49-3 : MACRON et les macronistes totalement isolés!
La presse en France comme à l'étranger s'en fait largement l'écho :
« Quel aveu de faiblesse ! », s’exclame Jean-Marcel Bouguereau dans La République des Pyrénées. « Le gouvernement ne dispose pas d’une majorité absolue pour faire passer la réforme phare du quinquennat », poursuit-il, estimant que « c’est une énorme crise politique qui s’annonce ».
« Gain politique zéro, coût social majeur. L’échec d’une tactique signe, qui plus est, la solitude criante du président », écrit Florence Chédotal dans La Montagne. « A présent, comment reprendre la main quand la mère des réformes se solde de la sorte ? », se demande-t-elle, évoquant une « séquence désastreuse où s’épaissit le brouillard ».
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« Emmanuel Macron s’est lui-même coincé dans une impasse politique », constate Patrick Jankielewicz dans La Voix du Nord. « S’il fallait sauver la réforme des retraites, il n’y avait qu’une façon de le faire : il fallait aller jusqu’au vote. C’était bien sûr courir le risque d’être battu, mais, en politique, il vaut parfois mieux tomber avec les honneurs que passer en force et sans gloire au risque de jeter de l’essence sur le brasier social », poursuit-il.
« Aveu de faiblesse »
« Une question domine déjà toutes les autres après cette journée historique : onze mois après son commencement, le quinquennat d’Emmanuel Macron est-il déjà fini ? », s’interroge Maurice Bontinck dans Charente libre, pour qui l’usage du 49.3 « résonne comme un aveu de faiblesse de ce qu’il convient d’appeler aujourd’hui “la minorité présidentielle” ».
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« Le goût de l’échec », titre, pour sa part, Yves Thréard dans Le Figaro, qui estime également que « l’exécutif est plus que jamais affaibli ».
Même constat pour Christophe Lucet (Sud-Ouest), pour qui « c’est un tandem affaibli qui va devoir gérer l’après ». « La colère syndicale et populaire qui s’est intensifiée hier, après la séance avortée au Palais-Bourbon, est grosse de menaces. Avec, dans le pire des cas, un blocage prolongé du pays. Et sinon, une rancœur qui trouvera d’autres motifs pour s’exprimer, bridant la volonté réformatrice du gouvernement », met en garde l’éditorialiste.
Même inquiétude pour Libération, dont l’éditorial de Dov Alfon estime que « c’est dans l’instabilité que [la] réforme des retraites mal acquise pousse la France, sa démocratie et ses travailleurs ». « Le président pourrait sauver les meubles en annonçant que la loi sera abrogée après ce passage antidémocratique. Mais ce n’est pas son genre d’écouter les Français », regrette-t-il.
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« Crise de régime », titre pour sa part Maud Vergnol dans L’Humanité. « Avec ce nouveau recours au 49.3, le divorce entre nos institutions et le peuple est consommé, acmé d’une crise rampante de délégitimation du pouvoir politique, ouvrant une voie royale aux tentations autoritaires. L’incendiaire de l’Elysée est l’unique responsable de cette situation », estime-t-elle.
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