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CONGRES de la CGT JEUDI 30 MARS : combativité ... manoeuvres bureaucratiques et incertitudes

Publié le par FSC

APPEL du congrés : NI MEDIATION NI

 

COMPROMIS !

 

Les 942 délégué.e.s réuni.e.s au Congrès de la CGT à Clermont Ferrand réaffirment leur opposition à la réforme des retraites portée par le gouvernement et le patronat. La CGT juge indispensable de donner une ampleur sans précédent à la mobilisation du 6 avril, d’amplifier le rapport de force par la multiplication des actions de grève, blocages, occupations décidées en assemblée générale.

Après 10 journées de temps fort d’une mobilisation historique qui ont réuni des millions de personnes, dans la rue  partout en France métropolitaine et en Outre-Mer et alors que des salarié.e.s sont en grève reconductible dans le  pays, Emmanuel Macron ne peut plus rester sourd et aveugle face au rejet massif de sa réforme antisociale.

Le gouvernement est prêt à tous les mauvais coups pour sortir de la crise dont il est responsable. Non à  l’allongement de la durée de cotisations, non à la retraite à 64 ans ! Oui au retrait pur et simple de cette réforme  illégitime, injuste, injustifiable et injustifiée ! Il n’y aura ni médiation, ni compromis.

La CGT réaffirme son exigence d’une retraite pleine et entière à 60 ans avec des départs anticipés pour tous les  travaux pénibles et le maintien de tous les régimes pionniers.

Les délégué.e.s du 53ième congrès de la CGT condamnent avec la plus grande fermeté les actes policiers et des  patrons. D’où qu’elles viennent, les violences ne réduiront pas la colère du monde du travail qui anime cette  mobilisation sociale historique. La CGT condamne les réquisitions et le non-respect du droit de grève, droit à valeur  constitutionnelle. La CGT exige la suppression de toutes les poursuites judiciaires des militant.e.s dans le cadre  d’actions syndicales et de manifestations.

Après des années d’austérité salariale, de plus en plus de salarié.e.s, précaires, privé.e.s d’emploi, jeunes et  retraité.e.s n’arrivent plus à faire face à l’inflation, cela ne peut plus durer. La CGT réaffirme l’ensemble de ses  revendications : augmentation des salaires, SMIC à 2 000 euros, remise en place de l’échelle mobile des salaires,  dégel du point d’indice…

Pleinement mobilisé.e.s contre la réforme des retraites, les délégué.e.s du 53ième congrès s’élèvent contre la  dégradation de la situation internationale et réaffirment leur engagement pour la paix et la solidarité internationale  entre les peuples et clament sans ambiguïté leur refus de la guerre.

Face à cette oppression du capital et de ses relais et face à l’urgence climatique, nous confirmons nos valeurs  fondamentales de classe, de masse, de démocratie et d’indépendance. Nous réaffirmons que dans cette lutte  violente du capital contre l’humanité et la planète, notre force est d’œuvrer à rassembler le monde du travail le  plus largement possible, comme la CGT le fait depuis 128 ans.

Les congressistes du 53ième congrès rappellent leur engagement dans le combat pour l’égalité entre les femmes et  les hommes ainsi que la lutte contre toutes les discriminations et toutes les violences sexistes et sexuelles. Le  congrès dénonce l’agression d’un camarade à Albi par un groupuscule d’extrême droite.

Les délégué.e.s du 53ième congrès appellent également le monde du travail à garder la plus grande vigilance et la  plus grande fermeté contre l’extrême droite et ses idées nauséabondes. Les délégué.e.s du 53ième Congrès  représentant toute la CGT affirment que nous resterons le syndicat de toutes et tous, quels que soient leurs  origines, leurs genres ou leurs croyances.

Nous sommes face à de multiples urgences qui nécessitent la mise en œuvre de véritables ruptures remettant en  avant l’humain, la réponse aux besoins fondamentaux de la population et l’émancipation des travailleurs.euses.

Le 53e congrès appelle les salarié.e.s, retraité.e.s, privé.e.s d’emploi et les jeunes à s’engager dans toutes les  luttes proposées, menées et organisées par la CGT et à la reconductibilité sous toutes les formes. Le 53e Congrès  appelle l’ensemble des salarié.e.s à poursuivre leur engagement dans les grèves en cours, à venir amplifier les  mobilisations et à rejoindre la CGT pour lutter toutes et tous ensemble JUSQU’À LA VICTOIRE !

Clermont-Ferrand, le 30 mars 2023

 

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Une journée sous tension

 

Dans la nuit précédente la réunion du CCN (composé des représentants des Fédérations et des Unions Départementales) par une courte majorité (54,7%) s'est prononcé pour une liste de 66 noms devant composer la Commission Exécutive  (CEN)  de l'organisation.

On verra que plus tard dans l'après-midi ce positionnement d'une liste en fait bloquée à partir des propositions initiales (plus de 100) et ayant procédé à des mises à l'écart (celle d'Emmanuel LEPINE pour la chimie, celle d'Olivier MATEU pour les Bouches du Rhône et celle de Stéphane DEBON pour le comité de chômeurs et précaires) a conduit à des confrontations.

