Deuxième journée du congrés de la CGT : fait exceptionnel le rapport d'activité de la direction sortant mis en minorité !

Publié le par FSC

Hier déjà la diffusion internet avait été coupée alors que la scène était massivement envahie pour protester contre la manière dont les travaux étaient et devaient être menés :

Des bousculades à l'entrée se produisant par ailleurs.

Ce mardi donc la tension n'est pas retombée.

La presse de droite et patronale tente de faire de ces ésaccords un désaccod réduit au choix de la succession de Philippe Martinez.

Mais il s'agit sans doute de bien plus ET du jugement à la fois sur le bilan d'une stratégie adoptée notamment dans les années 90 ET sur les orientations édéfinir pour les années à venir.

 

Voir à cet égard l'analyse de Jean-Pierre Page d'il y a quelques jours :

 

ICI

 

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Par Leïla de Comarmond

Dans les Echos

Publié le 28 mars 2023 à 17:20

La tension n'est pas retombée ce mardi, au congrès de la CGT . La journée avait pourtant démarré par un moment oecuménique s'il en est puisque le millier de militants réuni jusqu'à vendredi à Clermont-Ferrand avait rejoint le matin le défilé contre la réforme des retraites qui démarrait d'une place au nom familier pour les cégétistes : la Place du 1er Mai.

Cela n'a pas suffi à apaiser les esprits, d'autant que ces heures de manifestation ont été prises sur un débat important pour la centrale : celui sur le rapport d'activité portant sur les quatre dernières années. Il n'a permis qu'à 16 délégués de s'exprimer, durant une grosse heure au lieu des deux prévues, suscitant des protestations.

Critiques

Le débat a confirmé l'unité de l'organisation sur la mobilisation sur les retraites. Il n'a en revanche pas forcément été pour autant tourné à l'avantage de Philippe Martinez et de la candidate à sa succession, Marie Buisson. Sa tonalité a été à l'exact inverse de celui du précédent congrès. En 2019, seule une poignée d'interventions avait fustigé une direction confédérale jugée pas assez combative. Cette fois-ci, les critiques ont largement dépassé les soutiens.Le débat a confirmé l'unité de l'organisation sur la mobilisation sur les retraites. Il n'a en revanche pas forcément été pour autant tourné à l'avantage de Philippe Martinez et de la candidate à sa succession, Marie Buisson. Sa tonalité a été à l'exact inverse de celui du précédent congrès. En 2019, seule une poignée d'interventions avait fustigé une direction confédérale jugée pas assez combative. Cette fois-ci, les critiques ont largement dépassé les soutiens.

Les déclarations du matin de Philippe Martinez soutenant la proposition de l'intersyndicale de demander une « médiation » sur la réforme des retraites a focalisé les critiques comme, encore, l'adhésion au collectif Plus jamais ça avec Greenpeace mais aussi la démarche unitaire résumée à une collaboration avec la CFDT. A chaque fois, était souligné le fait que ces stratégies ont été engagées « sans débat ». « C'est la conséquence de ne pas avoir associé l'organisation aux décisions dans une vision verticale de la direction de la confédération », souligne un militant.

Le rapport d'activité rejeté par 50,32 % des voix

Le fruit d'une stratégie plus offensive des opposants pour avoir le micro ? Sans que le climat soit aussi électrique que la veille , les réactions de la salle ont montré un auditoire plus réceptif aux critiques qu'aux louanges sur le dernier mandat, seul le milieu de la salle, où ont été rassemblés les soutiens de Marie Buisson applaudissant aux interventions en défense de la direction, mais sans pour autant que ce soit à tout rompre.

Le rapport d'activité a été rejeté par 50,32 % des voix. Les résultats du vote du rapport d'activité ont confirmé la division de l'organisation et le fait que les jeux ne sont pas faits pour la succession de Philippe Martinez.

 

Publié dans CGT 53e CONGRES

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