Le syndicat sillonne la métropole et la Flandre intérieure pour pointer du doigt le groupement hospitalier de territoire (GHT) qui, selon lui, « met en péril » la santé de proximité.
Ce mardi, de 9 h à midi, comme elle l’avait programmé, la CGT a garé sa caravane devant l’hôpital. Objectif : montrer son opposition au tout nouveau groupement hospitalier de territoire (GHT) de Lille métropole Flandre intérieure, dont fait partie le centre hospitalier de Bailleul (comme Hazebrouck ou Armentières), depuis juillet.
« On a déjà perdu la maternité, la chirurgie, les urgences, le long séjour. On se pose beaucoup de questions. »
Une quinzaine de syndicalistes ont distribué des tracts aux automobilistes circulant rue de Lille, pointant la dangerosité des GHT, selon eux. Ils sont persuadés que le but de Marisol Touraine, ministre de la Santé, avec sa loi, est à terme « de compresser la masse salariale et de fermer des lits dans des services, voire fermer des hôpitaux, dénonce l’union syndicale départementale par la voix de Yannick Sobaniak. On n’est pas contre les coopérations entre hôpitaux, mais contre ces GHT ».
Delphine Dethoor, elle aussi, a peur pour son hôpital bailleulois, où elle travaille comme aide-soignante : « On a déjà perdu la maternité, la chirurgie, les urgences, le long séjour, énumère la syndicaliste. On se pose beaucoup de questions. »
La direction, elle, fait au contraire valoir : « L’adhésion à un GHT ne remet pas en cause l’existence d’un hôpital de proximité. Bien au contraire, ça rénove le sens d’une offre de proximité, parce que ça doit nous permettre de redynamiser et de rénover les partenariats avec des établissements aux offres de soins différentes (lire notre édition de dimanche). »