Candidats écartés pourtant très en pointe dans tous les combats engagés par la CGT dans leurs secteurs respectifs.

Débat sur le document d'orientation

Tout au long de la journée  la discussion  a porté principalement sur le document d'orientation présenté par Sophie TROCHET affirmant le caractère de la CGT comme syndicat de transformation sociale, révolutionnaire, de rupture avec le capitalisme, l'engagement internationaliste face aux impérialismes ... la réaffirmation du choix d'affiliation de la CGT à la Confédération Syndicale Internationale (CSI) ou à la Confédération Européenne des Syndicats (CES) sous contôle idéologique et sous perfusion financière de l'Union européenne (UE).

Tout cela n'étant pas sans poser de problèmes à de nombreux militants et à nombre de structures notamment les plus combatives.

Et  au fil des interventions on a pu voir se manifester une nette opposition aux orientations défendues par la " tribune " alignée sur la direction sortante :

opposition aux propositions de  recomposition syndicale dans la crainte de voir dilué précisément le caractère de classe de la CGT,

opposition à une ouverture sans principes aux ONG du type "Plus jamais ça" dont les orientations dans maints domaines sont perçues comme contradictoires avec les revendications de la cgt et celle des salariés notamment dans le secteurs productifs de l'énergie et des matières premières.La proposition de Jérôme cheminot de la Gironde demandant la sortie du collectif "Plus jamais ça " étant acquise par un vote majoritaire contre l'avis de la commission.

 

Des exemples de combats victorieux

Emmanuelle de son côté, la déléguée de l'arsenal de Brest refusant le choix entre questions environnementales et sociales et refusant l'opposition entre le fait de travailler dans l'industrie de l'armement et l'engagement dans la bataile pour la PAIX et la sortie de l'OTAN. A condition de revenir aux traditions régaliennes et indépendantes de la France.

La table ronde sur " syndicats et luttes gagnantes" mettant en relief par exemple dans le cas de LUXFER la ténacité (plus de 4 ans de lutte) et l'efficacité de l'intervention des travailleurs pour refuser les licenciements qu'ils appellent PSE en se concentrant sur la bataille (victorieuse) pour la sauvegarde de l'entreprise et des emplois. Ou la lutte exemplaire des travailleurs sans papiers du Monoprix de Belleville permettant la requalification de ces travailleurs en CDI à partir d'un statut bidon d'auto-entrepreneurs, leur régularisation et donc la lutte contre les pratiques de sous-traitance des grandes enseignes du commerce.

Le document d'Orientation largement amendé a finalement été adopté par une majorité de 72, 79% montrant que les militants savent aussi se retrouver sur nombre d'objectifs notamment revendicatifs au-delà de divergences réelles.

Election de la Commission exécutive Confédérale (CEC)

A cette occasion de forts clivages sont réapparus comme les manoeuvres d'appareil et à l'heure actuelle (ce matin 8 h 30) on ne connaît toujours pas les résultats du vote du congrés sur la liste bloquée des 66 noms retenus et bien sûr non plus l'identité du ou de la secrétaire conféral.e qui aura la charge et la responsabilité principale dans l'organisation.

On notera que les tenants de la ligne de la direction sortante qui par ailleurs pronent l'ouverture sur l'extérieur, l'écoute des autres ... ont refusé à l'interne toute ouverture  à ceux qui sont porteurs d'une critique des orientations suivies par la CGT depuis plus de 20 ans en refusant d'intégrer les représentants de cette critique dans la direction confédérale.

Risquant par ce fait de maintenir béante une véritable fracture à l'intérieur de la CGT.

On attend donc aujourd'hui ce vendredi, dernier jour du congrés, de voir sur quelle entente va déboucher le congrés.

Et surtout sur quelle orientation capable de rassembler toute l'organisation.

Les 66 candidats :

 

 

 

DERNIERE HEURE :

 

La CGT en passe de s'accorder sur la successeure de Philippe Martinez

À 7 heures ce vendredi matin, la successeure de Philippe Martinez à la tête de la CGT n'avait toujours pas été désignée. Le CCN a rejeté la candidature de Marie Buisson à 2 voix près. La piste d'une troisième femme - Sophie Binet - se précise. Sa candidature est en train d'être soumise au parlement de la centrale.

Le suspense aura décidément duré jusqu'au bout. Il ne reste plus que quelques heures aux instances de la CGT pour se mettre d'accord sur un nom pour succéder à Philippe Martinez qui puisse être annoncé aux près de 1.000 délégués réunis en congrès jusqu'à ce vendredi midi. La nuit n'y a en effet pas suffi.

Après le rejet de la candidature de Marie Buisson, une solution est en train de se dessiner. Le Comité confédéral national, en charge de désigner le numéro Un de la CGT, examine la candidature de Sophie Binet, la secrétaire générale de l'Union des ingénieurs, cadres et techniciens de la CGT

Publié dans CGT 53e CONGRES

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