A Chambéry, c'est la tradition pour la fête du travail le 1er mai. Les syndicats défilent en ville, souvent ensemble mais pas toujours, et ensuite chaque organisation y va de sa petite fête. La CGT organise par exemple son principal rassemblement au parc de Buisson Rond de Chambéry.
Cette année, pour la première fois depuis plus de trente ans, le syndicat devra mettre la main au portefeuille pour utiliser les équipements municipaux. La ville lui a fait parvenir lundi un devis de 7.000 euros "pour un podium, une centaine de tables, 200 chaises et un accès à l’électricité" enrage Claude Colombet, le premier secrétaire de l'union locale CGT de Chambéry.
"Hors de question de payer". Claude Colombet
"Ça me révolte et ça m'agace" explique le syndicaliste, "déjà on a pas les moyens de payer, et puis on ne peut pas accepter 7.000 euros de devis sur une simple fête comme celle là. Ce n'est pas un concert, on ne va pas faire de recettes". Claude Colombet ne comprend pas le changement de position de la mairie, qui a décidé de mettre fin à la gratuité, "déjà c'est l'usage, et puis si la fête des travailleurs a lieu le 1er mai, il y a une raison. C'est quand même bien que tous les chambériens puissent participer".
La ville de Chambéry assume
Depuis plusieurs mois, l'ambiance est électrique entre la ville et la CGT qui mène la fronde des agents territoriaux, notamment celle des ATSEM dans les écoles chambériennes. Alors petit retour de bâton ? Aucunement répond Benoit Perrotton, l'adjoint aux finances de la ville, "nous ne sommes pas dans une quelconque vengeance ou autre esprit négatif vis à vis des syndicats. J'ai simplement souhaité que les choses soient davantage cadrées, et que les syndicats ou associations qui ont les moyens d'assumer leurs locations les assument".
La CGT espère encore trouver un terrain d'entente, mais dans tous les cas "la fête aura lieu" assure Claude Colombet, "même si il faut employer les moyens du bord". Chaque année environ 250 personnes participent à cette fête du 1er mai organisée par la CGT à Chambéry.