P. Martinez et J.-C Mailly répondent à Valls Tant que nous aurons ce problème avec le gouvernement, ce sera maintenu!
En particulier les manifestations du 23 et du 28 juin sont maintenues.
On peut se demander par ailleurs si l'exigence de Valls que les organisations renonçent à manifester compte-tenu des actes des casseurs ne constitue pas une menace ... de manipulation des casseurs dans les manifestations afin de parvenir à ces renoncements qui présenteraient l'avantage d'éviter au gouvernement une interdiction très impopulaires, difficilement justifiables et mal acceptées.
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Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a répété que les manifestations des 23 et 28 juin prochain seront maintenues, dans une interview à Europe 1, ce dimanche. Une position qui intervient en réponse à une interview de Manuel Valls, au Journal du Dimanche. Le Premier ministre appelle en effet les organisations syndicales à annuler les prochains événements, en raison du contexte de fortes tensions.
"Tant que nous aurons ce problème avec le gouvernement, ce sera maintenu", a asséné le syndicaliste. "Nous assumons le fait que les manifestations sont l'expression de la démocratie sociale". Philippe Martinez a néanmoins précisé qu'une manifestation, qui devait avoir lieu lundi à Toulouse, a été annulée, en raison d'un match de l'Euro 2016. "C'est le gouvernement qui a les responsabilités de ces mobilisations", a-t-il également soutenu. "C'est à lui de donner des signes d'une volonté de sortie de crise".
Philippe Martinez réaffirme que "toutes les violences se font en dehors des cortèges syndicaux", rejetant ainsi toute responsabilité des organisations syndicales, et de leur service d'ordre. "Celui de la CGT assure la sécurité à l'intérieur du cortège", a-t-il répété au micro d'Europe 1. "A l'extérieur, c'est le ressort de la police".
Sans viser directement l'exécutif, le secrétaire général s'interroge sur la présence des casseurs, depuis quatre mois. "On a l'impression qu'on veut faire porter au mouvement social les violences en marge des manifestations", soutient-il.
"Ce qu'il faut savoir, c'est 'qui donne les ordres' [aux policiers]".
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Loi travail: FO n'a "pas l'intention de laisser faire les choses"
Jean-Claude Mailly, numéro un de Force Ouvrière (FO), a dit samedi sur France Inter n'avoir "pas l'intention de laisser faire les choses" à la rentrée si le "gouvernement reste aussi fermé" sur le projet de loi travail.
"Si le Premier ministre et le président de la République restent tous les deux dans leurs rangers, s'ils restent fermés, ce sera du 49-3 (à l'Assemblée nationale ndlr) et je leur souhaite bien du courage aux uns et aux autres à la rentrée parce qu'on n'a pas l'intention, si le gouvernement reste aussi fermé et néolibéral à ce point, de laisser faire les choses", a prévenu M. Mailly.
"Ce mouvement ne se terminera pas tout seul. En juillet ce sera évidemment plus difficile (...) mais ça ne veut pas dire qu'il ne se passera pas autre chose en septembre, sous des formes autres", a-t-il ajouté.
Pour lui, "le gouvernement est maintenant confronté à un double choix: ou il ne change rien, il reste ferme sur ses positions en n'écoutant rien sur un projet de loi dont je rappelle qu'il est multiminoritaire (...) ou le gouvernement bouge et on peut espérer un vote normal au Parlement".
Dans le cas contraire, a-t-il estimé, "ça veut dire un deuxième 49-3, ce qui serait quand même plus que curieux pour un projet de loi dit de progrès".
"Ou le gouvernement retrouve la raison face à un projet ultra-minoritaire (...) ou c'est un entêtement de caractère politicien et ils prendront leurs responsabilités. Le meilleur moyen d'arrêter les manifestations c'est d'avoir un gouvernement plus ouvert", a-t-il insisté.
Interrogé sur l'éventuelle interdiction des manifestations, lors des nouvelles journées de mobilisation prévues les 23 et 28 juin, il a dit "attendre de voir si le gouvernement va les interdire".
"Moi je n'incrimine pas les forces de police qui font leur travail mais nous savons aussi que les ordres sont un peu compliqués à défendre parfois. Il y a un moment donné, ils auraient pu intervenir, ils n'ont pas eu l'ordre d'intervenir (...). Je comprendrais difficilement qu'un gouvernement, qui plus est se dit de gauche, interdise une manifestation à l'appel de confédérations syndicales. J'attends de voir ça", a-t-il dit.
