleurs de la Fédération CGT de la métallurgie» roulant à longueur de pages pour la mise en pratique des orientations de la CES.
L’association Capital-Travail est donc en marche, les vieux ringards de nos générations que nous sommes n’ont rien compris à la modernité,.
Tout ça c'était donc avant.
Et à présent Martinez tente à son tour de convaincre les patrons…. démarche qui reçoit les éloges de "La Dépêche" à Decazeville
Michel CERTANO
ancien secrétaire de la CGT Renault-Billancourt
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Publié le 03/10/2014 dans la Dépêche
Une table ronde en forme de premier pas vers un dialogue social de nouvelle génération? /Photo DDM BHSP.
Du jamais vu ! Pour la première fois depuis 2009, date du premier sommet social de la CGT Mécanic Vallée (MV), des chefs d'entreprises ont accepté hier de participer à une table ronde, à la Strada de Decazeville : Bernard Dalmon (président de la MV, président du Medef12) et Robert Vitrat (fondateur, président du conseil de surveillance de Ratier, vice-président de l'UIMM).
Face à eux, Philippe Martinez (Secrétaire Général Fédération CGT Métallurgie), David Gistau (UD CGT12), Alain Hebert (animateur CGT MV).
«Nous poursuivons à 80% les mêmes objectifs : créer de l'emploi, développer la formation. C'est le chemin pour y arriver pour lequel nous ne sommes pas d'accord», avançait Robert Vitrat. «C'est l'inverse : 20% de points d'accords et 80% de désaccords» rétorquait Philippe Martinez.
Au-delà de la force symbolique de cette venue,il s'agissait de sortir des clichés et débattre autour du thème «La CGT force de proposition» résumé dans un petit film axé autour de la «reconquête de l'emploi industriel».
Sept propositions
Alain Hébert déclinait ainsi sept propositions de la CGT :
Développer l'industrie par le maintien de l'existant et la diversification des activités ; créer d'urgence au moins 6 900 emplois (faire face aux départs en retraite, embaucher les 1 800 intérimaires) ; créer des pôles pour la recherche et le développement par filières et par bassin d'emplois au service des 250 PME de MV ; impulser des projets industriels privilégiant la complémentarité, la coopération et la proximité entre les filières et les entreprises ; imposer d'autres rapports donneurs d'ordre-sous traitants avec de nouveaux droits pour les salariés et leurs représentants, notamment les comités inter-entreprises ; redonner de l'attractivité aux métiers par l'augmentation des salaires, la reconnaissance des qualifications, l'amélioration des conditions de travail, la négociation d'une convention collective inter-régionale Limousin et Midi-Pyrénées de haut niveau social ; la création d'une instance de dialogue en Mecanic Vallée. David Gistau renchérissait sur ce point : «Un lieu de dialogue au niveau de la Mécanic Vallée sans se substituer aux IRP (institutions représentatives du personnel) mais où l'on pourrait débattre d'enjeux sur ce territoire, dont la formation, face aux difficultés de recrutement et afin d'éviter que les entreprises». Il saluait par ailleurs l'exemplarité du dialogue social chez Umicore, débouchant sur des investissements et de créations d'emploi.
Philippe Martinez mettait au défi l'UIMM de développer l'apprentissage via des écoles de filières (proposition acquiescée par Robert Vitrat) et plaidait pour des conventions collectives nationales pour l'apprentissage et un socle social commun.
Bernard Dalmon soulignait les actions faites en la matière, ainsi que la politique de formation des apprentis par Airbus et Bosch dans l'optique de pourvoir les postes qualifiés vacants dans d'autres sociétés de MV.
Une table ronde appréciée, constructive, augurant peut-être d'une nouvelle approche du dialogue social...