Ce qui se passe dans les transports routiers de matières dangereuses après la grève de mai dernier !
Le communiqué de la CGT sur le site confédéral et les réflexions d'un miltant :
Vers la reconnaissance des spécificités des transporteurs de matières dangereuses

Après une grève éclair qui avait asséché quelque 1 000 stations d’essence, les camarades de la fédération CGT Transports sont retournés à la table des négociations. Deux premières réunions se sont tenues les 16 et 19 juin derniers, la première consacrée à la santé et à la sécurité au travail, la seconde à l’intégration des spécificités des transporteurs de matière dangereuse dans la nomenclature des métiers. « La première réunion se tenait sous l’égide de l’État, la seconde est une réunion paritaire mixte sous la houlette d’un inspecteur de la DGT », informe Stanislas Baugé, de la fédération CGT Transport. Résultat, au sortir de la réunion du 16 juin, a été décidé la mise en place de groupes de travail sur la prévention et la santé, l’inventaire des dysfonctionnements, les besoins en formation, la sécurité. Le résultat de ces concertations devraient être pris en compte dans la refonte du contrat-type. « Une première réunion s’est tenue le 3 juillet dernier, et la réunion plénière devrait avoir lieu à la mi-septembre », explique Stanislas Baugé.
La seconde réunion du 19 juin avait pour trait l’intégration des spécificités dans les classifications de métiers : « Nous avons pris en compte toutes les spécificités, pas seulement celles des transporteurs de matières dangereuses. Cette réunion avait vocation à préparer la réunion paritaire qui s’est tenue le 10 juillet dernier. » Si la réunion du 10 juillet s’est bien déroulée, aucun document officiel n’a été publié. « Il faudra attendre la réunion du 15 septembre pour que l’on nous présente une reconnaissance des spécificités à peu près aboutie. Ensuite viendront les négociations les plus ardues, à savoir les revalorisations salariales en fonction des spécificités. »
La reconnaissance des spécificités des différents métiers de transporteurs devrait être incluse dans la convention. « Pour les mesures ayant trait à la sécurité et la santé au travail, elles devraient passer par le biais d’un texte réglementaire ou législatif », ajoute Stanislas Baugé, qui espère que les négociations aboutiront d’ici la fin de l’année.
Réflexions d'Axel
Dans la convention collective, Il devrait donc y'avoir un système d'échelon de A à C avec 3 sous catégories. Les MD, ferons partie de la catégorie C3, c'est-à-dire la plus haute.
La catégorie A1 sera au SMIC conventionnel, ils n'ont cependant pas déterminé de taux horaires précis et n'ont donc pas accepté le
Le calendrier de négociations qui s'ensuit correspond au moment où les ordonnances Macron seront adoptées en septembre.
Ce calendrier aide donc à articuler les revendications spécifiques de cette catégorie stratégique avec les revendications d'ensemble contre les ordonnances Macron. Ce dernier le sait et manoeuvre donc pour désamorcer la bombe.
En Ile de France, une réunion se tient toutes les deux semaines le samedi réunissant à Gennevilliers les principaux acteurs du mouvement de grève du mois de Mai. Ces réunions réunissent entre une vingtaine à une cinquantaine de grévistes déterminés qui analysent ensemble la situation, rédigent des comptes rendus de l'évolution de la situation (entrevue avec le ministère, évolution des négociations) qu'ils se chargent de diffuser par téléphone/WhatsApp a des contacts sur l'ensemble du territoire, au delà de l'IDF.
Il faut souligner quand même la grande qualité de ce que ça représente : c'est un secteur extrêmement atomisé et divisé dans une myriade de PME et filiales diverses. Arriver donc à nouer des liens et des méthodes de travail de cette nature est donc un signe de ce qui se passe dans ce secteur.
Ça pose donc des questions intéressantes sur le lieu où s'organiser syndicalement. Dans l'UL ou dans une section syndicale rattaché y compris géographiquement à la PME dont dépend administrativement le salarié .... ou le lieu (le dépôt pétrolier de Gennevilliers/Coignieres etc.) où se forme ce qui ressemble le plus à un collectif de travail de la profession même s'il est interentreprises?
Le gouvernement le sait et pousserait donc pour calmer (dans la limite de ce que le patronat routier veut bien concéder évidemment) la grogne du secteur en satisfaisant les revendications sectorielles. De manière à se prémunir d'une réaction massive de ce secteur en Septembre. [c'est effectivement ce que le pouvoir a fait au démarrage de l'action des camionneurs durant la lutte contrela loi El Khomri en consentant quelques concessions catégorielles pour les écarter du combat commun ]