Lons-le-Saunier : La CGT appelle à un rassemblement lundi 10 juin devant les urgences
La crise des services d'urgences touche particulièrement le Jura et Lons-le-Saunier. Le Président de la République était préssenti lundi 10 juin dans le département mais il ne viendrait finalement pas selon la CGT qui maintient malgré tout l'appel au rassemblement de la population devant l'hôpital.
Par Sophie Courageot
Publié le 07/06/2019 à 12:17 Mis à jour le 07/06/2019 à 18:57
La visite d'Emmanuel Macron était dans l'air. ll viendra bien à Ornans pour le bicentenaire de la naissance de Gustave Courbet, mais ne passerait pas par la case Jura où il se murmurait qu'il viendrait décorer de la légion d'honneur le maire Jacques Pélissard.
A Lons, la CGT et le collectif de défense des Ehpads publics appelle les Jurassienns à se réunir à 15 heures devant l'hôpital lédonien, rue Regard au niveau des urgences.
"Nous voulions donner la possibilité à tous ceux et celles qui défendent l'hôpital de se rassembler" explique Richard Dhivers, secrétaire Général, Union Départementale CGT du Jura. Le mot d'ordre sera large, défense de la santé, défense des Urgences, des lignes de SMUR et de l’Hôpital public de Lons-le-Saunier. La CGT précise qu'elle a proposé aux grèvistes de l'hôpital de Lons de prendre la parole lors de ce rassemblement citoyen.
La crise des urgences touche 80 services en France selon le collectif Inter-Urgences. Dans le Jura, le mouvement a entraîné la réquisition de plusieurs personnels en raison de nombreux arrêts maladie. Le service de SMUR de nuit à Champagnole a été fermé plusieurs nuits afin que les personnels soient déployés sur Lons.
"La seule réponse des pouvoirs publics a été la réquisition préfectorale portée par des gendarmes au domicile d’infirmiè-res et de médecins. Des soignants ont été amenés à travailler 72h dans la semaine, ce qui est en pleine infraction avec les droits du travail les plus élémentaires. Parallèlement, le service d’urgence de Champagnole a été vidé pour maintenir un semblant de fonctionnement à Lons le Saunier. Ce qui est en jeu, c’est aussi, la sécurité de la population" déplore le comité de défense.
